Esaias Van de Velde l'Ancien

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Esaias Van de Velde l'Ancien
Die Viehfaehre.jpg

Le Bac, d'Esaias van de Velde.

Naissance
Décès
Activités
Œuvres réputées

Esaias Van de Velde dit l'Ancien est un peintre de batailles et aquafortiste néerlandais, baptisé le à Amsterdam et enterré le à La Haye.

Il est le fils et l'élève de Hans van de Velde (Anvers, 1552 - Amsterdam, 1609), le père de Anthony II van de Velde (1617-1672) et d'Esaias II van de Velde (1615-avant 1681), et l'oncle de Jan Martzsen de Jonge (1609-1646).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a peut-être été l'élève de G.V. Coninxloo. Il épouse en 1611 à Haarlem Cateleyne Maertens. Il devient membre de la guilde en 1612, de la chambre de rhétorique de Wyngaardranken en 1617 et de la guilde de La Haye en 1618.

Si sur terre du moins, les grands faits de guerre devenaient assez rares, la Hollande est encore loin d'être pacifiée, et les rencontres entre les bandes qui tenaient la contrée ne laissaient pas de la désoler. Ces engagements partiels, embuscades, escarmouches, chocs de cavalerie, attaques de convois, pillages de fermes ou de villages, meurtres et pendaisons : tels sont les sujets les plus souvent représentés dans ses œuvres. L'aisance, la vérité, l'entrain qu'il y montre prouvent à quel point ces sujets convenaient à son tempérament.

L'habileté et le caractère même du talent de Van de Velde étaient bien faits pour plaire au fils du Taciture. Il devient peintre de la cour des princes Maurice et Frédéric-Henri de Nassau. À la mort du premier, l'artiste continue de jouir de la faveur du second, son successeur, qui manifeste pour les arts un goût encore plus marqué.

On peut le considérer comme l'un des fondateurs de l'École de peintres de genre hollandais[réf. nécessaire]. Quelques portraits sont teintés de caravagisme. Ses dessins sont d'un grand réalisme.

Doué d'une activité singulière, étroitement attaché à sa patrie d'adoption, le petit-fils du cloutier d'Anvers, indique la direction dans laquelle les peintres de la génération suivante allaient s'engager si résolument.

En 1629, dans une de ses œuvres des plus importantes, La Reddition de Bois-le-Duc, avec le départ de la garnison espagnole qui occupait cette ville, Esaias donne librement carrière à sa verve patriotique. À peine âgé de 40 ans, en pleine maturité de son talent, Esaias meurt à La Haye en 1630. Avec lui, disparaît un des artistes les plus remarquables de la période initiale de l'École hollandaise[1].

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le fils et l'élève de Hans van de Velde (Anvers, 1552 - Amsterdam, 1609), le père de Anthony II van de Velde (1617-1672) et d'Esaias II van de Velde (1615-avant 1681), et l'oncle de Jan Martzsen de Jonge (1609-1646)[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Émile Michel, Les Van Velde, Paris, Elibron Classics séries,‎ , 132 p. (ISBN 054374390X)
  2. Famille d'Esaias van de Velde. Il n'est donc pas le fils du calligraphe Jan Van den Velde, ni le frère de Willem Van de Velde l'Ancien et de Jan II Van de Velde le Jeune comme on peut parfois lire : Émile Michel, Les Van Velde, Paris, Elibron Classics séries,‎ , 132 p. (ISBN 054374390X), p. 99-102.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]