Escoussans

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Escoussans
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Canton L'Entre-deux-Mers
Intercommunalité Communauté de communes du Targonnais
Maire
Mandat
Jean-Jacques Chatelier
2015-2020
Code postal 33760
Code commune 33156
Démographie
Gentilé Escoussanais
Population
municipale
334 hab. (2014 en augmentation de 18,02 % par rapport à 2009)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 06″ nord, 0° 15′ 55″ ouest
Altitude Min. 23 m
Max. 97 m
Superficie 5,11 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-escoussans.jimdo.com/

Escoussans est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du bourg d'Escoussans (photo de Jean Carrier).

Vignes, bois, vallons et ruisseau composent les paysages de cette localité typique de l'Entre-deux-Mers. Escoussans se trouve sur un plateau incliné d'ouest en est, avec un faible dénivelé estimé à 73 m, ce qui crée des paysages vallonnés favorables à l'exposition des vignobles.
La côte d'altitude la plus significative est au nord-est, au lieu-dit Pasquet qui culmine à 96 m. Le point le plus bas est situé au moulin de Laubès à 23 m d'altitude, en fond de vallée.
Le bourg se trouve, quant à lui, à une altitude de 45 m[1].

La commune est située à 36 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 20 km au nord de Langon, chef-lieu d'arrondissement et à 7 km au sud de Targon, ancien chef-lieu de canton[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Ladaux au nord-nord-est sur à peine 50 mètres, Arbis à l'est, Omet au sud également sur à peine 50 mètres, Laroque au sud-sud-ouest sur moins de 500 mètres, Rions au sud-ouest et Soulignac à l'ouest.

Communes limitrophes d’Escoussans[3]
Ladaux
Soulignac Escoussans[3] Arbis
Rions

Laroque


Omet

Communications et transports[modifier | modifier le code]

Les principales voies de communication routière traversant le village sont :

L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est l'échangeur no 2 de Podensac qui se situe à 13 km vers le sud-ouest.
L'accès no 1 de Bazas à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 34 km vers le sud.
L'accès le plus proche à l'autoroute A89 (Bordeaux-Lyon) est celui de l'échangeur autoroutier avec la route nationale 89, accès no 9, qui se situe à 27 km vers le nord.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 9,5 km par la route vers le sud-ouest, de Cérons sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Aquitaine. Sur la même ligne mais offrant plus d'opportunités de liaisons, la gare de Langon se situe à 20 km par la route vers le sud.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne les origines du nom de la commune, plusieurs hypothèses ont été avancées :

  • le nom d'un homme, Scottius (ou Scotius), associé au suffixe latin -anu(m), signale une fondation gallo-romaine attestée par l'archéologie ;
  • durant l'occupation des Wisigoths en Aquitaine, en 418, le nom d'un homme, Scuzzeo, suivi du suffixe germanique -ing, serait devenu Escoussans[4] ;
  • il proviendrait du patronyme des seigneurs du lieu, en l'occurrence de Bernard d'Escoussans[5], aussi appelé Bernard Seguin d'Escoussans. Cette hypothèse est peu probable, car les Escoussans se nomment en réalité les Seguin[6]. Ils ont ajouté Escoussans à leur nom de famille (ce qui donne les Seguin d'Escoussans), à la suite de leur installation comme seigneurs dans la paroisse d'Escoussans. Dans la branche des Seguin, on retrouve également un seigneur dénommé Auger Seguin de Rions (Rions vient du nom d'un village qui touche celui d'Escoussans) ;
  • dans le Sud-Ouest de la France, les noms de lieux ont parfois une base hydronymique : Escout (Escot) est un village des Pyrénées-Atlantiques situé sur un cours d'eau, l'Escou. Une escorra est un ruisseau, un fossé, une rigole ou un canal ; c'est ce terme qui est à la base des toponymes Escource (Landes) et Escoursolles, quartier de Pissos (Landes). Dans le Languedoc, escourrou est un nom topographique désignant un courant, une rigole, une conduite d'eau[7]. Escoussans se situe au bord d'un ruisseau, l'Œuille (il peut s'agir d'une simple coïncidence).

Concernant ces hypothèses, les étymologies se sont peut-être superposées au fil du temps, ce qui est fréquent en toponymie[7].

En gascon, le nom de la commune est Escossan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces de vie apparaissent sur la commune d'Escoussans dès le Néolithique, comme en atteste la découverte d'une hache polie sur le site de la Pereyre.
D'autres signes de présence humaine ont été observés, notamment pendant l'époque gallo-romaine, sur les sites de Pasquet, de Liron (vestiges d'habitations) et de Balaurin (découverte en 1957 d'un trésor monétaire constitué de 26 pièces d'antoniniens).
Des sondages réalisés à l'extérieur de l'église Saint-Seurin semblent témoigner d'une occupation de la commune à l'époque mérovingienne.
On estime que cette paroisse serait apparue autour du VIe siècle, et qu'elle couvrait un territoire plus important qu'aujourd'hui.

C'est à partir du XIe siècle qu'Escoussans apparait dans des sources écrites. On retrouve le nom du lieu dans le cartulaire de La Sauve-Majeure (entre 1095 et 1208) sous différentes formes[4] :

  • Escozan, Scozan, Eschozan, Esquozan, Escocan, Excuchan, Escossan, Scossan (occitan) ;
  • Scutatio, Scuciano (latin) ;
  • Scutian, Scotian, Scocian, Excuchano.
Blason de la famille « Seguin d'Escoussans », seigneurs d'Escoussans puis bâtisseurs et seigneurs du château de Langoiran.

