Essoyes

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Essoyes
Essoyes et son pont sur l'Ource.
Essoyes et son pont sur l'Ource.
Blason de Essoyes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Canton Bar-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes de l'Arce et de l'Ource
Maire
Mandat
Alain Cintrat
2014-2020
Code postal 10360
Code commune 10141
Démographie
Gentilé Essoyens
Population
municipale
755 hab. (2014)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 30″ nord, 4° 32′ 07″ est
Altitude Min. 175 m – Max. 337 m
Superficie 35,57 km2
Localisation

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Liens
Site web essoyes.fr

Essoyes est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Essoyes est un village de Champagne à 50 kilomètres au sud de Troyes. Il se blottit au bord d'un affluent de la Seine, l’Ource.

Ancien chef-lieu de canton, Essoyes est situé au centre de la côte des Bar à la limite de la Champagne et de la Bourgogne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L’Abbé Petel, né à Essoyes, a retracé l’histoire du village dans deux volumes écrits en 1895.

Assis sur la rivière « Ource », Essoye (l’adjonction d’un « s » superflu mais « faisant plus riche » est récente) est habité depuis l’époque Celtique pour le moins. Au XIe siècle seulement, on trouve des traces écrites sur le village. L’Abbaye de Molesme était solidement implantée à Essoyes. La seigneurie d’Essoyes, bien située entre Molesme et Clairvaux a été la propriété de la famille Sommièvre jusqu’à la Révolution.

Au centre du bourg se dressait l’ancienne église romane Saint-Rémi qui comptait parmi les édifices romans les plus remarquables de l’Aube. Elle fut détruite en 1855. Une souscription permit de la remplacer par l’église actuelle consacrée en 1865. On peut y remarquer des vitraux et l’orgue (classé monument historique), dons de la famille Hériot.

Plusieurs moulins étaient installés sur l’Ource. Au milieu du XVIIe siècle, la fabrication du papier constituait une activité relativement importante qui cessa à la fin du XVIIIe siècle.

Un incendie ravagea Essoyes le . Seules les quelques maisons construites en pierre furent épargnées. À cette époque, les constructions dans leur majorité, étaient faites de bois et de torchis et couvertes de chaumes. Essoyes ne comporte qu’un seul écart: Servigny à 2 km du. Ancienne seigneurie et grosse propriété d’environ 60 hectares, Servigny devint la propriété de la ville de Troyes en 1894. (Troyes manquait d’eau et a alors capté les généreuses sources qui jaillissaient à cet endroit). Aujourd’hui encore, la ville de Troyes est alimentée en grande partie par ces captages. En 1941, Troyes installa une colonie de vacances à Servigny. Sur le territoire de Servigny a été édifié au XIIe siècle une chapelle dédiée à Saint-Bernard. Elle est aujourd’hui classée monument historique. Bernard, fondateur de l’Abbaye de Clairvaux, aimait s’y reposer et s’y ressourcer au cours de ses déplacements entre les Abbayes de Molesme et de Clairvaux.

La Révolution française fit d’Essoyes un chef-lieu de canton du district de Bar-sur-Seine. De l’an VIII à 1926, la commune a fait partie de l’ancien arrondissement de Bar sur Seine. En 1926, le canton d’Essoyes a été réuni à l’arrondissement de Troyes.

L’ancien Château, acheté et agrandi par Olympe Hériot à la fin du XIXe siècle, a été racheté par la commune en 1936. Dans la partie gauche a été installée l’école ; dans la partie droite la perception.

L’ancienne école Darras devenue établissement privé au début du XXe siècle sera transformée en presbytère dans les années 1920. Elle abrite depuis la Bibliothèque - Médiathèque intercommunale et la Maison pour Tous (MPT).

Le peintre Auguste Renoir y a été enterré en 1919[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 mars 2001 Yann Gaillard UMP Inspecteur général des finances, sénateur
mars 2001 en cours Alain Cintrat LR Retraité

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 755 habitants, en augmentation de 8,95 % par rapport à 2009 (Aube : 1,56 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 435 1 650 1 690 1 574 1 719 1 763 1 727 1 754 1 806
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 635 1 761 1 693 1 596 1 533 1 514 1 564 1 575 1 498
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 444 1 392 1 116 919 925 863 854 899 792
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
820 741 720 679 685 650 685 745 755
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Rémy.
L'atelier de Renoir.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Essoyes.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : tiercé en fasce : au 1) d’azur à l’oie d’argent, becquée de gueules sur un mont de sinople, au 2) losangé d’or et de sable, au 3) d’or aux trois pals de sable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]