Equisetum telmateia

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Equisetum telmateia
Description de cette image, également commentée ci-après

Tiges stériles d'Equisetum telmateia

Classification
Règne Plantae
Division Equisetophyta
Classe Equisetopsida
Ordre Equisetales
Famille Equisetaceae
Genre Equisetum

Nom binominal

Equisetum telmateia
Ehrh., 1783

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Equisetum telmateia, aussi appelée grande prêle ou grande queue-de-cheval, est une espèce végétale de la famille des Equisetaceae.

Description[modifier | modifier le code]

Verticille de rameaux situé sous la gaine dentée correspondant aux feuilles
Tiges fertiles de grande queue-de-cheval

Elle est nettement reconnaissable des autres espèces de prêles par sa grande taille, pouvant atteindre 2 mètres. Cette plante présente deux types de tiges : les tiges fertiles et les tiges stériles. Dans les deux cas, les feuilles sont réduites à des simples collerettes situées au niveau des nœuds des tiges et rameaux, sous forme d'une courte gaine dentée. Chez cette espèce, cette gaine porte de 20 à 30 dents[1], de couleur sombre (voir photo ci-contre).

Appareil végétatif[modifier | modifier le code]

Les tiges stériles sont épaisses et creuses en leur centre. Elles présentent de 20 à 40 fines côtes longitudinales à leur surface[1]. Elles portent des verticilles de rameaux au niveau de ses nœuds, verticilles qui se forment en dessous des collerettes de feuilles.

Appareil reproducteur[modifier | modifier le code]

Les tiges fertiles ne sont jamais ramifiées et ne présentent donc pas de verticilles de rameaux. Elles portent un gros épi terminal, de forme oblongue, allongée. Constitué de sporangiophores (structure portant des sporanges) disposés en verticille et pédonculés, ils produisent des spores vertes.

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Cette plante se trouve dans les bosquets et fourrés humides, certaines prairies humides, dans les fossés, au bord des sources et des ruisseaux ombragés, et même, plus anecdotiquement, sur les crans des falaises littorales calcaires. Elle est notamment présente dans certains types de mégaphorbiaies en situation diverse sur des sols argileux ou limoneux, plutôt alcalins, humides, assez riches en nutriments ou en calcaire, en compagnie de l'épilobe hérissé, du roseau commun, du liseron des haies, de l'eupatoire chanvrine, la grande ortie, la reine-des-prés et les autres plantes typiques des mégaphorbiaies[2],[3].

Elle est présente dans tous les départements de France métropolitaine[4].

Rôle écologique[modifier | modifier le code]

Sa consommation peut amener à des troubles digestifs, neurologiques et musculaires pour le bétail, en particulier pour les chevaux, en raison de la présence de thiaminase inhibant la production de vitamine B1[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b R. Auger, J. Laporte-Cru, Flore du domaine atlantique du Sud-ouest de la France et des régions des plaines, CNDP, , 516 p. (ISBN 2 86617 225 6), p. 41
  2. CATTEAU, DUHAMEL et al., Guide des végétations des zones humides de la région Nord-Pas-de-Calais, Centre régional de phytosociologie agrée du conservatoire botanique national de Bailleul, 2009, section "Mégaphorbiaies", pages 392-393
  3. Flore forestière française. Tome 1, plaines et collines, Institut pour le Développement Forestier, 2009, page 199
  4. Référence Tela Botanica (France métro) : Equisetum telmateia Ehrh., 1783 (fr)
  5. Toxicité pour les Chevaux des Espèces du Genre Equisetum| http://www.omafra.gov.on.ca/french/livestock/horses/facts/07-038.htm

Liens externes[modifier | modifier le code]

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