Erik Rug

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Erik Rug
Erik Rug.png
Biographie
Naissance
Vittel ( Vosges )
Nom de naissance
Eric Rug
Pseudonyme
Daphreephunkateerz, Dirty Jesus, Low Tone Priority Waxworks, Tommy Lobo, Le Dam Dog,The miranda's,
Autres noms
Waxgroove (émission de radio, soirées)
Nationalité
Française
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Radio Nova (Fr) Radio FG (Fr)
Domaine
DJ - Producteur, Musicien ( guitare/ basse) Compositeur, Arrangeur, Conseiller Artistique
Label
Artefact (Fr) Maine Recordings (Fr) Les disques du Télégraphe (Fr) Paper Reocordings (Manchester-UK)
Genre artistique
Erik Rug

Erik Rug, né à Vittel est un DJ français de musique électronique connu pour son éclectisme musical. Producteur de House music[1], il se représente sous différents pseudonymes comme Waxworks[2], Daphreephunkateerz[3], ou encore Dirty Jesus[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Premiers pas[modifier | modifier le code]

Élevé essentiellement par ses grands parents paternels, son grand père, architecte pour la municipalité de la ville de Strasbourg et musicien (violon, piano), l'initie très tôt à la musique. C'est dans son enfance entre Contrexéville où il demeure, et Strasbourg où il passe ses vacances scolaires, que naît sa passion pour la musique.

À la mort de ses parents, il est mis sous tutelle à 15 ans chez son oncle qui possédait un restaurant-discothèque assez couru à l'époque. Il y commencera à mixer pour les clients du restaurant. Les mercredi après midi, Erik prolonge seul l'expérience et se perfectionne en s'entraînant à mixer.

Parmi ces clients, le patron d'un club réputé sur la Place Stanislas à Nancy : "Le Jean Lamour" (aujourd'hui nommé "Les Caves") remarque le jeune homme de 16 ans et lui propose de faire un "essai" durant les grandes vacances de l'été 1979. Cette opportunité marquera le début de sa carrière de DJ. Apprécié par le public, l'adolescent y mixera tous les week-end avec succès, tout en continuant sa vie de lycéen à Vandœuvre-lès-Nancy.

Féru de voyages et en rupture familiale, il devance son appel pour remplir ses obligations militaires et part pour Brest effectuer son service militaire dans la Marine Nationale.

Pendant cette période Erik décide de se diriger définitivement vers l'univers de la musique et de devenir DJ.

Principaux repères de sa carrière[modifier | modifier le code]

Erik Rug vient du mouvement Punk et de musique Funk[5]. Dj en 1978, il sera résident au Rose Bonbon-Olympia , un club Rock et New Wave devenu et transformé à la fin des années 1980 en un haut lieu de la musique électronique et de la nuit gay.

C'est à La Locomotive qu' il y rencontrera Laurent Garnier avec lequel il organisera les soirées H30[6],[7],[8],[9].Extrait d'Electrochoc : « L'intégrale 1987-2013 de Laurent Garnier : « 1989, H3O à La Loco /Hilda qui était la programmatrice de la Locomotive à Paris m’avait vu à Manchester. Grâce à elle j’ai commencé à travailler à la Loco. J’étais au sous sol et je jouais du rock des années 60 mais j’incluais aussi un peu d’acid house. Un soir, avec Erik Rug, qui jouait aussi dans le club et Hilda, on s’est dit qu’on aimerait bien faire notre soirée de techno-new-beat. On voulait mélanger les deux et essayer de faire un truc à Loco. Ce qui était un challenge un peu dingue, parce que la Loco c’était une boite remplie de skinheads, de punks et de mecs qui voulaient écouter du rock bien couillu. Le premier soir où j’ai joué un morceau acid house à la Loco, le patron, Fred est venu me voir en courant en me disant : “Mais t’es dingue, tu vas te faire tuer !”. Notre truc avec Erik, c’était de prendre le micro et d’insulter des gens. On disait : « Vous n’avez rien compris bande de nazes » (rires). Et on passait quatre ou cinq fois dans la même soirée French Kiss de Lil’ Louis ». »

C'est également à La Locomotive qu'il rencontre Dave Haslam[10],[11] ; ce dernier lui propose alors de venir au Boardwalk Club, un club conséquent de la scène House de Manchester (soirées « Yellow »[10]). Erik y fera la connaissance des membres du label mancunien Paper Recordingset collaborera sous le pseudo Dirty Jesus.

