Espérance de vie en bonne santé

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L'espérance de vie en santé ou en bonne santé (EVBS) ou Healthy Life Years (HLY, ou « années de vie en bonne santé ») est « le nombre moyen d'années de bonne santé que l'on peut espérer vivre au sein de l'espérance de vie (EV) dans les conditions médicales, sociales et sanitaires du moment ». C'est un indicateur actuellement difficile à évaluer, et donc souvent remplacé par celui de l' espérance de vie sans incapacité (EVSI), un indicateur sanitaire et démographique structurel recommandé par l'Union européenne. La valeur de cet indicateur dépend de la fiabilité statistique des données médicales d'incapacité (handicap physique ou mental, réversible ou non selon les cas)[1].

Nombre d'années de vie en bonne santé par rapport à l'espérance de vie (pour les hommes) en Europe en 2009 selon le pays. C'est en Suède que les hommes vivent le plus longtemps en bonne santé.

On parle souvent d'EVSI à la naissance et d'EVSI à 65 ans[1].
En France l'EVSI a été publié pour la première fois en 1986, rétrospectivement calculé pour l'année 1982.

Cet indicateur fait partie de la famille des « espérances de santé », et plus précisément des espérances de vie sans incapacité (permanentes ou temporaires[2], c'est à dire « sans être limitée dans ses activités quotidiennes »).

Cet indice a progressé en France en 2017 à 64,9 ans pour les femmes, tandis qu'il reculait légèrement à 62,6 ans pour les hommes(selon la Drees). Il traduit le nombre d'années que l'on peut espérer vivre en bonne santé ou en étant bien soigné, c'est à dire « sans incapacité au sein de l'espérance de vie ». Il est à noter qu'en Europe et Amérique du nord il n'y a pas de lien direct et général entre incapacité et espérance de vie ; ainsi bien que mesurant l'incapacité de différente manières, toutes les études montrent que les femmes développent plus d'incapacité que les hommes, mais qu'elles vivent néanmoins plus âgées [3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XXème siècle et depuis les succès de l'hygiénisme, l’espérance de vie a longtemps été considérée comme le meilleur indicateur d’efficacité des politiques de santé et de développement, mais il est apparu que les progrès de la médecine (voire parfois l’acharnement thérapeutique pouvait aussi allonger la vie, tout en dégradant la qualité de vie et être source de biais d'interprétation.

L'espérance de vie en bonne santé apparait alors être un indicateur plus pertinent, mais il est cependant très difficile à évaluer.

L'espérance de vie sans handicap physique ou mental, sans restrictions de déplacement ni d'activité est un indicateur qui a alors été développé et qui est de plus en plus utilisé. L'EVSI a été proposé par D.F Sullivan au début des années 70[4] à partir du constat qu'il avait fait dans les années 1960 de l'imprécision de certains critères d'évaluation de la santé publique[5], notamment concernant la bonne prise en compte des situations individuelles d'incapacité[6]. Au milieu des années 1970, cet indicateur a été recommandé par l'OCDE parmi les indicateurs sociaux et de santé à retenir[7],[8].

Cet indicateur présente aussi un intérêt prospectif pour l'organisation des systèmes de santé, et pour évaluer la soutenabilité du développement. Il est cependant resté longtemps inutilisé[9],[10], en raison notamment d'un manque de fiabilité des données statistiques quantitative et qualitative disponibles sur le handicap et l'incapacité[11].

A partir des années 1980 dans les pays riches, l'amélioration de la statistique de santé publique (notamment permise par les progrès de la définition des maladies et d'une classification Internationale des Handicaps [Déficiences, Incapacités, Désavantages] réalisée[12],[13] sous l'égide de l'OMS) a permis de mieux prendre en compte et mesurer le handicap et les incapacités dans les enquêtes nationales de santé, et par suite de calculer cet indice, en France à l'INSERM (au sein Unité de recherches 164, sur l'évaluation de l'état de santé et des systèmes de soins et de prévention)[14],[15] et aux Etats-Unis[16] puis dans de nombreux autres pays, permettant peu à peu des comparaisons de pays à pays ou inter-régionales. Au milieu des années 1980, les experts rappelaient qu'il ne faut pas confondre durée de vie et qualité de vie[17], et estimaient toutefois qu'il fallait encore significativement améliorer la mesure de l'incapacité pour rendre cet indicateur plus précis [18],[19],[20],[21],[22],[23].

