Escadron de transport 3/60 Estérel

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Escadron de transport 3/60 Esterel
Image illustrative de l’article Escadron de transport 3/60 Estérel
Un des avions (Airbus A340 (F-RAJA) composant la flotte de l'Escadron de transport 3/60 Esterel.

Création 1968
Dissolution en cours
Type transport stratégique longue distance
Garnison BA 110 Creil (avions basés à Paris-Charles de Gaulle)
Équipement Airbus A310, Airbus A340


L'escadron de transport 03.060 Esterel est une unité volante de l'armée de l'air, stationnée sur la base aérienne 110 de Creil jusqu'en 2016.

Historique[modifier | modifier le code]

L'escadron de transport "Esterel" est créé en mai 1968 sous l'acronyme 2/60 sur la base aérienne de Vélizy-Villacoublay. Il prend alors en compte le DC8 appartenant précédemment au Groupe de liaisons aériennes ministérielles (GLAM), basé sur le terrain du Bourget, et qui assure essentiellement la desserte du Centre d'Expérimentation du Pacifique. Les missions de cette nouvelle unité sont élargies au transport de fret et de passagers à longue distance (dit "transport stratégique"). La symbolique de l'escadron est alors toute simple et apparaît sur l'insigne de l'unité: Un DC8 sur fond de globe terrestre et une ligne qui fait le tour de ce globe en passant par la France.

Un deuxième (1970), puis un troisième (1972) DC8, issus de la compagnie UTA, viennent renforcer les capacités de l'escadron. Un quatrième suivra en 1976. Entretemps, le transfert des activités techniques d'UTA sur la plateforme de Roissy-Charles de Gaulle entraîne celui des avions de l'Esterel sur ce même aéroport.

Au début des années 1980, l'armée de l'air exploite donc deux DC8-55 et deux -62; elle opte pour l'acquisition de deux nouveaux appareils qu'elle fait remotoriser avec les réacteurs franco-américains CFM 56. Les quatre DC8-62 deviennent ainsi des DC8-72, certains étant convertibles en version cargo, tandis que les deux -55, moins performants et ne répondant plus aux normes internationales anti-bruit, sont progressivement retirés du service.

Les années 1990 verront une augmentation très nette de l'activité de l'unité pour le soutien des forces françaises disséminées partout dans le monde, et en dépit de l'interruption des essais nucléaires dans le Pacifique. En 1994, les bureaux et le personnel de l'escadron font mouvement vers la base aérienne 110 de Creil qui vient d'être réactivée. La dernière Caravelle de l'armée de l'air sera prise en compte par l'escadron de 1988 à 1992, puis deux Airbus A310 seront réceptionnés en 1993, suivis d'un troisième en 2001, alors que la flotte des DC8 diminuera progressivement jusqu'à son extinction en 2004.

Parallèlement à son activité de soutien des forces armées, l'escadron est amené à intervenir pour tout transport stratégique ordonné par les autorités françaises, notamment en cas d'évacuation massive consécutive à un bouleversement politique ou une catastrophe naturelle. À ce titre, les équipages de l'Esterel sont souvent décrits comme "ceux qui vont où les autres ne vont pas"[1].

L'année 2006 a vu l'affectation de deux Airbus A340 qui représentent un saut capacitaire et technologique considérable. Au tournant des années 2020, les capacités de transport stratégique et de ravitaillement en vol seraient fusionnées au sein d'un escadron unique composé d'Airbus A330 MRTT Phenix[2].

Traditions[modifier | modifier le code]

Fréjus, située au pied du massif éponyme, est la ville marraine de l'escadron Esterel.

Appareils[modifier | modifier le code]

[DC8-55] [Airbus A340] [Airbus A310] [Airbus A340] E360

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]