Esterra

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Esterra
logo de Esterra

Création 21-03-1955
Dates clés 21-03-1955 imatriculation de la société actuelle
Forme juridique SA à conseil d'administration
Direction Stéphane Gorisse
Activité Collecte des déchets non dangereux
Effectif 1 118 en 2017 (effectif moyen annuel)
SIREN 455 501 452

Chiffre d'affaires 82 232 500 euros en 2017
Résultat net -2 231 400 euros en 2017 (perte)

Esterra est une entreprise privée exerçant dans la collecte et le traitement des déchets. Son siège social se situe à Lezennes (Fort de Lezennes 59260 LEZENNES).

La société privée a un capital de huit millions d’euros, son capital est détenu par Veolia Environnement et le groupe Sita France (Suez environnement)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La société est issue de la société familiale TRU créée en 1904 à qui la ville de Lille concède la collecte des ordures ménagères.

En 1940, la société devient la SARL Traitement des résidus urbains. En 1967, alors que se crée la Communauté urbaine de Lille (CUDL), la Compagnie Générale des Eaux (Veolia Environnement aujourd'hui) et la Lyonnaise des Eaux (Suez aujourd'hui) entrent à parts égales dans le capital de la société. En 2001, la TRU devient Esterra.

Le 1er janvier 2000, la société remporte l'appel d'offres pour la collecte de toute la Communauté urbaine de Lille[2].

Affaire de mai-juin 2006[modifier | modifier le code]

Deux salariés d'Esterra qui considèrent avoir été licenciés abusivement (l'un pour la perte d'une clé d'un véhicule qu'il a retrouvé quelques jours après et l'autre pour une altercation avec son supérieur hiérarchique[3]) décident le 2 mai 2006 d'entamer une grève de la faim (accompagnés par un troisième salarié en solidarité, qui sur leur demande suspend sa grève de la faim quelque temps après)[4].

Ces deux salariés, comme celui qui les a accompagné dans leur grève au début, étaient membres du syndicat SGAD.

Selon les salariés licenciés, ces motifs de licenciements n'étaient que des prétextes pour diminuer la masse salariale, de plus ils estimaient que cela s'inscrivait dans une démarche de répression antisyndicale contre le SGAD.

Un comité de soutien se mit très vite en place pour les aider dans leur lutte[5].

Ils reçurent notamment le soutien des étudiants de la métropole[6], l'Union syndicale Solidaires, du Comité des sans-papiers (CSP 59) et de la ligue des droits de l'homme[7]. Ils reçurent aussi le soutien du PCF, des Verts et de la LCR.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]