Erpion

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Erpion
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Thuin
Commune Froidchapelle
Code postal 6441
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Erpionais(e)
Géographie
Coordonnées 50° 12′ nord, 4° 21′ est
Localisation
Localisation de Erpion
Localisation d'Erpion au sein de Froidchapelle

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Erpion est un village de la partie méridionale du Hainaut. Sis au nord des barrages de l'Eau d'Heure il fait administrativement partie de la commune de Froidchapelle en Région wallonne de Belgique. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une première mention du village d’Herpion se trouve dans la seconde version du pouillé des biens de l’abbaye de Lobbes datant du XIe siècle. La création de la paroisse date de 1250 environ; auparavant, ce devait être une chapelle-annexe confiée aux soins du curé de Boussu-lez-Walcourt[1].

En 1469, le village ne comptait que sept feux (foyers), c'est-à-dire maisons.

Quant à la seigneurie, elle se confond avec celle de Boussu, seigneurie voisine : familles de Barbençon, puis de Ligne, Desmanet et de Hénin. La terre de Barbençon, qui comprenait cinq villages, Barbençon, Boussu-lez-Walcourt, Erpion, Renlies et Vergnies, est érigée en principauté en 1614. Par la Paix de Nimègue (1678) (1678), elle devient une enclave française appelée le Hainaut français (en opposition avec le Hainaut autrichien), tout en faisant toujours partie du diocèse de Liège.

À la création des départements, en 1790, ces villages sont versés dans le département du Nord.

En 1815 comme en 1830, les cinq paroisses sont oubliées et restent dans le diocèse de Cambrai. En 1889 elles sont rattachées au diocèse de Tournai. Ce sont donc des prêtres français qui ont desservi celles-ci à cette époque[2].

En 1831, les habitants d’Erpion réclament Louis-Philippe comme souverain et signent une pétition avec Barbençon et Boussu-lez-Walcourt pour devenir Français.

Vers 1520, Gilles Colinet crée un four à verre à Barbençon à la limite d’Erpion. Là, à l’entrée du bois - côté village - se dresse les fondations d’une ancienne chapelle datée de 1675 et dédiée à l’Immaculée Conception par Jaspar de Colnet et son épouse Philippine de Traux. En 1750 le quartier, qui a pris le nom de 'Four à verre', comprend onze maisons, en partie sur Barbençon, en partie sur Erpion.

Au XVIIIe siècle, la population s’adonne en grande partie à l’élevage des moutons ainsi qu’à la transformation et au commerce de la laine (bergers, fileurs ou fileuses et peigneurs de laine, nombreux marchands). Il y a également quelques marchands de verre.

En 1830, on compte encore dans le village trois fabriques de serge et autres étoffes de laine avec six métiers. Les fabricants s’occupent de les teindre et de les vendre par colportage. La population est alors de 335 habitants. On compte 25 bœufs employés aux travaux agricoles, 27 chevaux, 11 poulains, 49 bêtes à cornes, 23 veaux, 12 porcs et 130 moutons[3].

Erpion fut l'un des villages où eut lieu un vol (chez les frères Hannecart, réputés très riches) et pour lequel la bande noire fut jugée en 1862.

Le 30 décembre 1943, un chasseur Thunderbolt P-47 tombe à Erpion. Son pilote, William Odom, est tué. Son avion défendait la forteresse volante B-17 attaquée au-dessus des Ardennes et qui s'écrase à Cerfontaine, à quelques kilomètres d'Erpion. Un monument — inauguré en 1997 à l'instigation de M. Nicolas George — rappelle le souvenir de cet aviateur.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Fontaine (1712-1776), ancien chapelain royal de Mariemont, et son père Nicolas Fontaine, contrôleur et concierge du même château (1684-1757); tombe dans l'église.
  • Alfred Soupart (1850-1929), ingénieur des mines, administrateur de sociétés, fondateur en 1906 de l’École des Mines des Aumôniers du Travail à Charleroi; tombe au chevet de l'église dans le cimetière.
  • Émile Galet (1870-1940), lieutenant-général, aide de camp du roi Albert Ier durant la 1re guerre mondiale, commandant l'école royale militaire de 1919 à 1926. On lui doit un ouvrage qui fait référence : "S.M. le Roi Albert, commandant en chef devant l'invasion allemande" (Paris, Plon, 1931). Une rue du village porte son nom.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Abbé Auguste Soupart 1996., Histoire du doyenné de Thuin, tome II, n° 16, cahier du Musée de Cerfontaine n° 203, 1996.
  2. André Lépine, Les paroisses de Boussu-lez-Walcourt, Erpion et Vergnies, cahier du Musée de Cerfontaine n° 205b, , p. 58.
  3. Philippe Vandermaelen, Dictionnaire géographique de la province de Hainaut, Bruxelles, A l'établissement géographique, (lire en ligne), p. 347-348

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Laurent, La Bande noire de l’entre-Sambre-et-Meuse. Coecke et Goethals étaient-ils innocents, Bruxelles, Print Express, , 78 p.
  • André Lépine, « Erpion - Notes d'histoire sur le village », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, no 224,‎
  • André Lépine, « Erpion - Les paroisses de Boussu-lez-Walcourt, Erpion et Vergnies », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, no 205b,‎
  • André Lépine, « Erpion - Les registres paroissiaux (1659-1791) », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, no 201,‎
  • André Lépine, « Erpion - État civil du XIXe siècle », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, no 223,‎
  • André Lépine, « Erpion - Liste des électeurs de 1969 », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, no 307,‎
  • Nicolas George, Une résurrection. 1er lieutenant William Odom, 353e Fighter group USAAF, 1943-1997, Erpion, , 77 p.