Ernest d'Hervilly

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hervilly (homonymie).
Ernest d'Hervilly
Ernest d'Hervilly.jpg

Gravure représentant Ernest d'Hervilly publiée en 1903.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Ernest d'Hervilly, né à Batignolles (Seine, auj. Paris) le et mort à Champigny-sur-Marne (Seine, auj. Val-de-Marne) le 18 novembre 1911, est un journaliste, écrivain, poète et auteur dramatique français.

Ernest d'Hervilly commence par travailler comme dessinateur pour la Compagnie des chemins de fer du Nord. Ensuite, jusqu'en 1865, il est agent des Ponts et chaussées comme piqueur dans le cadre des travaux urbains d'Haussmann à Paris. Il débute l'écriture vers 1861 dans Le Figaro, mais aussi dans des journaux et revues comme Diogène, Les Écoles de France, La Vie parisienne, Le Grand journal, Le Nain jaune, La Lune, Les Nouvelles, L’Artiste, Paris-Caprice, L’Image, La Revue des lettres et des arts, Le Masque, La Nouvelle Némésis, L’Eclipse, La Parodie, etc. Plusieurs de ces publications, où écrivent des opposants républicains, utilisent la satire ou la critique politique plus ou moins voilée et sont souvent rapidement interdites par le pouvoir impérial. D'où l'utilisation par Ernest d'Hervilly de pseudonymes tels L'Homme aux gros souliers, Bleu-blanc-rouge ou Le Cousin Jacques, ou encore celui, collectif, de Gil Blas.

Il publie un premier recueil de poésies en 1868, La Lanterne en vers de couleurs, allusion au journal républicain La Lanterne d'Henri Rochefort. Son style lui permet d’intégrer le groupe des Parnassiens. Plusieurs de ses textes figurent dans les deuxième (1871) et troisième (1876) volumes du Parnasse contemporain et aussi dans un autre ouvrage collectif Sonnets et eaux-fortes. Vers 1869, il intègre également la bande des Vilains Bonshommes qui regroupe essentiellement des artistes et des poètes. À ce titre, il figure sur le célèbre tableau Coin de table d'Henri Fantin-Latour, aux côtés, notamment, de Paul Verlaine, Arthur Rimbaud et Camille Pelletan.

En 1870, il fait la connaissance de Victor Hugo et devient un habitué de son cercle familial, ce qui explique en 1872 son entrée au journal Le Rappel où il tient pendant une dizaine d'année une rubrique sous le pseudonyme Un Passant. Dans les années qui suivent, il continue d'écrire pour plusieurs revues comme La Renaissance artistique et littéraire, La République des lettres, La Lune rousse, La Jeune France... auxquelles il fournit chroniques ou poèmes.

Sans délaisser la presse, il s'oriente cependant de plus en plus vers l'écriture de romans, de tableaux de la vie parisienne et de récits ou contes, parfois picaresques ou d'anticipation, de plus en plus destinés à un public jeune. Il écrit également pour le théâtre, mais se spécialise dans les pièces courtes en un acte.

Ayant moins de succès au tournant du siècle, il cesse de publier et se retire dans sa maison de Champigny-sur-Marne.

Principales publications[modifier | modifier le code]

