Esther Bick

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Esther Bick
Biographie
Nom de naissance Estera Lifsa Wander
Naissance
à Przemyśl (Pologne)
Décès (à 81 ans)
à Londres
Nationalité(s) Polonaise puis britannique
Thématique
Profession(s) Psychologue et psychiatreVoir et modifier les données sur Wikidata
Approche Psychanalyse
Idées remarquables Protocole d'observation des nourrissons

Esther Bick, née à Przemyśl (Pologne) le et morte le à Londres, est une psychanalyste d'inspiration kleinienne, membre de la Société britannique de psychanalyse et formatrice à la Tavistock Clinic.

Parcours[modifier | modifier le code]

Estera Lifsa Wander est née dans une famille modeste juive orthodoxe[1]. Elle étudie la psychologie à Vienne et soutient une thèse de doctorat en 1935[2]. Elle travaille sous la direction de Charlotte Bühler qui l’initie « à une observation scientifique et quantifiée », orientation dont elle s'éloignera sur le plan théorique et professionnel. Elle épouse un médecin, Philip Bick, avec qui elle quitte l'Autriche au moment de l'Anschluss, puis elle s'installe en Angleterre. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle travaille dans une pouponnière à Manchester, et commence une analyse avec Michael Balint. Elle complète sa formation à Londres, tout en travaillant dans un centre de guidance infantile dans le Middlesex. Elle se forme à la thérapie d'enfants et intègre la Tavistock Clinic en 1949[3], et est chargé par John Bowlby d'un cours destiné aux analystes en formation[4]. C'est durant cette période qu'elle met en place son dispositif d'observation psychanalytique du bébé. Elle entreprend une seconde analyse, avec Melanie Klein.

Travaux scientifiques[modifier | modifier le code]

Esther Bick a peu publié. Il s'agit d'articles, dont plusieurs ont été repris dans l'ouvrage de Meg Harris Williams, en lien avec « l'importance de la peau au cours des relations précoces », travaux repris par exemple par la théorisation du « Moi-Peau » par Didier Anzieu en France, et également sur un « dispositif d'observation des bébés dans une perspective psychanalytique »[4]. Cette méthodologie est toujours appliquée à la Tavistock Clinic. Elle connaît des applications dans d'autres domaines de formation, étudiants en médecine[5] ou enseignants[6] notamment.

Postérité[modifier | modifier le code]

En France, ce dispositif d'observation a été introduit et décrit par Geneviève et Michel Haag, Didier Houzel[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Régine Prat, « Panorama de l’observation du bébé selon la méthode Esther Bick dans les pays francophones ».
  2. Wander, E. Gruppenbildung im zweiten Lebensjahr. Phil. Diss. Wien 1935. Notice Esther Bick, en ligne.
  3. Régine Prat
  4. a, b et c Bernard Golse, « Bick, Esther».
  5. Bernard Golse, « L’observation directe et la formation des étudiants en médecine », p. 279-284, in P. Delion (dir.) : L’observation du bébé selon Esther Bick – Son intérêt dans la pédopsychiatrie aujourd’hui, Erès, Coll. « Mille et un bébés », Ramonville Saint-Agne, 2004.
  6. Philippe Chaussecourte, Claudine Blanchard-Laville, « Observations cliniques des pratiques enseignantes », Perspectives psy, 2000 ; 39 (5), p. 396-402.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Remarques sur l'observation des bébés dans la formation des analystes, Journal de la psychanalyse de l'enfant, p. 14-35, no 12, 1992 « L'observation du bébé ».
  • L'expérience de la peau dans les relations d'objets précoces, trad. G. et M. Haag, in D. Meltzer, Explorations dans le monde de l'autisme, Paris, Payot, 1980, p. 240-244.
  • (en) Further considerations on the functioning of skin in early object relations: findings from infant observation integrated into cild ans adult analysis, Brit.J.Psychother., II, 1986, p. 292-299.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Martha Harris, « L'observation de l'interaction mère-enfant », Nouvelle revue de psychanalyse, 1979.
  • Meg Harris Williams (dir.), Les écrits de Martha Harris et Esther Bick. Collected papers of Martha Harris and Esther Bick, éditions du Hublot, 1998 (ISBN 2912186048)
  • Lisa Miller, Margaret Rustin, Michael Rustin, Judy Shuttleworth, L'Observation attentive des bébés, éditions du Hublot, 2002 (ISBN 291218617X)
  • Andrew Briggs, Un espace pour survivre : l'observation du nourrisson selon Esther Bick ; articles cliniques et derniers développements, éditions du Hublot, 2006 (ISBN 2912186250)
  • Pierre Delion :
    • L'observation directe du bébé selon Esther Bick : son intérêt dans la pédopsychiatrie aujourd'hui, éditions Erès-poche, 2004 (ISBN 2749203538)
    • (sous la dir) La méthode d'observation des bébés selon E. Bick : la formation et les applications préventives et thérapeutiques, Éditeur : Erès, Coll.: La vie de l'enfant, (ISBN 2749209633)
  • Bernard Golse, « Bick, Esther», p. 206-207, in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 1. A/L. Calmann-Lévy, 2002, (ISBN 2-7021-2530-1).
  • Collectif. :L'autonomie des bébés. Colloque sur l'observation du nourrisson selon Esther Bick, éditions Césura, 2000 (ISBN 2905709820)
  • Genviève et Michel Haag (dir.), La méthode d'Esther Bick pour l'observation régulière et prolongée du tout petit au sein de sa famille., Auto-édition, 2002, (ISBN 2951800908)
  • Régine Prat, « Panorama de l’observation du bébé selon la méthode Esther Bick dans les pays francophones », Devenir, 2005/1 (Vol. 17), p. 55-82, article en ligne.
  • Annette Watillon-Naveau, Bébés et parents en détresse chez le psychanalyste., préface de Pierre Delion et postface de Didier Houzel, Erès, coll. « La vie de l'enfant », 2013, (ISBN 274923882X)

Liens externes[modifier | modifier le code]