Première rave « autorisée » en France[modifier | modifier le code]

Au début de l'année 1992, le journal Libération organise la première rave officielle en France, qui aura lieu le samedi 18 janvier 1992 sous la grande Arche de la Défense.

Lors de cette rave considérée comme historique, le duo anglais LFO fait un concert et les DJ Laurent Garnier, Jerome Pacman et Erik Rug prennent les platines [12],[13].

En 1994 sortent en CD les premières compilations mixées issues de ce mouvement qui prend de l'ampleur en France et dans le monde. Le label Fairway Records publie une série intitulée Rave Masters Mixers. Une poignée de DJ français collaborent à ces compilations tels que Jerome Pacman, Jean Marie-K, DJ Deep. Erik Rug mixera le Vol.7et Vol 8 (avec Jean Marie K)[14],[15],[16]

Régulièrement s’enchaînent des sets d'Erik Rug dans des raves majeures en Europe[17],[18].

Flying DJ de la FrenchTouch[modifier | modifier le code]

  • En 1996 et en 1997, il sort 2 maxis sous le pseudonyme de Dirty Jesus en collaboration avec le producteur français Marc Collin (aka Nouvelle Vague) sur le label Paper Recordings basé à Manchester où Erik officie régulièrement en clubs[28] (Planet K- Robodisco, Gatecrasher One, Broadwalk - Yellow).
  • Seul ou accompagné des DJ du label Paper Recording , il sillonne la planète[29]et représentera la French Touch[30] dans le monde entier. Il mixe en compagnie des DJ tels qu'Elliot Eastwick et Miles Holloway[31],[32],[33].
  • Simultanément, de 2001 à 2015, il organise les soirées funk Waxgroove[34] (le prolongement live de son mix hebdomadaire sur Radio Nova) à la Boule noire puis au Nouveau Casino à Paris[35]. Plusieurs DJ officient régulièrement à ses côtés (Dee Nasty[36], Lord Funk[37],[38], DJ Damage[39]).
  • Il sera résident sur Radio FG au début des années 1990 et sur Radio Nova ensuite à partir de 1996 jusqu’à 2000. Il y présente et anime son émission Waxgroove le samedi à 13 h.
  • Il a créé ses propres labels discographiques, Les Disques du Télégraphe , Maine Recordings[40].
  • Fervent amateur de Rock, il organise au Nouveau Casino (Paris) en 2012 une série de soirées intitulées GooGoo Muck Party [41],[42],[43] en hommage au titre de Ronnie Cook & The Gaylads ré-interprétée par le groupe The Cramps. Pour l'accompagner, il fait appel à quelques DJ parisiens spécialistes de ce style, tels que Jack of Heart ou Trader Cedric.
  • Erik Rug s'associe également à plusieurs festivals culturels ou collectifs d'artistes : Festival Paris Quartier d’été[50], Festival d’Île-de-France[51], Festival International de Manchester (MIF)[52],[53] Festival Contre-Temps de Starsbourg[54] Festival Les Electropicales à La réunion[55],[56], Paris DJs[57]

Composition musicale pour le cinéma[modifier | modifier le code]

