Éric Baudelaire

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Éric Baudelaire
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Éric Baudelaire, né à Salt Lake City en 1973, est un artiste et cinéaste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Éric Baudelaire est né aux États-Unis, à Salt Lake City en 1973[1]. Il passe son enfance entre la France et les États-Unis où il termine ses études supérieures, obtenant un diplôme en sciences politiques à l'université Brown située à Providence, dans l’État de Rhode Island[2].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il travaille comme chercheur au Harvard Kennedy School of Government[3].

En 2000, un voyage en compagnie de l'écrivain Dov Lynch[4] dans trois entités d'ex-URSS marque sa transition vers le champ des arts visuels[5]. En Abkhazie, entité ayant déclaré en 1992 son indépendance de la Géorgie, Éric Baudelaire réalise un premier travail photographique intitulé États Imaginés[6] qui paraît sous forme de livre en 2005 aux éditions Actes Sud[7].

Lors d'une résidence à la Villa Kujoyama à Kyoto en 2008[8], Éric Baudelaire réalise deux films courts, [sic][9] et The Makes[10], tous deux sélectionnés au festival international du film de Rotterdam[11]. Au Japon, il débute également une recherche sur l'Armée rouge japonaise qui aboutit avec un premier long métrage, L'Anabase de May et Fusako Shigenobu, Masao Adachi et 27 années sans images[12]. Reprenant la notion d'Anabase d'après Xénophon, le film retrace l'histoire d'un groupuscule terroriste japonais dont les membres ont quitté Tokyo pour Beyrouth pendant les années 1970, avant de revenir à Tokyo en 2000[13]. Le récit est raconté par Mei Shigenobu, fille de la fondatrice de l'Armée rouge japonaise, et Masao Adachi, cinéaste expérimental de la nouvelle vague japonaise, qui a rejoint la lutte armée pour la cause palestinienne au Liban. Le film est sélectionné au festival international de cinéma de Marseille (FID Marseille)[14] et gagne le prix du jury au festival DocLisboa[15]. Le film est également présenté au Centre Pompidou, dans le cycle « Vidéo et après »[16].

La collaboration entre Éric Baudelaire et Masao Adachi donne lieu à un second film, The Ugly One[17], en 2013. Adachi étant interdit de quitter le territoire japonais, Baudelaire lui commande un scénario pour un film qu'il tourne à Beyrouth, et pour lequel Adachi lui envoie des pages de dialogue chaque matin du tournage. Le film retrace l'histoire de deux personnages ayant perdu la mémoire pendant la guerre civile libanaise, et bascule dans une forme expérimentale lorsque le scénario d'Adachi se révèle impossible à tourner[18]. Le film est sélectionné au festival de Locarno[19] en 2013, et il est présenté sous forme d'installation à la Triennale de Yokohama[20].

En 2014, Baudelaire retourne en Abkhazie pour réaliser Letters to Max[21]. Le film est basé sur une série de lettres que Baudelaire expédie, depuis Paris, à Maxim Gvinjia ancien ministre des affaires étrangères d'Abkhazie[22]. La correspondance touche à des histoires personnelles et à l'amitié entre Baudelaire et Gvinjia, mais aussi à des questions philosophiques liées au caractère fictif de l'idée d'État-nation, à l'image de ces lettres qui n'auraient pas dû arriver à leur destinataire puisque la France ne reconnaît pas l'état Abkhaze[23]. En 2015, Baudelaire organise l'exposition The Secession Sessions qui comprend des projections du film Letters to Max, une performance de Maxim Gvinjia intitulée The Abkhaz Anembassy[24], et une série de conférences et de discussions auxquelles sont conviés des chercheurs de différents domaines pour aborder des questions liées au sécessionnisme, au nationalisme et aux états non-reconnus. L'exposition débute au Centre d'art Bétonsalon à Paris[25], et se poursuit en Norvège au Bergen Kunsthall[26], aux États-Unis au Berkeley Art Museum / Kadist San Francisco[27], et aux Émirats arabes unis pour la 12e Biennale de Charjah[28] où le projet remporte le prix[29].

