Erre (nautisme)

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Dans le langage courant, l’erre d'un bateau désigne sa vitesse résiduelle lorsqu'il n'a plus de propulsion.

On l'utilise principalement dans les expressions du type « courir sur son erre », c'est-à-dire continuer à avancer sans propulsion, par exemple pour un voilier si l'on a choqué les voiles au près ou que l'on s'est mis bout au vent, ou pour un navire à moteur si la propulsion a été débrayée.

On peut se servir de l’erre (ponctuellement) pour gagner quelques mètres au vent sans avoir à tirer un dernier bord pour atteindre une bouée ou marque de parcours (on dit parfois que l'on a « bretonné » la bouée). Dans le petit temps, lorsqu'un voilier traverse une molle (petite zone où il n'y a plus ou presque plus de vent), on fait bien attention à ne pas casser l’erre du bateau. Lorsque l'on veut prendre un coffre ou mouiller, on essaye d'arriver sur son erre afin que le bateau s'arrête exactement au point souhaité.

Dans le Règlement international pour prévenir les abordages en mer (RIPAM) : l'expression « avoir de l'erre » désigne tout navire qui avance par rapport à l'eau même avec son appareil propulsif en marche.

Le mot a glissé dans le domaine ferroviaire sans que son sens change. En effet, lors des changements de tension entre deux pays ou deux systèmes (1 500 V et 25 000 V en France), on baisse le pantographe et on relève l'autre après avoir franchi la zone de commutation. Beaucoup de trains, dont les TGV, roulent une partie du temps sans propulsion, portés uniquement par leur énergie cinétique (importante du fait de leur poids et/ou leur vitesse) lors d'une descente ou avant d'arriver en gare. On parle alors de marche sur l'erre.

Cette pratique est appliquée également sur tous les types de trains : voyageurs, marchandises, autorails, trains de travaux, etc.

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