Erik Rug collaborera artistiquement et composera la musique pour des films et documentaires de cinéma[58] Il travaillera notamment avec la maison de production Rouge International de Julie Gayet et de Nadia Turincev.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Une compilation inédite de 1994 réunit Daft Punk, Erik Rug et Motorbass - Greenroom », Greenroom,‎ (lire en ligne, consulté le 28 juillet 2017)
  2. « WaxWorx », sur Discogs (consulté le 28 juillet 2017)
  3. « French fried funk - Les Inrocks », Les Inrocks,‎ (lire en ligne, consulté le 7 août 2017)
  4. musicali, « erik rug, l'un des pionniers de la house music française connu sous le pseudonyme waxworks, dirty jesus ou daphreephunkateers », Musicali la musique à découvrir daniel bonin,‎ (lire en ligne, consulté le 5 août 2017)
  5. « Le mix de la semaine #15 : Erik Rug », sur Télérama.fr, (consulté le 11 décembre 2018)
  6. Alexis Bernier, « Arnaud Rebotini pour “120 Battements par minutes” : danser = vivre », sur TSUGI,
  7. J. D. Beauvallet, « Rock français - VI ème République », sur Les Inrocks, (consulté le 8 août 2017)
  8. « Happy birthday Laurent Garnier, part 1 », TSUGI magazine,‎ (lire en ligne, consulté le 1er août 2017)
  9. Raphaël Richard, DJ made in France, Camion Blanc, , 329 p. (ISBN 978-2-35779-340-8, lire en ligne), « La déferlante house et techno », p. 140 à 141
  10. a et b (en-US) « Dave Haslam, Author and DJ - Official Site », sur www.davehaslam.com (consulté le 25 novembre 2018)
  11. « REVENGE May 1990 - Locomotive - The 'Status quo' night », sur cosmicechostep.blogspot.fr (consulté le 25 novembre 2018)
  12. « L'âge d'or des raves : LFO à La Défense, l'histoire en marche - Greenroom », Greenroom,‎ (lire en ligne, consulté le 9 août 2017)
  13. « Raves en France : comment tout a commencé », Trax magazine,‎ (lire en ligne, consulté le 9 août 2017)
  14. (en-US) « Rave Master Mixers Vol.7 - DJ Erik Rug », sur Mixcloud (consulté le 15 août 2017)
  15. (en) Raphaël Richard, CAMION BLANC: DJ Made in France, CAMION BLANC (ISBN 9782357793415, lire en ligne)
  16. (en) « Erik Rug / Jean-Marie K.* - DJ's Master Mix Vol. 7 & 8 (Rave Master Mixers) », sur Discogs (consulté le 15 août 2017)
  17. Didier Lestrade, « RAVE. Avis de mobilisation générale pour ce qui pourrait bien être, le soir du jour de l'an, le plus grand rassemblement trans-européen de l'hiver. Mode d'emploi. Bal à Lausanne. », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 août 2017)
  18. Didier Lestrade, Chroniques du Dance Floor, PARIGRAMME, (ISBN 9782953346770, lire en ligne)
  19. (en) Raphaël Richard, CAMION BLANC: DJ Made in France, CAMION BLANC (ISBN 9782357793415, lire en ligne)
  20. (en) « Yellow - Pavilion Theatre, Manchester - ATG Tickets », sur www.atgtickets.com (consulté le 14 août 2017)
  21. « Sir Henrys - Cork », sur homepage.eircom.net (consulté le 19 août 2017)
  22. « Greg Dowling and Shane Johnson (Fish Go Deep) Sir Henry's 1993 - inthemix Forums », sur www.inthemix.com.au (consulté le 19 août 2017)
  23. David Vincendeau, « Oberkampf au Rose Bonbon », (consulté le 9 octobre 2017)
  24. « http://artefact.band.free.fr/genese/9.htm », sur artefact.band.free.fr (consulté le 9 octobre 2017)
  25. « Pionnier de la Deep House, le producteur américain KERRI CHANDLER ce samedi au Social Club ! », sur parislanuit.fr (consulté le 3 septembre 2017)
  26. « Interview de Arnaud Rebotini », sur www.Tsugi,
  27. Frédérick RAPILLY, David Guetta, no limit, edi8, (ISBN 9782412015131, lire en ligne)
  28. « RA: Paper Recordings - Record Label », sur Resident Advisor (consulté le 8 août 2017)
  29. (en-US) « Paper Recordings | Massive Magazine USA », sur www.massivemag.com (consulté le 8 août 2017)
  30. « Champions du monde ! », sur Technikart, (consulté le 10 août 2017)
  31. « Erik Rug », sur jeannoel.roueste.free.fr (consulté le 5 août 2017)
  32. « Two hundred years of Paper Recordings », sur expletive undeleted, (consulté le 5 août 2017)
