Ernesto Samper

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Ernesto Samper
Image illustrative de l'article Ernesto Samper
Fonctions
Secrétaire général de l'Unasur
En fonction depuis le
(3 ans, 2 mois et 20 jours)
Prédécesseur Alí Rodríguez Araque
Président de la République de Colombie

(4 ans)
Élection 19 juin 1994
Prédécesseur César Gaviria
Successeur Andrés Pastrana Arango
Biographie
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Colombie
Nationalité Colombienne
Parti politique Parti libéral
Diplômé de Université pontificale Javeriana

Ernesto Samper
Présidents de la République de Colombie

Ernesto Samper Pizano (né le 3 août 1950 à Bogota) est un avocat, économiste et homme d'État colombien, président de la République de 1994 à 1998, puis Secrétaire général de l'Union des nations sud-américaines depuis août 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Andrés Samper Gnecco et Helena Pizano Pardo, il a obtenu son baccalauréat au lycée Gimnasio Moderno, puis un diplôme en droit et économie de l'université pontificale Javeriana.

Le 3 mars 1989, il est grièvement blessé durant un attentat contre José Antequera, le dirigeant de l'Union Patriotique, qui décède à ses côtés. Ils sont attaqués dans l'aéroport international El Dorado de Bogota par des tueurs à gage à la solde des narcotrafiquants ; son garde du corps réagit immédiatement en tuant l'assaillant. Bien qu'ayant reçu cinq balles, Ernesto Samper survit.

Ernesto Samper (Parti libéral) est élu président de la République le 7 août 1994[1] et son mandat se termine le 7 août 1998. Ce mandat est marqué par le Proceso 8.000[2], qui met en évidence les liens entre le trafic de drogue et la classe politique colombienne, et les relations difficiles avec les États-Unis, qui retirèrent à Ernesto Samper son visa touristique. En juin 1995, un coup d’État militaire aurait été envisagé contre Ernesto Samper[3].

Plusieurs mois après la mort du trafiquant de drogue Pablo Escobar, des « narco-cassettes » révèlent que le président a reçu de la part du co-fondateur du cartel de Cali Miguel Rodriguez Orejuela 3,5 millions de dollars pour financer sa campagne électorale[4].

Droit humanitaire[modifier | modifier le code]

Lors de son discours du à l'occasion de l'entrée en vigueur en Colombie du protocole II additionnel aux Conventions de Genève, Ernesto Samper annonce « la création d'une Commission nationale pour l'application du droit humanitaire et la mise en place d'un ambitieux programme de diffusion du droit international humanitaire dans cent municipes dans le cadre du Bureau du haut Commissaire pour la Paix »[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Revelli, Colombie : la paix à mains nues, Éditions de l'Atelier, , 121 p. (lire en ligne).
  2. (es) « El proceso 8.000, a 20 años del escándalo mayor », El Espectador,‎ (lire en ligne).
  3. Ingrid Betancourt, La rage au cœur, Éditions XO,
  4. Antoine de Tournemire, « Pablo Escobar, le récit d'une incroyable traque », GQ n°114, octobre 2017, pages 110-117.
  5. Sophie Daviaud, L'Enjeu des droits de l'homme dans le conflit colombien, Éditions Karthala, , 372 p. (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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