Avantages et inconvénients de l'indicateur EVSI[modifier | modifier le code]

Avantages de l'indicateur[modifier | modifier le code]

Cet indicateur de santé (sanométrie) présente l'avantage d'être synthétique, accordé à l'indice d'espérance de vie et d'éclairer sur la qualité de vie [1]. Les indicateurs d' espérances de santé ont été développées « pour apprécier l'évolution de la qualité de la vie »[1] pour répondre à la question : « Vit-on plus longtemps mais aussi plus longtemps en bonne santé ? », question par exemple posée en 1980 par JF Fries[24] et par M Kramer [25].

Il permet de « mesurer l'évolution des conditions sanitaires du moment au cours du temps et de préciser les inégalités de santé entre les différents groupes (sexe, région, CSP etc.) » [1]. Les « espérances de santé » permettent en effet d'ajouter une dimension de qualité de vie au nombre d'années vécues.
On peut mesurer l'évolution de cet indicateur dans le temps, mais aussi comparer la situation des pays ou celle de groupes au sein d'une population (selon le sexe par exemple).

Alors que l'OMS proposait de mesurer les conséquences des maladies à l'aide de 5 dimensions dires « rôles de survie » : 1) mobilité physique, 2) indépendance physique, 3) occupations, 4) intégration sociale et suffisance économique[26], cet indicateur a apporté un jugement qualitatif sur les capacités fonctionnelles (ou inversement sur le degré d'invalidité) des individus, ce qui peut aussi grandement aider à quantifier les besoins de santé et la nature de ces besoins pour mieux planifier l'évolution et le développement des services de santé[27].

Inconvénients ou limites de l'indicateur[modifier | modifier le code]

Il dépend fortement de la précision de l'indicateur synthétique d'incapacité, par exemple calculé sur la base de l'évaluation de la mobilité et des capacités physiques (locomotion, agilité, préhension...), de l'indépendance physique et du dégradé d'occupation d'une personne, sur la base d'un indicateur de confinement (au domicile ou dans une institution de soins), de dépendance/autonomie et de restriction des occupations.

À cause des méthodes de calcul utilisées, il a comme inconvénient (ainsi que l'espérance de vie du moment) de ne pas s'appliquer à des individu en particulier, ni à une génération mais à un groupe d'individus (qui connaîtraient successivement aux différents âges de leur vie, la mortalité et les incapacités des différentes générations présentes une année donnée) [1]. Le calcul de l'EVSI se fait « à partir de la totalité des survivants », or en réalité, dans chaque génération l'espérance de vie des sujets âgés - par exemple de 65 ans lors d'une année donnée - sera sûrement supérieure à la valeur calculée pour cette année. Ceux qui sont déjà en institution ou en incapacité permanente à 65 ans cette même année ont une EVSI nulle ou quasi nulle, alors que leurs homologues survivant au même âge (65 ans) sans incapacité ont sûrement une EVSI réelle plus grande [1].
« L'EVSI ne résume que les conditions de morbidité et de mortalité à un moment donné, une année donnée » [1].
A ses débuts l'indice ne distinguait pas ou mal les handicaps temporaires ou permanents. Des arrêts de travail pour soins aux enfants ou à des proches malades, pour grossesse ne sont pas des handicaps physiques ou mentaux personnels mais peuvent être des sources de confusion. Les incapacités liées aux grossesses influent considérablement sur les courbes d'incapacité des femmes comparées à celles des hommes entre 20 et 50 ans.

Relativité de l'indicateur et et contexte d'utilisation[modifier | modifier le code]

Il y a autant d'« espérances de santé » que de dimensions de la santé, dont l'« incapacité » qui permet de mesurer les difficultés et les limitations rencontrées dans les activités du quotidien (au travail, au domicile, pour les soins personnels) à cause d'un problème de santé.
Par exemple l'indicateur européen HLY décompte les années de vie avec et sans « limitations dans les activités usuelles ».

