Espirat

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Espirat
L'entrée du vieux village d'Espirat.
L'entrée du vieux village d'Espirat.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-Ferrand
Canton Billom
Intercommunalité Billom Communauté
Maire
Mandat
Jean-François Veyrières
2014-2020
Code postal 63160
Code commune 63154
Démographie
Population
municipale
352 hab. (2014)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 04″ nord, 3° 20′ 12″ est
Altitude Min. 327 m – Max. 363 m
Superficie 4,32 km2
Localisation

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Espirat est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Ses habitants sont appelés les Piradaires.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Espirat se trouve au cœur de la Limagne, dans une région parfois surnommée la Toscane auvergnate en raison des champs (principalement d'ail) ponctués de buttes et de coteaux (autrefois couverts de vignes et de vergers).

Six communes sont limitrophes[1] :

Communes limitrophes d’Espirat
Vassel, Bouzel Moissat
Chas Espirat Reignat
Billom

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route départementale 81, reliant Chas à l'ouest et Reignat à l'est. À l'ouest de la commune, la D 997 permet de rejoindre Vertaizon ou Billom[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Espirat (autrefois Spiracum), comme de nombreux villages de la Limagne (Reignat, Chas…), possède un fort villageois (quartier fortifié).

Aux XIVe et XVe siècles, face à l'insécurité de l'époque (guerre de Cent Ans et rivalités seigneuriales avec Reignat), les communautés villageoises organisèrent leur propre défense. Le déclin du pouvoir féodal ne leur garantissait plus la protection autrefois assurée par le seigneur.

Cette enceinte, construite au centre du village (autour de l'église), est composée d'un noyau aux maisons serrées. La paix revenue, le fort perdit sa vocation défensive, et les maisons (on parle également de loges) sont encore aujourd'hui utilisées comme greniers, pour y stocker grain, vin ou ail rose (« Avec l’ail d’Espirat, longtemps tu vivras ! »).

L'église d'Espirat fut donnée, en 978, par Amblard, archevêque de Lyon, à l'abbaye de Cluny. Le château appartenait en 1419[2] à Jean Saume (seigneur de Châteauneuf et d'Espirat), qui le transmet à sa fille Marie qui fut mariée avec Jean Gouges (†1402), et en 1421, Espirat devient propriété de la puissante famille des Montmorin-Saint-Herem, dot de l'union de Jacques avec jeanne Gouges[3]. Puis par mariage à Jean d'Estaing (marquis de Saillans) en 1642, et un autre en 1672 avec Jean de Beaufort-Canillac-Montboissier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Daniel Rousselot   Agriculteur
mars 2008 en cours
(au 9 avril 2014)
Jean-François Veyrières[4]   Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 352 habitants, en augmentation de 7,65 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : 2,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
343 1 147 1 087 1 172 1 182 1 144 1 100 1 123 1 105
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 051 1 026 1 037 1 010 463 450 441 449 423
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
403 400 368 306 286 268 268 233 240
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
245 282 300 293 238 242 315 324 352
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale dédiée à saint Julien d'Antioche : chœur roman, nef du XVe siècle. cette chapelle dépendait du château. Les colonnes sont couronnées de chapiteaux très-bien sculptés le portail est remarquable. Le clocher, qui était très-beau a été démoli en 1793 il n'en reste que la base.
  • Le donjon « à cinq côtés » et son escalier en hélice du XVe siècle.
  • Donjon de l'ancien village.
    L'église et une partie du village sont en pierre d’arkose.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte d'Espirat sur le site Géoportail de l'IGN (consulté le 29 octobre 2016).
  2. Tablettes historiques de l'Auvergne Par Jean-Baptiste Bouillet, vol. 6, 1845. (note 1 p. 508)
  3. Pierre Cubizolles, Auzon : ville royale fortifiée : une des treize « bonnes villes » d'Auvergne (lire en ligne), p. 225.
  4. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le 22 juin 2014).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .