Escragnolles

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Escragnolles
Vue sur l'église d'Escragnolles depuis la route Napoléon.
Vue sur l'église d'Escragnolles depuis la route Napoléon.
Blason de Escragnolles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Grasse-1
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Grasse
Maire
Mandat
Henri Chiris
2014-2020
Code postal 06460
Code commune 06058
Démographie
Gentilé Escragnollois
Population
municipale
616 hab. (2014)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 54″ nord, 6° 47′ 02″ est
Altitude Min. 400 m – Max. 1 644 m
Superficie 25,48 km2
Localisation

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Escragnolles est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le Tresor dóu Felibrige de Frédéric Mistral donne les formes Escragnolo et Escregnoro comme toponymes. Ses habitants sont appelés les Escragnollois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Escragnolles est un village des Préalpes grassoises situé à la lisière du département du Var. Il est traversé par la D 6085 (ancienne N85 ou route Napoléon).

La commune est située dans l’arrière pays Grassois et elle comporte douze hameaux[1] :

  • Le Logis,
  • Les Amphons,
  • Bail, La Bastide,
  • Le Cabanon,
  • Le Château,
  • Clars,
  • La Colette,
  • Les Gallants,
  • Les Gras,
  • Les Mourlans,
  • Saint Pons.

Elle est desservie par la ligne LER 31 qui relie Nice à Grenoble, ainsi que par plusieurs lignes du réseau Sillages :

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

  • La Siagne, ou Grande Siagne, naît dans l'Audibergue, son cours initial est le plus souvent asséché. Elle prend toute sa puissance après la source vauclusienne du Garbo[3].
  • La Siagne de la Pare ou d'Escragnolles, y prend sa source. Sur la carte des frontières de l'est (1776), son cours initial s'appelait la rivière des 'eaux nègres'. L'exsurgence (source vauclusienne) de la Pare a été achetée 20 000 francs or par le Syndicat intercommunal des Cinq-Communes. Avec l'exsurgence du Garbo, elle draine le karst de l'Audibergue.
  • Elle rejoint la Siagne après un parcours très encaissé qui fait la joie des adeptes du canyoning.
  • Le canal de Belletrud (1931) a sa prise dans la grotte de la Pare. Pour se rendre à Saint-Cézaire-sur-Siagne, il domine les vallées de la Siagne d'Escragnolles puis de la grande Siagne, qu'il enjambe au bois des Malines, croise le canal de la Siagne avant d'entamer un long passage souterrain pour réapparaître au virage de Mauvans.

Il est possible mais dangereux de randonner le long de ce canal, en empruntant parfois les tunnels de franchissement d'obstacles du canal (qui ont été creusés sans engins motorisés, à la main et aux explosifs !). Ce canal alimente les communes de Saint-Cézaire-sur-Siagne, Le Tignet, Spéracèdes, Cabris et Peymeinade.

  • Les grottes et abris sous roche :
    • Grotte des Gours ou grotte Gras ;
    • Grotte de Saint-Martin ou Baumas du Baïl : 8 au total.

Histoire[modifier | modifier le code]

Escragnolles fin XVIIIe.

Raymond Requistoni (?-av.1309) fut seigneur de Escragnolles. Il s'allia à Cécile Cays, fille de Bérenger Cays, coseigneur de Peillon et du Touët[4]. Le seigneur de Escragnolles, Raymond Requistoni, eut de son vivant un homonyme qui fut chevalier et seigneur du Val d'Ampus.

  • À la suite de la peste de 1420, la population du village fut anéantie, et, pour le repeupler, il fallut faire appel à des habitants de la région proche ou de l'arrière pays de Gênes, les Figouns [5], grands mangeurs de figues et parlant le figoun.
  • Escragnolles fin XVIIIe

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Escragnolles 06.svg

La commune d'Escragnolles porte[6] :

D'or, à un sautoir de sinople, accompagné en chef d’un roc d’échiquier, du même.
Les armes d'Escragnolles sont celles de la famille de Robert qui possédait cette seigneurie (Armorial des communes de Provence, Louis de Bresc)[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Francis Galliano    
mars 2008 mars 2014 Jacques Ballestra[8]    
2014 en cours Simone Chiris SE Retraitée de l'enseignement

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 616 habitants, en augmentation de 7,88 % par rapport à 2009 (Alpes-Maritimes : 0,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
346 350 279 363 402 420 408 431 413
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
392 410 411 421 355 310 281 277 264
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
282 248 249 163 150 172 130 115 118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
117 119 110 193 326 384 491 596 616
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[13] :

  • total des produits de fonctionnement : 508 000 €, soit 815 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 515 000 €, soit 827 € par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 175 000 €, soit 281 € par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 164 000 €, soit 263 € par habitant ;
  • endettement : 262 000 €, soit 421 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 10,00 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 11,04 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 101,66 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Habitats fortifiés, enceintes, oppidum, castellaras[modifier | modifier le code]

Les points fortifiés sont très nombreux, toujours en vue les uns des autres autour d'un habitat fortifié plus important et mieux défendu[14],[15],[16],[17].

  • Oppidum de Conrouan
  • La Bastide,
  • Bois de Briasc,
  • Camp des listes,
  • Le Castellas[18],
  • Le Cavallet,
  • du Château ou Cogolin),
  • Collet des Pins de Rouyère,
  • La Colette (ou des Claps),
  • Conrouan (ou Camp Rouman, ou Moujoun,
  • La Grangasse,
  • Josepin,
  • Poste avancé des Rouguières,
  • Le Raïs, (ou Ray, ou Galants,
  • Les Rouguières.

Tumulus, Dolmens (Néolithique, Calcholithique)[modifier | modifier le code]

Dolmen des Claps.
  • Dolmen des Claps[19],
  • Tumulus de la Colette[20],
  • Tombe en blocs de la Colette.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Construite au XVIe siècle et remaniée au XVIIIe siècle[21].

L'église Saint-Pons[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pons, appelée à tort chapelle Saint-Pons[22].

La chapelle du cimetière[modifier | modifier le code]

Petite chapelle du cimetière[23].

La chapelle Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Nombreux fossiles sur place[24].

Enclos-apier du château[modifier | modifier le code]

La Route Napoléon[modifier | modifier le code]

Les baumes du Baïl (hameau)[modifier | modifier le code]

  • sous la nouvelle route Napoléon, au-dessus de la vraie route Napoléon

La Baumon du Duc ou grotte de Saint-Martin (Néolithique final)[modifier | modifier le code]

  • Une des huit grottes dites de Saint-Martin ou Baumas de Baïl[25]. Ces cavités ont été découvertes et partiellement fouillées par Casimir Bottin, Émile Rivière et Marcellin Chiris entre 1878 et 1880[26]

Monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts sur la place, près de la Mairie[27],[28].
  • Plaque commémorative à François Mireur. Le nom de François Mireur est gravé sur l’Arc de Triomphe à Paris.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Fête annuelle aux ânes. La Fête aux ânes se déroule tous les ans le dernier dimanche de juin[29].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les douze hameaux de la commune
  2. Horaires de la ligne Sillages à la demande no 400
  3. Cours d'eau sur la commune ou à son aval
  4. Venturini, Evolution, t.I, p. 178
  5. Toso F. : Da Monaco a Gibralterra : storia, lingua e cultura di villagi e citta-satto génovesi verso occidente, Toso, Le Mani Ed., Genova, 2004 (ISBN 88-8012-282-7)
  6. Les Monts d'azur : Escragnolles, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  7. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, Éditions Bachelin-Deflorenne, Paris, 1866, sur le site de Google books.
  8. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Les comptes de la commune
  14. Guébhard A. : Essai d'inventaire des enceintes préhistoriques (castelars), Le Mans, 1906
  15. Brétaudeau G. : Les enceintes des Alpes-Maritimes, IPAAM, Nice , 1996 (ISBN 2-9508373-1-X)
  16. Gazeenbek M. : Enceintes et habitats fortifiés des Alpes-Maritimes, Musée d'Art et d Histoire de Provence, Grasse, 2004, (ISBN 2-904110-37-2)
  17. Bottin C.: Notes sur quelques monuments préhistoriques des Alpes-Maritimes, Ann. Soc. lett., Sc., et Arts des A.M., 1882-VIII, p. 155-176.
  18. Le Castellas de Saint-Martin
  19. « Dolmen des Claps », notice no PA00080719, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Tumulus de la Colette
  21. L’église Saint-Martin
  22. L'église Saint-Pons
  23. Chapelle du cimetière
  24. La chapelle Saint Martin
  25. Détails La Baumon du Duc ou grotte Saint-Martin
  26. Del Fabbro Laurent, « La Baumon du Duc ou grotte Saint-Martin (Escragnolles, Alpes-Maritimes) », Bull. no 10 GRHP
  27. Monument aux morts
  28. Monument aux morts : Conflits commémorés 1914-18
  29. Date de la fête des ânes sur Nice-Matin