Éric Donfu

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Éric Donfu
Naissance (55 ans)
Antony, France
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Autres activités
Ancien élu de la ville du Havre

Éric Donfu est un sociologue et écrivain français, né à Antony (Seine) le . Il est président-fondateur de DRS, Dialogues et relations sociales, un atelier d’étude sur les transformations de la société contemporaine et ancien élu (1989-2001) de la ville du Havre (Seine-Maritime).

Biographie[modifier | modifier le code]

Éric Donfu est un sociologue atypique et éclectique. Il a ainsi fondé en 1985, à l’âge 25 ans, un atelier d’études sur la société contemporaine, DRS Dialogues et Relations Sociales, qu’il préside toujours (site www.drsopinion.com [1].)

Sur le plan sociologique, Éric Donfu a été notamment formé par le professeur honoraire de la Sorbonne Joffre Dumazedier. La mère d'Éric Donfu, Claudine Attias Donfut, a mené des travaux sur la sociologie des générations (entre autres, Sociologie des Générations, L’empreinte du temps, PUF, 1988)

Éric Donfu est ancien collaborateur de cabinets ministériels, élu municipal de la Ville du Havre durant douze ans, adjoint au maire chargé des affaires économiques (1989/1995), président du groupe socialiste au conseil municipal (1995-2001), candidat aux élections municipales, cantonales, régionales et législatives. Il est très impliqué dans le développement économique et dans la lutte contre les pollutions marines et la marée noire. En 2003, il a créé un parfum, nommé « Révoltée de Agalites ».

En 2002, Éric Donfu a créé le festival du mot et du son nouveau XYZ, qu’il préside. Celui-ci célèbre chaque troisième jeudi de novembre le « mot inventé de l’année » autour du beaujolais nouveau, en hommage à Raymond Queneau, René Fallet, Boby Lapointe et Jean Paulhan, et ouvert aux jeunes et moins jeunes artistes qui font vivre la langue française (citation ?). Ses travaux s’orientent aussi vers l’alimentation, les sciences cognitives et les nouvelles technologies de l’information.

Depuis janvier 2010, Éric Donfu est chargé de cours en sociologie de l'opinion à l'université Paris VII Denis Diderot. Il enseigne dans le cadre du master "Métiers des Etudes, du Conseil et de l'Intervention" (MECI).

Études et idées[modifier | modifier le code]

Pour Éric Donfu, la société des individus doit trouver un nouveau « processus civilisateur », selon le mot de Norbert Elias, et celui-ci ne peut venir que d'un travail sur l'homme et ses réseaux.

« Tout au long d'un cycle de vie plus long et plus morcelé par des marqueurs de vies l'individu doit établir un rapport intime avec son propre être, nécessaire à chacun pour produire sa propre individualité. Voilà pourquoi notre société s'organise autour d'individualités en groupe, de solitudes dans le couple comme dans l'entreprise ou de foules solitaires. Tout est propice à la création d'un lien, d'un sens, même le fait de recréer des normes et des traditions pour se rassurer ou mieux s'en détacher. Le repli vers la sphère privée doit être décrypté faute de menacer l'enthousiasme collectif nécessaire à la réalisation de projets à l'échelle des problèmes et des défis contemporains de toute échelle. »

L’étude des liens familiaux a conduit Éric Donfu à approfondir les nouveaux rôles et les places de la grand-mère dans la sphère familiale. Dans ses études sur le couple, Éric Donfu a étudié les nouveaux rapports à l’argent, les nouveaux critères de rupture, les différences de conception de l’éducation selon les générations.

IL a élargi ses travaux sur les conflits de génération au sein de l’entreprise, et notamment sur la situation des salariés de plus de 45 ans ayant une présence de plus de dix ans dans des structures soumises à la compétitivité. Son étude a notamment évalué les capacités de valorisation, d’évolution, de compréhension et de rebonds de cadres jugés en décalage avec l’évolution de leur propre poste.

Il a également travaillé sur le nouveau rapport à la mort et à la violence dans les sociétés contemporaines ou le virtuel l’emporte sur le réel. Il a mis mettant en lumière la nécessité d’intégrer les pulsions humaines dans de nouveaux espaces d’expressions positive (Mieux vaut mort qu’invalide, 2008)

Citations[modifier | modifier le code]

« L’éducité est (donc) potentiellement autant une technique qu’une éthique de la communication. Elle permet à l’individu qui reçoit le message de se saisir d’un « mode d’emploi » lui permettant de s’insérer lui-même dans un système dont il est l’acteur. L’éducité doit déclencher le désir de s’instruire par soi-même, en s’informant ou en se divertissant. »

La leçon de Condorcet. Paris, l'Harmattan, p. 37

« J’ai comparé un jour la relation à la mère à l’attraction d’un « méroir ». Néologisme forgé pour exprimer ce couloir plus ou moins long, ce lien psychique plus ou moins souple reliant à la mère, à la fois miroir et mouroir, espoir et mémoire. (…) Cette relation reflète donc les ambivalences de la vie et de la mort. Ce méroir que chacun a en soi est aussi une profonde source d’énergie créatrice  »

Oh ! mamie boom. Paris, Jacob-Duvernet, p. 47

« Chaque mémoire vivante est comme un fil vers le passé qui se délie dans l’iris du conteur. Et comment quarante ans après ne pas embarquer sur le tapis volant des filles de mai ? Comment ne pas réécrire cet évènement ô combien célébré aujourd’hui, avec les lunettes neuves et encore imprécises de l’égalité hommes-femmes, sans parler de parité ? Car les femmes sont non seulement à l’origine mais aussi à la conclusion du vaste cycle des bouleversements et des transformations de la société comme de la famille, attribuées à tort ou à raison au marqueur de vie qu’est mai 68. »

Ces jolies filles de mai Paris, Jacob-Duvernet, page 21

Bibliographie indicative[modifier | modifier le code]

  • La leçon de Condorcet, Une conception de l’éducation pour tous nécessaire à une République, coll. avec Joffre Dumazedier Éditions L’Harmattan, Paris, 1994, 206 pages
  • Oh ! mamie boom, éditions Jacob-Duvernet, Paris, 2007, 395 pages
  • Ces jolies filles de mai éditions Jacob Duvernet, Paris, 2008, 195 pages plus un cahier photo de 8 pages
  • I Love ma grand-mère éditions Prisma, Paris, 2011, 240 pages

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]