Une pathologie peut être invalidante, puis être traitée de manière à supprimer les incapacités, sans que la personne en soit vraiment guérie, c'est le cas par exemple du Sida autrefois fortement invalidant puis mortel, aujourd'hui traité par une trithérapie. Le patient vit alors sans invalidité, mais sans être pour autant vraiment guéri et donc en "bonne santé".

De même une pathologie légèrement invalidante peut ne pas nuire à la vie courante dans un pays riche où des moyens de la compenser sont facilement accessible, et fortement réduire l'indépendance d'une personne dans une région isolée ou dans un pays pauvre.

Cet indicateur quand il est différentié selon les secteurs économiques ou de la société apporte aussi des informations sur les inégalités de santé, avec par exemple la « double peine » des ouvriers : plus d’années d’incapacité au sein d’une vie plus courte. [28]

Alternative au calcul de l'indicateur[modifier | modifier le code]

Une méthode plus exacte serait de décompter parmi tous les survivants d'une génération ceux qui vivent réellement sans incapacité à chaque âge, méthode proposée par Katz et al. aux Etats-Unis[16], mais cette approche serait très couteuse si appliquée au sein d'une vaste population, et elle nécessite de pouvoir dater les entrées et sorties de périodes d'incapacité, ce qui et en pratique difficile [1], notamment au sein de populations pauvres ou exclues ou chez des personnes âgées qui ne consultent pas ou très tardivement pour des incapacités qu'elles jugent normales et attendues étant donné leur âge [1].

Statistiques par pays[modifier | modifier le code]

Espérance de vie en bonne santé (2008)[29]
Pays Homme Femme
Allemagne 55,8 57,4
Autriche 58 59,5
Danemark 62,3 60,7
Espagne 63,7 63,2
Grèce 65,4 65,8
France 62,4 64,2
Luxembourg 64,8 64,2
Pays-Bas 62,4 59,8
Pologne 58,4 62,6
Portugal 59 62,6
Suède 69,2 68,7
Espérance de vie en bonne santé selon Eurostat [30]
Pays Femmes Hommes
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Allemagne : 54,8 58,3 58,6 57,7 58,1 58,7 58,7 57,9 57,0 56,5 : 54,5 58,7 59 56,3 57,1 57,9 57,9 57,4 57,8 56,4
Espagne 62,7 63,4 63,5 63,2 63,6 62,2 63,9 65,8 65,8 63,9 65,0 62,6 63,3 63,9 63,4 64,1 62,9 64,4 65,4 64,8 64,7 65,0
France 64,3 64,6 64,4 64,4 64,6 63,5 63,5 63,6 63,8 64,4 64,2 61,5 62,3 62,8 62,8 62,7 62,8 61,8 62,7 62,6 63,0 63,4
Italie 71 67,8 64,7 62,5 61,9 62,6 67,3 62,7 61,5 60,9 62,3 68,7 66,6 65,2 63,3 62,9 63,4 : 63,5 62,1 61,8 62,5
Royaume-uni : 65,5 64,9 66 66,3 66,1 65,6 65,2 53,1 54,3 64,2 : 64,2 64,8 64,6 65 65 64,9 65,2 64,6 64,4 63,4
Suède 60,8 63,2 67,5 66,8 69 69,6 71,1 70,2 : 66,0 73,6 62 64,5 67,3 67,7 69,4 70,7 67,0 67,0 : 66,9 73,6

En Europe[modifier | modifier le code]

Sur le continent depuis les années 1980-1990 les EVSI ont globalement augmenté, mais avec des tendances contrastées selon les pays et les indicateurs utilisés, comme l'ont mis en évidence plusieurs études[31],[32],[33],[34]. Dans tous les pays les moyennes nationales ne doivent pas masquer des différences parfois marquées entre hommes et femmes et selon les régions ou les populations (les ouvriers sont par exemples plus à risques que les cadres).