Aux XIe, XIIe et XIIIe siècles, une famille de nobles, les Seguin, possède des terres et des biens à Escoussans, qui est un de leurs fiefs[6]. Ils prennent, dès lors, le nom de « Seguin d'Escoussans », s'appropriant le nom du lieu sur lequel ils exercent leur seigneurie. À cette époque, les Seguin d'Escoussans sont milites (équivalent de chevalier) et seigneurs vassaux à la cour des seigneurs de Benauges.
Au XIIIe siècle, ils bâtissent le château de Langoiran et en deviennent seigneurs (ce qui étend encore plus leur pouvoir dans la région).
Les Seguin d'Escoussans conservent leur titre et exercent leurs prérogatives banales jusqu'au rattachement de la seigneurie à la maison d'Albret, en 1345[1] (date du mariage d'Amanieu d’Albret et de Mabille Seguin d’Escoussans).

La présence à Escoussans des chevaliers de l'Ordre du Temple (ou de celle des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem) est une piste plausible à cette époque (XIIe et XIIIe siècles). En effet, un manoir datant du XVIe siècle et situé dans le bourg de la commune, porte le nom énigmatique de « Commanderie de Saint-Vincent » (le nom fait sans doute référence à un édifice antérieur au manoir, qui se trouvait sur le même emplacement). Sur la façade de ce manoir, on observe également deux importants symboles utilisés par les chevaliers croisés : deux croix pattées (doit-on voir ici un hommage des bâtisseurs du manoir aux anciens occupants du lieu ?).

À la Révolution, la paroisse Saint-Seurin d'Escoussans forme la commune d'Escoussans[8], une petite paroisse du pays de Benauge qui compte, selon les sources de 1790, environ 370 habitants. Elle est composée pour majorité de paysans, d'artisans et de quelques familles de la bourgeoisie rurale locale. On y produit du blé froment, du vin, du foin, du bois et quelques légumes, qui sont acheminés vers le port de Cadillac.
La Révolution marque une période où les paysans s'opposent au seigneur de Benauge lorsqu'ils contestent le versement, injuste à leurs yeux, des droits seigneuriaux. Escoussans se dote par la suite d'une garde nationale et d'une municipalité (dont le premier maire fut Benoît Menguin, laboureur)[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
c. 1790   Benoît Menguin   Laboureur
    ...    
mars 2001 2014 Jean-Michel Menguin SE  
2014 2015 Éric Denisse   Fonctionnaire de catégorie b
2015 2020 Jean-Jacques Chatelier   Employé

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Escoussanais[9].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2014, la commune comptait 334 habitants[Note 1], en augmentation de 18,02 % par rapport à 2009 (Gironde : +6,37 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
366 363 350 359 335 338 321 301 296
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
286 275 300 315 286 308 297 282 307
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
329 317 347 328 318 314 284 285 297
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
288 247 243 260 262 244 267 270 320
2014 - - - - - - - -
334 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Seurin Saint-Roch du XIIe siècle[14],[15] ; dernière restauration en 1999.
  • Pigeonnier du XVIIIe siècle, près de l'église.
  • Croix de mission de Miaille du XIXe siècle.
  • École-mairie dont la construction date de 1885.
  • L'asile de nuit, construit en 1907 pour accueillir les personnes qui voyageaient entre Targon et Cadillac, situé le long du chemin menant au lieu-dit la Pereyre.
  • Foyer familial (salle des fêtes), construit dès 1937.
  • Moulin de Balaurin du XIVe siècle.
  • Manoir la Commanderie de Saint-Vincent du XVIe siècle.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c À la découverte de l'Entre-deux-Mers - Escoussans, A.S.P.E.C.T. (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine et de l'Environnement du Canton de Targon),
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 30,3 km pour Bordeaux, 14,7 km pour Langon et 5,8 km pour Targon. Données fournies par lion1906.com, consulté le 22 avril 2013.
  3. Escoussans sur Géoportail, consulté le 23 septembre 2015.
  4. a et b Bénédicte Boyrie-Fénié, Dictionnaire toponymique des communes - Gironde, Éditions CAIRN, , 402 p. (ISBN 9782350680125)
  5. Escoussans sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 23 septembre 2015.
  6. a et b Pierre Jules de Bourrousse de Laffore et Gabriel O'Gilvy, Nobiliaire de Guienne et de Gascogne : revue des familles d'ancienne chevalerie ou anoblies de ces provinces, antérieures à 1789, avec leurs généalogies et leurs armes ; Traité héraldique sous forme de dictionnaire. Tome 3, Paris, Dumoulin (Paris), 1856-1883 (lire en ligne), p. 96, 97
  7. a et b « Plan cadastral / Les lieux dits d'Escoussans », sur http://mairie-escoussans.jimdo.com
  8. Historique des communes, p. 19, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 2 avril 2013.
  9. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 2 avril 2013.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  14. L'église Saint-Roch Saint-Seurin sur le site officiel de la commune, consulté le 9 avril 2013.
  15. L'église Saint-Seurin d'Escoussans sur le site officiel du tourisme en Aquitaine, consulté le 9 avril 2013.