Ernest Victor Hareux

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Ernest Victor Hareux
Ernest Hareux L'abbe Guetal et Ernest Hareux sur le chemindu petit seminaire du Rondeau.jpg

L'abbé Guétal et Ernest Hareux sur le chemin du petit séminaire du Rondeau, huile sur toile de Ernest Hareux, 1892.

Naissance
Décès
(à 61 ans)
GrenobleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Maîtres
Élève
Distinctions
Médaille de 3e classe au Salon de 1880, chevalier de la Légion d'honneur

Ernest Victor Hareux , né le à Paris et mort le à Grenoble, est un peintre paysagiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

À 10 ans il dessine déjà. C'est un admirateur d'Alexandre Calame et Gustave Doré. Il étudie à Paris auprès de Charles Busson, Émile Bin, Léon Germain Pelouse, Trottin et Levasseur[1]. Il présente sa première œuvre au Salon de 1868 et obtient une médaille de 3e classe lors de celui de 1880. Il se spécialise dans le paysage et devient membre de la Société des artistes français en 1883.

Il peint en Normandie et dans la Creuse, où il rejoint l'École de Crozant et rencontre Laurent Guétal, qui l'invite à Grenoble en 1887. Le mauvais temps qui l'empéche de peindre semble le décourager, mais il revient dès l'année suivante[2]. Il finit par devenir un peintre de montagne, ami de Théodore Ravanat et des autres peintres de l'école de Proveysieux.

Il intègre ainsi l'école dauphinoise, qui compte aussi parmi ses membres Charles Bertier, Jean Achard et quelques autres. Ils furent parfois appelés paysagistes dauphinois.

Retour des fenaisonse, 1880, collection du Musée Hébert (La Tronche)

Il publie sept traités de peinture qui font référence (cours complet de peinture à l'huile, l'art, la science, le métier du peintre, etc.) Il illustre des livres de montagne.

Hareux est surtout connu pour ses peintures de montagne. Membre fondateur de la Société des peintres de la montagne, il voyait dans les paysages alpestres une puissance décorative très imposante qui se prête admirablement aux peintures théâtrales ou panoramiques.

Nuit claire a Saint-Pierre-d'Entremont, vers 1902

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le [3].

Il est élu le au fauteuil 48 de l'académie Delphinale[4].

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise[5] à Paris (82e division) auprès de sa première épouse Éléonore Druy et de sa belle-mère Annette Victoire Dissoubret veuve Morand. Sa 2e épouse Anna Marguerite Morand dite Jack (ou Jacqueline) Morand, femme de lettres, née le 30 décembre 1855 à Paris (2e) est décédée à Crozant (Creuse) le [6].

Une rue de Grenoble porte son nom.

Parmi ses œuvres, on peut citer :

  • Le chemin du Petit Séminaire (Grenoble)
  • Le torrent des Etançons
  • Crépuscule d'hiver à Grenoble
  • La Romanche à Livet

André Albertin fut son élève.

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Henri-Constantin Renard-Brault, Portrait d'Ernest Hareux, huile sur toile. Coll. musée de Grenoble.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Maurice Wantellet, Deux siècles et plus de peinture dauphinoise, édité par l'auteur.
  2. Le sentiment de la Montagne, Glénat / Musée de Grenoble, 1998, (ISBN 2-7234-2614-9)
  3. Dossier LH/1267/85 sur le base Léonore
  4. Académie Delphinale.
  5. Domenico Gabrielli, Dictionnaire Historique du cimetière du Père-Lachaise XVIIIe et XIXe siècles, Ed. de l'Amateur, 2002.
  6. DELL'ACCIO Pierre, « Non, Ernest Hareux n'est pas enterré avec ses deux épouses », Généalogie et Histoire CEGRA ed., no 165,‎ (ISSN 0180-5886)

Liens externes[modifier | modifier le code]