En France[modifier | modifier le code]

La disponibilité des statistique sur l'incapacité s'est en France améliorée dans les années 80, ce qui explique que les premiers calculs de cet indicateur n'ont été fait qu'en 1986, pour l'année 1982, grâce aux résultats d'une enquête nationale sur la santé et les soins médicaux[1], puis à la fin du XXème siècle, l'espérance de vie sans incapacité, telle que suivie par l'INSEE augmente[35]. Pour les hommes alors que lespérance de vie à la naissance était de 70,7 ans, l'espérance de vie sans incapacité était de 61,9 ans. Chez les femmes, l'espérance de vie était de 78,9 ans et l'EVSI de 67,1 ans. En 1982, les années d'incapacité subies à partir de la naissance concernaient essentiellement l'incapacité permanente à domicile et grèvait davantage l'espérance de vie des femmes. L'incapacité temporaire avait un poids comparables chez les deux sexes.

Selon Eurostat, l'espérance de vie sans incapacité a augmenté sur 10 ans en France entre 2004 et 2014, de 61,5 ans à 63,4 ans pour les hommes, et a légèrement diminué pour les femmes : de 64,3 ans à 64,2 ans[30], mais moins vite qu'antérieurement[36]

En 2017 l'espérance de vie en bonne santé s'élève à 64,9 ans pour les femmes[37]. Entre 2016 et 2017, cet indicateur a progressé de 0,8 an (tandis que l’espérance de vie à la naissance est restée stable, atteignant 85,3 ans). L'évolution est très différente pour les hommes ː leur espérance de vie en bonne santé a reculé de 0,1 an pour redescendre à 62,6 ans en 2017 (tandis que leur espérance de vie à la naissance passait de 79,3 ans en 2016 à 79,5 ans en 2017). L'espérance de vie en bonne santé reste en France dans la moyenne des pays européens mais en 2016, les hommes se situaient sous cette moyenne (qui est de 63,5 ans) alors que les femmes étaient au dessus (64,2 ans).

De 1990 à 2010 environ, l'espérance de vie sans dépendance augmente, mais l'espérance de vie « sans limitations fonctionnelles » a tendance à stagner xxxx et a même parfois temporairement légèrement diminué (par exemple de 2008 à 2010, période de la crise de 2008), avec de nettes différences selon le sexe. Ce phénomène pourrait être expliqué par une plus grande survie des personnes qui autrefois seraient mortes, qui ont survécu (par exemple face au sida ou au cancer) mais en vivant avec la maladie ou certaines séquelles fonctionnelles xxxx. Il se peut aussi qu'un nombre accru de personne se perçoive comme ayant un état de santé fonctionnel plus dégradé, ou qu'il y ait une réelle dégradation, ce qui ne peut être vérifié que par des études plus poussées xxxxx.

en termes d'évolution au cours du temps, la mise en commun de diverses sources de données indiquait une tendance à la hausse de l'EV sans "dépendance" au cours des 20 dernières années, accompagnée d’une stagnation de l'EV sans limitation fonctionnelle. Autrement dit, les années de vie additionnelles sur ces deux décennies se sont accompagnées de troubles fonctionnels mais pas nécessairement de situation de dépendance.

La notion de santé étant complexe et multiple (Santé physique, mentale, affective, sensorielles, cognitives, sexuelle...), les critères de calcul de l'espérance de vie en bonne santé sont plus difficiles à mesurer de façon constante dans le temps, que ceux de l'espérance de vie sans incapacité ou de l'espérance de vie. Ainsi selon l'Inserm : "Il est probable que les gens, mieux informés aujourd’hui au sujet de leur état de santé réel, signalent davantage de problèmes de santé chroniques et à des stades plus précoces."[38]. L'espérance de vie en bonne santé ou sans incapacités pourrait donc être affectée négativement par un dépistage plus fréquent et plus précoce des maladies, et positivement par les progrès de la médecine qui permettent par exemple de vivre sans incapacités avec le sida ou d'autres maladies chroniques autrefois mortelles ou source d'incapacité. Démographes et épidémiologistes cherchent depuis plusieurs décennies à mieux mesurer les limitations fonctionnelles physiques, sensorielles et cognitives, et les restrictions aux activités normale de la vie courante, au sein de la population générale ou de sous-groupes particuliers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j et k Robine J.M, Colvez A, Bucquet D, Hatton F, Morel B & Lelaidier S (1986) L'espérance de vie sans incapacité en France en 1982. Population (french edition), 1025-1042.
  2. L'OMS a proposé un indicateur Espérance de vie corrigée de l'incapacité et l'OCDE a recommandé de prendre aussi de mieux prendre en compte les incapacités temporaires qui dégradent la qualité de la vie et ont chez les travailleurs une incidence importante sur l'Economie
  3. Robine J.M & Colvez A (1984) Espérance de vie sans incapacité et ses composantes : de nouveaux indicateurs pour mesurer la santé et les besoins de la population. Population (édition en français), (voir p 41 sur 27-45)
  4. Sullivan D.F (1971) «A simple Index of Mortality and Morbidity». HSMHA Health reports, avril, vol. 86, 347-354
  5. Sullivan D.F (1966) "Conceptual Problems in Developing an Index of Health». Vital and Health Statistics, NCHS, number 17,, série 2, 35 p.
  6. Sullivan D.F (1971) Disability components for an index of Health. Vital and Health Statistics, NCHS, série 2, n°42, 35 p.
  7. Jazairi N.T (1976) Approches to the development of health indicators. Paris, OCDE, Social Indicators Programme, 66 p.
  8. OCDE (1976) Measuring Social Well-Being : A progress Report on the development of Social Indicators, Paris, O.E.C.D, 210 p.
  9. Council of National living Tokyo (1974) Social Indicators of Japan ; Research Comittee
  10. Washington DC, US Department of Health (1969) Toward a Social Report. Education and Welfare, 101 p.
  11. Robine J.M (1982) La Mesure des Incapacités. Une approche de l'état fonctionnel de la population. Mémoire d'Economie appliquée |INSERM, U164| 75 p.
  12. Wood Ph (1980) « Comment mesurer les conséquences des maladies chroniques » OMS, 34 : 400-405
  13. OMS (1980) International Classification of Impairments, Disabilities and Handicap. Genève — Version française C.I.H. : Déficience, Incapacité et Désavantage INSERM/Le Vésinet.
  14. Colvez A, Robině J.M (1983) « L'espérance de vie sans incapacité à 65 ans, outil d'évolution en santé publique ». In VII colloque national de démographie. Les âges de la vie, INED. Cahier 102, 103-108
  15. Robině J.M, Colvez A (1984) « Espérance de vie sans incapacité et ses composantes : de nouveaux indicateurs pour mesurer la santé ». Population, 1, 27-46.
  16. a et b Katz S, Branch L.G, Branson M.H & al. (1983) "Active life expectancy". The New England J. of Medicine, vol. 309, n°20, 1 218-1 224.
  17. Dillard S (1983) — Durée ou qualité de la vie ? CASF — Québec, Ed. officielle du Québec, 70 p.
  18. Colvez A (1979) Quatre documents sur l'introduction de nouveaux indicateurs de santé pour la planification. M.A.S. Service des études épidémiologiques. Québec, doc. ronéo 111p.
  19. Colvez A & Blanchet M (1981) "Disability Trends in the United States Population 1966-76, Analysis of Reported Causes". American Journal of Public Health, 71 : 466-71.
  20. Colvez A & Blanchet M (1983) "Potential gains in life expectancy free of disability : a tool for health planning". Int. J. of Epidemiol., 12, 2, 224-229
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  23. Wilkins R. & Adams O.B (1983) Healthfulness of life. The Institute of Research on Public Policy. Montreal.
  24. Fries J.F., (1980), « Aging, natural death, and the compression of morbidity », N Engl J Med, vol. 303, n° 3, p. 130-135.
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  27. Robine J.M & Colvez A (1984) Espérance de vie sans incapacité et ses composantes : de nouveaux indicateurs pour mesurer la santé et les besoins de la population. Population (édition en français), (voir p 28 sur 27-45)
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  30. a et b « Eurostat : Healthy Life Years (from 2004 onwards) », sur http://ec.europa.eu/eurostat, (consulté le 10 novembre 2016)
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  36. Sieurin A, Cambois E & Robine J.M (2011) Les espérances de vie sans incapacité en France: une tendance récente moins favorable que dans le passé. Ined.
  37. « Les femmes vivent neuf mois de plus en bonne santé en 2017 », sur drees.solidarites-sante.gouv.fr,
  38. Inserm, « Espérance de vie en bonne santé : dernières tendances », sur www.inserm.fr, (consulté le 10 novembre 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]