Erasmus Darwin

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Erasmus Darwin
Portrait of Erasmus Darwin by Joseph Wright of Derby (1792).jpg
Erasmus Darwin par le peintre Joseph Wright of Derby (1792).
Biographie
Naissance
Décès

Drapeau de l'Angleterre Breadsall, près de Derby
Nationalité
Formation
Activités
Langue d'écriture
Père
Robert Darwin of Elston (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Elizabeth Hill (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Robert Waring Darwin (en)
William Alvey Darwin (d)
Anne Darwin (d)
John Darwin (d)
Susannah Darwin (d)
Elizabeth Darwin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Mary Howard (d) (depuis )
Elizabeth Colyear (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Charles Darwin (en)
Henry Darwin (d)
John Darwin (d)
Emma Georgina Elizabeth Darwin (d)
Harriet Darwin (d)
Susanna Parker (d)
Mary Parker (d)
Lucy Swift (d)
Frances Ann Violetta Galton (d)
William Alvey Darwin (d)
Robert Darwin
Edward Darwin (d)
Francis Sacheverel Darwin (en)
Elizabeth Darwin (d)
Erasmus Darwin (d)
William Alvey Darwin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Membre de

Erasmus Darwin (, Elston, Nottingham, Breadsall, Derby) est un poète, médecin, botaniste et inventeur britannique. 70 ans avant les travaux de son petit-fils Charles Darwin — face au créationnisme alors dominant —, il amorce de façon significative les réflexions sur l'origine de la vie et son évolution.

Biographie[modifier | modifier le code]

Médecin, il exerce son art avec un grand succès à Lichfield. On a de lui un poème célèbre, le Jardin botanique, 1781, divisé en deux parties, intitulées : l'Économie de la végétation et les Amours des plantes[note 1], et un ouvrage fort original, la Zoonomie ou Lois de la vie organique, 1794[note 2] : il y classe les maladies de l'homme d'après une méthode analogue à celle adoptée par Carl von Linné pour les plantes, et les explique toutes par l'excitabilité, comme Thomas Brown.

Dans cet ouvrage, de même que dans le poème posthume The Temple of Nature, il expose des idées évolutionnistes. Sa curiosité le conduit à s'interroger sur les raisons de la présence de coquillages fossilisés présents au fond des mines ainsi que sur le développement des bactéries qu'il observe au microscope. Il en vient à remettre en cause la doctrine alors dominante du créationnisme.

Il fait jouer un rôle à la sélection sexuelle[1] dans l'évolution des espèces[2], idée que son célèbre petit-fils soutiendra lui aussi.

Il est aussi franc-maçon[3].
Également inventeur dans divers domaines, il laisse cependant d'autres s'attribuer certaines de ses inventions, craignant pour sa réputation en tant que médecin. On lui attribue ainsi :

Erasmus Darwin a également mené des recherches sur les nuages.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Jardin botanique (Botanic Garden, 1781), divisé en deux parties : L'Économie de la végétation et les Amours des plantes. [1]
  • A System of Vegetables (entre 1783 et 1785)
  • The Families of Plants (1787)
  • La Zoonomie ou Lois de la vie organique (Zoonomia, 1794).
  • A plan for the conduct of female education in boarding schools (1797)
  • The Temple of Nature, poème scientifique posthume.

Galerie[modifier | modifier le code]

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Erasmus Darwin a été mis en scène comme « détective de l'occulte » dans plusieurs nouvelles fantastiques de Charles Sheffield parues entre 1978 et 2003, et dont la plupart ont été regroupées en français sous le titre Le Démon de Malkirk. L'Extraordinaire Dr Darwin. Accompagné de son acolyte, le colonel Jacob Pole, il enquête sur un animal-tueur immortel, un trésor englouti dans le Loch Ness, les travaux alchimiques d'Isaac Newton et autres énigmes de l'étrange[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La 2e partie a été traduite par Joseph Philippe François Deleuze, 1799.
  2. Traduit en français, par Kluyskens, 1813.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « The final course of this contest among males seems to be, that the strongest and most active animal should propogate [sic] the species which should thus be improved. » Cité sur le site de l'université de Californie-Berkeley.
  2. Thomas Pradeu, « Philosophie de la biologie », dans Anouk Barberousse, Denis Bonnay et Mikaël Cozic (dir.), Précis de philosophie des sciences, Paris, Vuibert, 2011, p. 380 (ISBN 978-2-7117-2070-5).
  3. (en) Biographie, freemasonry.bcy.ca.
  4. « Le Démon de Malkirk » sur le site NooSFere (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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