Dans Also Known As Jihadi, un long métrage réalisé en 2017, Baudelaire retrace l'itinéraire d'un jeune français qui quitte le Val-de-Marne en 2012 pour rejoindre les rangs du Front al-Nusra en Syrie[30]. Le film est inspiré de A.K.A Seria Killer (1969) de Masao Adachi[31], notamment de la notion de "théorie du paysage" (fûkeiron en japonais), qui propose de filmer les lieux dans lesquels le protagoniste du film a vécu pour y chercher la trace des structures de pouvoir qui ont pu influencer ses actes[32]. Baudelaire s'éloigne du film d'Adachi en rajoutant un deuxième élément : des extraits du dossier judiciaire du protagoniste du film (écoutes téléphoniques, procès-verbaux d'interrogatoires, filatures) qui s'insèrent entre les paysages où il a vécu[33]. Le film est en compétition au Festival international de cinéma de Marseille (FID Marseille), et gagne le grand prix du Festival dei Popoli à Florence[34].

Also Known As Jihadi est au centre d'APRÈS, une exposition monographique d'Éric Baudelaire présentée au Centre Pompidou en septembre 2017[35]. Le projet, dont le titre se réfère implicitement aux événements du 13 novembre 2015 à Paris, propose un agencement d’œuvres, de films et d'une programmation d'événements pour interroger les moyens et les fins de l'art face à l'événement, dans un temps qu'Éric Baudelaire décrit comme « un enchevêtrement constant d'après : après l'événement, après la catastrophe, après le bouleversement des certitudes[36]». L'utilisation hybride de l'espace muséal entre cinéma et art contemporain caractérisant le travail d'Éric Baudelaire, se fait, à cette occasion, avec une sélection d'œuvres issues de la collection du Musée national d'Art moderne (Brancusi, Kurt Schwitters, Robert Filliou, Rosemarie Trockel) qui dialoguent avec le film Also Known As Jihadi[37]. Une programmation quotidienne de rencontres, de projections et de discussions aborde, à travers un abécédaire, des sujets liés aux questionnements de l'exposition : A pour Architecture, C pour Commémorer, H pour Hypnose, J pour Justice, T pour le Temps presse, etc[38].

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 2017 : Also Known As Jihadi, 101 minutes[39]
  • 2014 : Letters to Max, 103 minutes[40]
  • 2013 : The Ugly One, 101 minutes[41]
  • 2011 : The Anabasis of May and Fusako Shigenobu, Masao Adachi et 27 années sans images, 66 minutes[42]
  • 2010 : The Makes, 26 minutes[43]
  • 2009 : [sic], 15 minutes[44]
  • 2007 : Sugar Water, 72 minutes[45]

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • 2017 : APRÈS, Centre Pompidou, Paris, France[46]
  • 2017 : The Music of Ramón Raquello and his Orchestra Witte de With, Rotterdam[47]
  • 2015 : The Ugly One, Ludwig Forum, Aachen, Germany[48]
  • 2015 : The Secession Sessions, UC Berkeley Art Museum / Kadist, San Francisco[27]
  • 2014 : FRMAEOWRK, Fridericianum, Kassel[49]
  • 2014 : The Secession Sessions, Bergen Kunsthall, Bergen[50]
  • 2014 : The Secession Sessions, Bétonsalon, Paris[51]
  • 2014 : Now_Then_Here_Elsewhere, Beirut Art Center, Beyrouth[52]
  • 2012 : The Anabasis of May and Fusako Shigenobu, Masao Adachi and 27 Years without Images, Gasworks, Londres[53]
  • 2011 : The Anabasis of May and Fusako Shigenobu, Masao Adachi and 27 Years without Images, CAC la Synagogue de Delme, Delme[54]
  • 2010 : Hammer projects: Éric Baudelaire, Hammer Museum, Los Angeles[55]
  • 2009 : Anabases (I), Elizabeth Dee Gallery, New York
  • 2009 : Anabases (II), Galerie Greta Meert, Bruxelles
  • 2007 : Circumambulation, Elizabeth Dee Gallery, New York

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

  • 2017 : Whitney Biennial, Whitney Museum of American Art, New York[56]
  • 2017 : Contour Biennale 8, Mechelen
  • 2016 : Le Grand Balcon, Biennale de Montréal 2016, Montréal
  • 2016 : Territories and Fictions, Thinking a New Way of the World, Museo Reina Sofia, Madrid
  • 2016 : Still (the) Barbarians, EVA International, Ireland’s Biennale, Limerick
  • 2015 : The Inoperative Community, Raven Row, Londres[57]
  • 2015 : Sharjah Biennial 12, The past, the present, the possible, Sharjah
  • 2014 : Ghosts, Spies and Grandmothers, Mediacity Biennale SeMA, Séoul
  • 2012 : Modern Monsters / Death and Life of Fiction, 8th Taipei Biennial, Taipei Fine Arts Museum, Taipei[58]
  • 2012 : Mindaugas Triennial, Baltic Triennial of International Art, Vilnius
  • 2012 : A Blind Spot, Documentary Forum II, Haus der Kulturen der Welt, Berlin[59]
  • 2012 : Intense Proximité, La Triennale, Palais de Tokyo, Paris

Prix[modifier | modifier le code]

  • 2017 : Future of Europe Art Prize
  • 2015 : Sharjah Biennial 12 Prize[60]
  • 2014 : SeMA-HANA Award, Mediacity, Séoul[61]
  • 2012 : Audi Talent Awards Art[62]
  • 2005 : Prix de la fondation HSBC pour la photographie[63]

Interviews[modifier | modifier le code]

  • 2017 : Art Basel Film Q&A with Maxa Holler[64]
  • 2017 : Éric Baudelaire : L'Anabase | Vidéo et après | Centre Pompidou[65]
  • 2015 : Doc's Kingdom - Entrevista com Éric Baudelaire @ Canal180[66]
  • 2015 : Q&A with Stoffel Debuysere after Letters to Max screening in Brussels[67]
  • 2014 : Film Society Lincoln Center : Filmmaker Éric Baudelaire discusses The Ugly One[68]
  • 2013 : Festival Punto de Vista – Éric Baudelaire[69]
  • 2012 : Taipei Biennial 2012 – Éric Baudelaire[70]
  • 2011 : Festival dei Popoli, talk about The Anabasis[71]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Eric BAUDELAIRE | Centre national des arts plastiques », sur le site du Centre national des arts plastiques, (consulté le 11 janvier 2018).
  2. (en) « Eric Baudelaire | Brown University - Academia.edu », sur le site de l'université Brown (consulté le 11 janvier 2018).
  3. « Entretien avec Eric Baudelaire », sur le site personnel d'Anne Brunswic, (consulté le 11 janvier 2018).
  4. « Dov Lynch, écrivain irlandais, ancien diplomate, spécialiste de la Russie et des Balkans » [audio], sur le site de la chaîne de radio France Inter, (consulté le 11 janvier 2018).
  5. (en) « Event Horizon - Eric Baudelaire in conversation with Anthony Downey », sur le site Ibraaz Publishing, Contemporary Visual Culture in North Africa and the Middle East, (consulté le 11 janvier 2018).
  6. « Les Etats imaginés d'Eric Baudelaire », sur le site du magazine Les Inrockuptibles, (consulté le 11 janvier 2018).
  7. « Etats imaginés | Actes Sud », sur le site de la maison d'édition Actes Sud (consulté le 11 janvier 2018).
  8. « Villa Kujoyama | Eric Baudelaire », sur www.villakujoyama.jp (consulté le 11 janvier 2018)
  9. (en) « [sic] », IFFR,‎ (lire en ligne)
  10. (en) « The Makes », IFFR,‎ (lire en ligne)
  11. « Eric Baudelaire », sur filmfestivalrotterdam.com (consulté le 8 mars 2017)
  12. (en) « Changed States », sur frieze.com (consulté le 11 janvier 2018)
  13. « L'Anabase de May et Fusako Shigenobu, Masao Adachi et 27 années sans images de Eric Baudelaire - () - Film - Documentaire - L'essentiel - Télérama.fr » (consulté le 11 janvier 2018)
  14. « FIDMarseille - Festival international de cinéma - International film festival », sur fidmarseille.org (consulté le 11 janvier 2018)
  15. (pt) Global Media Group, « DocLisboa - Longa-metragem de Wang Bing vence no 10.º Doclisboa », DN,‎ (lire en ligne)
  16. Centre Pompidou, « Eric Baudelaire : L'Anabase | Vidéo et après | Centre Pompidou », (consulté le 8 mars 2017)
  17. « The Ugly One de Eric Baudelaire », sur MK2 (consulté le 11 janvier 2018)
  18. « Locarno, palmarès sans tache », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  19. « The Ugly One », sur pardo.ch (consulté le 11 janvier 2018)
  20. (en) « Yokohama Triennale 2014 'Art Fahrenheit 451: Sailing Into The Sea Of Oblivion' », Ocula,‎ (lire en ligne)
  21. (en) Leslie Felperin, « Letters to Max review – rarefied but affecting doc about modern pen-pals », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne)
  22. « Letters to Max | Documentaire sur grand écran », sur www.docsurgrandecran.fr (consulté le 11 janvier 2018)
  23. « AGAINST THE PRESENT Selections from FID Marseille 2014 », sur The Brooklyn Rail (consulté le 11 janvier 2018)
  24. KADIST, « Secession Session 1: The Anembassy is Open (FULL VERSION) », (consulté le 11 janvier 2018)
  25. (en) Béton Salon, « Bétonsalon - Centre d'art et de recherche », sur Bétonsalon (consulté le 11 janvier 2018)
  26. (de) Agnieszka Gratza, « Agnieszka Gratza on Eric Baudelaire’s “The Secession Sessions” », artforum.com,‎ (lire en ligne)
  27. a et b (en) « The Secession Sessions – Kadist », sur kadist.org (consulté le 11 janvier 2018)
  28. « projects - Sharjah Art Foundation », sur sharjahart.org (consulté le 11 janvier 2018)
  29. « news - Sharjah Art Foundation », sur sharjahart.org (consulté le 11 janvier 2018)
  30. « ALSO KNOWN AS JIHADI », sur www.fidmarseille.org (consulté le 11 janvier 2018)
  31. « A.K.A. Serial Killer » (consulté le 11 janvier 2018)
  32. « A Beaubourg, Baudelaire s'attaque au djihad - Sortir - Télérama.fr », Télérama.fr,‎ (lire en ligne)
  33. (en) « The Reality-Based Community - Journal #83 June 2017 - e-flux », sur www.e-flux.com (consulté le 11 janvier 2018)
  34. (it) « Festival dei Popoli 58 – Also Known as Jihadi, di Eric Baudelaire », sentieriselvaggi.it,‎ (lire en ligne)
  35. « Eric Baudelaire dans les ornières d’un jihadiste », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  36. « Arts. Éric Baudelaire, après le bouleversement des certitudes », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  37. « "Après" d’Eric Baudelaire au Centre Pompidou : un art des temps violents », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)
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  69. festivalpuntodevista, « Entrevista a Eric Baudelaire. Versión original - inglés », (consulté le 12 janvier 2018)
  70. Liao Maggie, « TAIPEI BIENNIAL 2012 - Eric Baudelaire », (consulté le 12 janvier 2018)
  71. arte interattiva, « Intervista a Eric Baudelaire. THE ANABASIS », (consulté le 11 janvier 2018)