Poésie
Romans, récits et chroniques
  • Le Manuel du gêneur, ou l'Art d'être désagréable en société, 1871
  • Joseph Affagard, 1873
  • Contes pour les grandes personnes, 1874
  • Mesdames les Parisiennes, 1875
  • Histoires divertissantes, 1876 Texte en ligne
  • D'Hervilly-Caprices, 1877
  • Histoires de mariages, 1879
  • Les Armes de la femme, 1880
  • Parisienneries, 1882
  • La Dame d'Entremont, récit du temps de Charles IX, 1883
  • Le Grand Saint-Antoine-de-Padoue, 1883
  • Timbale d'histoires à la parisienne, 1883
  • La Vénus d'Anatole : monocoquelogue, éditions Henry Kistemaeckers, Bruxelles, 1883
  • Les Historiettes de l'histoire, 1884
  • L'Homme jaune, histoires burlesques ou tendres, 1884
  • Les Parisiens bizarres, 1885
  • L'Âge d'or de l'enfance, histoires morales et amusantes,, 1886
  • Les Bêtes à Paris, 1886
  • Le Chat du « Neptune », 1886 Texte en ligne
  • La Statue de chair, 1887 Texte en ligne
  • Aventures d'un petit garçon préhistorique en France, 1888
  • Les Heures enfantines, 1888
  • Héros légendaires, leur véritable histoire, 1889
  • Trop grande, 1890
  • La Vision de l'Écolier puni, 1890
  • Les Contes de la fée Carabosse, 1890
  • Aventures du Prince Frangipane, 1890
  • Les Historiettes de l'histoire, 1890
  • L'Île des Parapluies, aventures du gâte-sauce Talmouse, 1891
  • En bouteille à travers l'Atlantique, de Key-West (Floride) au cap Nord (Norvège) par le Gulf-Stream, 1894
  • Tristapatte, tristesses et joies d'un petit écolier, 1895
  • Les Chasseurs d'édredons, voyages et singulières aventures de M. Barnabé (de Versailles), 1896 Texte en ligne
  • À Cocagne ! Les aventures de MM. Gabriel et Fricotin, 1898
  • Au bout du monde ! Les vacances de M. Talmouse, 1898
  • Seule à treize ans, 1899
  • Ma cousine Gazon, histoire racontée par une jeune-fille, 1903
Théâtre
  • Le Loup, 1869
  • La Ronde de nuit, comédie en 1 acte, Paris, Théâtre de La Tour d'Auvergne, 9 août 1873
  • Le Malade réel, à-propos en 1 acte, en vers, Paris, Théâtre de l'Odéon, 15 janvier 1874
  • La Soupière, comédie en un acte en prose, représentée pour la première fois sur le théâtre de Chartres, le 11 novembre 1874[1]
  • Le Docteur sans pareil, comédie en 1 acte, en vers, Paris, Théâtre de l'Odéon, 15 janvier 1875
  • Silence dans les rangs ! comédie en 1 acte, Bruxelles, Cercle artistique et littéraire, 19 mars 1875
  • La Belle Saïnara, comédie japonaise en 1 acte en vers, Paris, Théâtre de l'Odéon, novembre 1876 Texte en ligne
  • Le Magister, comédie en 1 acte, en vers, Paris, Comédie-Française, 15 janvier 1877
  • Le Bibelot, comédie en 1 acte, Paris, Théâtre du Palais-Royal, 13 avril 1877
  • Le Bonhomme Misère, légende en 3 tableaux, en vers, avec Alfred Grévin, Paris, Théâtre de l'Odéon, 11 décembre 1877
  • La Fontaine des Béni-Menad, comédie mauresque en 1 acte, en vers, Paris, Théâtre de l'Odéon, 21 septembre 1878
  • Le Parapluie, comédie en 1 acte, Paris, Théâtre de l'Odéon, 13 avril 1880
  • Poquelin père et fils, comédie en 1 acte, en vers, Paris, Théâtre de l'Odéon, 15 janvier 1881
  • L'Enveloppe, comédie en 1 acte, 1884
  • La Dame de Louvain, comédie en 1 acte, 1885
  • L'Île aux corneilles, comédie en 1 acte, en vers, Paris, Théâtre de l'Odéon, 4 février 1885
  • Bigoudis, comédie en 1 acte, Paris, Gymnase-Dramatique, 29 mars 1885
  • Mal aux cheveux, comédie en 1 acte, Paris, Théâtre du Palais-Royal, 10 novembre 1885
  • La Soupière, comédie en 1 acte, 1885
  • Vent d'Ouest, comédie en 1 acte, 1885
  • Molière en prison, comédie en 1 acte, en vers, suivie de Au prisonnier du Châtelet, stances, Paris, Comédie-Française, 15 janvier 1886
  • Cinq anniversaires de Molière : 1874, 1875, 1877, 1881, 1886, comédies en vers, 1887 Texte en ligne
  • Marions ma tante, comédie en 1 acte, Paris, Gymnase-Dramatique, 18 avril 1887
  • Midas, comédie en 1 acte, en vers, Paris, Théâtre de l'Odéon, 8 octobre 1892
  • Taï-Tsoung, Opéra en 5 actes et 7 tableaux (paroles Ernest d'Hervilly, musique Emile Guimet), 1894
  • L'Hommage de Flipote à-propos en vers, Paris, Comédie-Française, 15 janvier 1896
  • Notre ami Drolichon, comédie en un acte, en vers, Paris, Comédie-Française, 21 décembre 1897 Texte en ligne

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Legouvé, Théâtre de campagne, première série, Paul Ollendorff, Paris, 1893, oclc = 863661897, p. 127

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :