Ernest Guibourd de Luzinais

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Ernest Guibourd de Luzinais
Ernest Guibourd de Luzinais.jpg
Fonctions
Maire de Nantes
-
Sénateur de la Loire-Atlantique
-
Chef de cabinet
Garde des Sceaux, ministre de la Justice (d)
à partir du
Conseiller général de Maine-et-Loire
-
Secrétaire de la Conférence
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Parentèle
Jacques Jean René Guibourd de Luzinais (d) (oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Château de la Lombarderie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Société des sciences naturelles de l'Ouest de la France (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Ernest Guibourd de Luzinais, né le [1] à Angrie (Maine-et-Loire) et mort le à Nantes, est un juriste et un homme politique français, sénateur de la Loire-Inférieure de 1886 à sa mort, maire de Nantes de 1888 à 1892.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

La famille Guibourd de Luzinais est une famille d'ancienne bourgeoisie originaire de Bretagne. Elle est connue en pays nantais où elle possédait le fief de Luzinais dont elle a conservé le nom[2]. Charles Guibourd (1670-1720) était avocat en parlement, sénéchal de la ville et baronnie de Candé, Maine-et-Loire.

Ernest Guibourd de Luzinais est le fils de François-Julien Guibourd de Luzinais, juge de paix à Angers, et de Marie-Louise Baudriller de La Cottière.

Carrière[modifier | modifier le code]

Portrait d'Ernest Guibourd de Luzinais, vers 1870.

Il fait des études de droit, obtenant un doctorat, et devient secrétaire de la Conférence des avocats du barreau de Paris (1857-1858)[3]. Il entre dans la magistrature ; chef de cabinet du Garde des Sceaux depuis le 24 mai 1873, il est nommé président du tribunal civil de Nantes le 30 avril 1878[4]. Il est admis à la retraite suite à la loi du 30 août 1883 sur la réforme de l'organisation judiciaire[5].

Le , il épouse Marie-Adèle Mosneron Dupin, d'une famille d'armateurs nantais. Ils seront les beaux-parents de Donatien de Sesmaisons (fils du général Rogatien de Sesmaisons), d'où Olivier de Sesmaisons)

Il est élu conseiller général du canton de Pouancé (Maine-et-Loire) en 1871 et constamment réélu ensuite.

Il est élu sénateur de la Loire-Inférieure en à la suite du décès d'Alexandre de Lavrignais[6]. Il l'emporte comme candidat conservateur sur Georges-Évariste Colombel[7]. Il est réélu en 1888 et en 1897. Il vote généralement comme les monarchistes encore assez présents au Sénat.

Il est élu conseiller municipal de Nantes en 1884, puis, à la suite de la victoire des conservateurs, maire en 1888 avec 23 voix (les républicains refusant de participer au vote). Il est de nouveau dans le conseil municipal en 1892, mais la mairie est reprise par les républicains avec Alfred Riom.

Il a participé à la fondation de la Société des sciences naturelles de l'Ouest de la France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livre doré page 32. La biographie du Sénat indique le 27 juillet.
  2. Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire-Français, éd. Sedopols, 2012, p.382
  3. Ernest-François-James GUIBOURG DE LUZINAIS, sur le site de la Conférence
  4. Ernest François James Guibourd de Luzinais, in Annuaire rétrospectif de la magistrature XIXe-XXe siècles
  5. La Magistrature épurée de 1878 à 1884. Documents parlementaires et législatifs. Liste des 1545 magistrats démissionnaires ou révoqués. Tableau par ressort des 613 magistrats éliminés. 590 notices biographiques, Publications de la Gazette de France, Paris, Imprimeries réunies D, 1884, p. 129
  6. Cf. site du Sénat : [1]
  7. Le site du Sénat indique simplement "M. Colombel".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Ernest Guibourd de Luzinais », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • « Ernest Guibourd de Luzinais », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • Le livre doré de l’hôtel de ville de Nantes, Imprimerie Salières, Nantes, 1890
  • Serge Defois, Les avocats nantais au XXe siècle : Socio-histoire d'une profession, Presses universitaires de Rennes, 2015
  • Louis Delzons, Notice sur M. Guibourd de Luzinais, ancien président du Tribunal de Nantes, ancien maire de Nantes, conseiller général de Maine-et-Loire, sénateur de Loire-Inférieure, Nancy, Berger-Levrault, 1904, 19 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]