Ernest Blerot

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Ernest Blerot
Image illustrative de l'article Ernest Blerot
Sa signature, gravée dans la pierre bleue de France
Présentation
Naissance (147 ans)
Ixelles, Belgique
Décès
Ixelles, Belgique
Nationalité belge
Mouvement Art nouveau
Activités Architecte
Formation École Saint-Luc de Schaerbeek
Œuvre
Réalisations Séquence Blerot
Château d’Elzenwalle

Ernest Blerot est un architecte belge, né à Ixelles (Bruxelles) le et mort à Ixelles le [1].

Ernest Blerot avait épousé le 25 juillet 1912 à Ixelles, Yvonne de Gheus d'Elzenwalle née le 26 septembre 1893 à Ixelles et décédée dans sa commune natale le 5 décembre 1951.

Il fut l’un des architectes Art nouveau bruxellois les plus prolifiques de son époque.

L’essentiel de son œuvre fut produite de 1897 à 1909 et plus particulièrement entre 1898 et 1904, période durant laquelle il réalise une cinquantaine d’habitations[1].

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Ernest Blerot naît le à Ixelles, dans un milieu bourgeois et catholique[1]. Il est le cadet d'une famille de trois enfants[1]. Son père Joseph Ernest Blerot, né le 25 août 1838 à Bastogne et décédé le 9 octobre 1917 à Ixelles, était pharmacien, chaussée de Wavre, 165, et avait épousé le 25 avril 1864 à Ixelles Jeanne Mélanie Knaepen, née à Ixelles le 15 avril 1844 et y décédée le 14 avril 1900.

Années de jeunesse[modifier | modifier le code]

Il a quatorze ans quand il met au point un système similaire au principe des serrures Yale[1].

Appréciant les randonnées, il se rend régulièrement dans les Alpes valaisannes[1], en Suisse.

Il décroche son diplôme d’architecte à l'école Saint-Luc[1] de Schaerbeek.

L'architecte[modifier | modifier le code]

Spécificités[modifier | modifier le code]

Ernest Blerot ne cherche pas, à l'inverse de Victor Horta, à révolutionner l’architecture. La conception architecturale de ses réalisations s’écarte peu du schéma classique des habitations unifamiliales bruxelloises de l’époque qui est déterminé en partie par l’apparition de règlements qui fixent les largeurs et profondeurs des parcelles dans les nouveaux quartiers d’habitations, six mètres de façade pour une quinzaine de mètres de profondeur. Les maisons bourgeoises se composent souvent d’un niveau semi enterré destiné au service (cuisine cave) surmonté du « bel étage » surélevé qui comprend trois pièces en enfilade, et de deux étages de chambres.

L’essentiel des constructions de l’architecte se concentrent dans quelques rues et quartiers en groupes de maisons mitoyennes, dont le plus important est une suite de dix-sept habitations qui occupent tout un côté d’une rue. Cette standardisation permet de maintenir l’homogénéité de l’ensemble, et surtout de réduire fortement les délais de constructions et leur coût. Cette méthode de travail rend les maisons réalisées par Blerot accessibles à la petite bourgeoisie auprès de laquelle il est très apprécié.

Blerot conçoit pour chaque maison une façade différente, chaque élément de décorations extérieur et intérieur est personnalisé. Il dessine lui-même les vitraux, sgraffites, ferronneries, mosaïques, éléments de menuiseries ou poignées de portes dans un grand souci du détail.

L'homme d'affaires[modifier | modifier le code]

Ernest Blerot réserve certaines des maisons construites à son patrimoine personnel. Il en transformera par la suite une partie en immeubles à appartements qu’il mettra en location. En peu de temps, il fait fortune. Durant les années suivantes, lorsque l’attrait du public pour le style Art nouveau commence à s’estomper, il éprouvera des difficultés à s’adapter aux nouvelles demandes et cessera ses activités.

Après la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1919, Ernest Blerot se consacre à la reconstruction du château d’Elzenwalle dans la région d’Ypres, hérité de la famille de son épouse.

À la fin de sa vie, passionné de mécanique, il dessine des prototypes de véhicules automobiles[1].

Il meurt le dans son hôtel particulier[1] situé près des étangs d'Ixelles.

Ernest Blerot est enterré à Voormezele, près d'Ypres[1].

Réalisations[modifier | modifier le code]

Réalisations conservées[modifier | modifier le code]

Avenue Général de Gaulle
  • Bruxelles-ville
    • rue de Belle-Vue, n° 30-32-42-44-46
    • rue du Monastère, n° 30
  • Forest
  • Ixelles
    • rue Klauwaerts, n° 16-15
    • rue de la Vallée, n° 31-40
    • rue Ernest Solvay, n° 12-14-19-22
    • rue Villain XIIII, n° 9-11-22
    • avenue Général de Gaulle, n° 38-39
    • boulevard Général Jacques, n° 97
    • rue Washington, n° 50
    • rue Saint Boniface, 15-17-19-20-22
  • Saint-Gilles
    • 1901 : rue d'Espagne, à l'époque n° 67 ; maison de Monsieur Van Bellingem, avec ornement en sgraffite (soleil) de Gabriel Van Dievoet.
    • 1901 : rue d'Espagne, à l'époque n° 65 ; probablement aussi d'Ernest Blerot, autre maison de Monsieur Van Bellingem, avec ornements en sgraffite (chardons) de Gabriel Van Dievoet.
    • place Morichar, n° 41
    • rue Vanderschrick, n° 1 à 25 (numéros impairs): séquence Blerot
    • avenue Jean Volders n° 12-14-16-18-19-20-42/46-48

Réalisations disparues[modifier | modifier le code]

  • 1901-1908: hôtel particulier de l'architecte, anciennement situé à l'angle de l'avenue de la Cascade (actuelle avenue du Général de Gaulle) et de la rue Vilain XIIII (démoli en 1964)
  • Maison anciennement située rue de Belle-Vue, n° 28

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j [1] sur le site de l'Association Ernest Blerot

Liens externes[modifier | modifier le code]

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