  33. « DIMITRI DANS PARIS | Technikart », Technikart,‎ (lire en ligne, consulté le 5 août 2017)
  34. « WAXGROOVE », sur parisetudiant.com Etudiant, (consulté le 31 août 2017)
  35. Djouls, « Waxgroove : 10 ans invite entre autres Soulist / Romain Bno / Dee Nasty / Loik Dury / Djouls / Almost / Jazz Liberators ... », ParisDjs,‎ (lire en ligne, consulté le 31 juillet 2017)
  36. Djouls, « Wax Groove feat. Dee Nasty, Erik Rug, L'Aroye & Kÿ, Dj Damage », ParisDjs,‎ (lire en ligne, consulté le 9 août 2017)
  37. « Pussy Cat : Eric Duncan Erik Rug Lord Funk Hak Sns », sur http://lesbonsplansurbains.fr/,
  38. « Waxgroove, Erik Rug invite Lord Funk au Nouveau Casino », villaschweppes.com,‎ (lire en ligne, consulté le 29 juillet 2017)
  39. « Soirée Les 10 Ans De Waxgroove le Samedi 18 Octobre 2008 à la Nouveau Casino - Les 10 Ans De Waxgroove. », sur www.planeteparis.fr (consulté le 9 août 2017)
  40. « Maine Recordings », sur Discogs (consulté le 26 août 2017)
  41. « GooGoo Muck Party le 24 mai au Nouveau Casino », sur OÜI FM, (consulté le 15 octobre 2017)
  42. « Goo Goo Muck Party le 29 mars au Nouveau Casino », OÜI FM,‎ (lire en ligne, consulté le 15 octobre 2017)
  43. Marie Hamoneau, « GooGoo Muck Party : Strange Hands au Nouveau Casino », sur le-drone.com (consulté le 15 octobre 2017)
  44. « Silencio », sur member.silencio-club.com (consulté le 11 décembre 2018)
  45. « Silencio », sur silencio-club.com (consulté le 29 juillet 2017)
  46. « Silencio », sur silencio-club.com (consulté le 28 juillet 2017)
  47. Maison de l’Aiguebrun, « Maison de l'Aiguebrun - PROGRAMMATION », sur www.maisondelaiguebrun.com (consulté le 30 juillet 2017)
  48. « Silencio », sur silencio-club.com (consulté le 29 juillet 2017)
  49. « Une nuit entre le Nüba et le Wanderlust », villaschweppes.com,‎ (lire en ligne, consulté le 26 août 2017)
  50. « ACID BRASS (PARIS QUARTIER D'ÉTÉ) - Cabaret Sauvage | THEATREonline.com », sur www.theatreonline.com (consulté le 30 octobre 2018)
  51. « Les bons tuyaux de Factory », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 15 août 2017)
  52. (en-GB) « Pavilion Theatre », sur mif.co.uk (consulté le 30 octobre 2018)
  53. Emily Heward, « MIF 2015: The Warehouse Project celebrates joint anniversary with festival at 10x10 weekend », men,‎ (lire en ligne, consulté le 14 août 2017)
  54. « À Strasbourg, le petit miracle underground et populaire du festival Contre-Temps », Trax magazine,‎ (lire en ligne, consulté le 15 août 2017)
  55. (en) « Les Electropicales 2010 - événements - Orange Réunion », sur reunion.orange.fr (consulté le 15 août 2017)
  56. Karine Maillot, « Pique-nique des Electropicales, un rendez-vous convivial sur le Barachois », Zinfos 974, l'info de l'ile de La Réunion,‎ (lire en ligne, consulté le 15 août 2017)
  57. « Paris DJs Tour Operator #3 | Erik Rug • Loik Dury », sur http://parislanuit.fr,
  58. « Erik Rug », sur www.unifrance.org (consulté le 30 juillet 2017)
  59. « Fix Me », sur www.telerama.fr (consulté le 29 juillet 2017)
  60. http://www.ville-la-courneuve.fr/LC_infos/media/doc/fix-me.pdf
  61. AlloCine, « Casting de Les Secrets » (consulté le 29 juillet 2017)
  62. « Various - Chacun Cherche Son Chat (Bande Originale Du Film) », sur Discogs (consulté le 29 juillet 2017)
  63. (en) « Chacun cherche son chat (1996) Bande son », sur RingosTrack (consulté le 9 août 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Documents audio et podcast[modifier | modifier le code]

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

  • David Brun-Lambert et Laurent Garnier, Électrochoc : L'intégrale, 1997-2013, Flammarion, (ISBN 9782081294431, présentation en ligne).
  • Raphaël Richard, DJ made in France, Camion Blanc, , 329 p. (ISBN 978-2-35779-340-8)
    L'auteur consacre plusieurs pages à Erik Rug.
  • Didier Lestrade - Chroniques du Dancefloor, Éditions Éditeur Singulier
  • Alexandre Augrand - Une histoire de la Dance Culture De Kingston à Tokyo Éditions Camion Blanc