Epipedobates anthonyi

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Epipedobates anthonyi est une espèce d'amphibiens de la famille des Dendrobatidae[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Cette espèce est nommée en l'honneur du mammalogiste Harold Elmer Anthony qui a découvert l'holotype[2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Epipedobates anthonyi
Epipedobates anthonyi

Les mâles mesurent de 19,0 à 24,5 mm et les femelles de 21,5 à 26,5 mm[3].

Epipedobates anthonyi produit un mucus toxique sur la peau, qui contient de l'épibatidine (un alcaloïde)[3]. La résistance de cette grenouille à son propre venin est due à des mutations du gène codant le récepteur ordinairement sensible à la toxine[4].

Écologie et comportement[modifier | modifier le code]

Alimentation[modifier | modifier le code]

Les adultes se nourrissent de petits arthropodes, principalement d'insectes[3].

Reproduction[modifier | modifier le code]

La femelle pond de 15 à 40 œufs de 2 mm de diamètre environ. Ils sont déposés sur la litière de feuilles. Le mâle surveille les œufs pendant 2 semaines jusqu'à ce qu'ils éclosent. Il les humidifie régulièrement et les défend contre les prédateurs. Après l'éclosion, le mâle transporte sur son dos les têtards jusqu'à un cours d'eau. Les têtards finiront seuls leur développement[3].

Habitat et répartition[modifier | modifier le code]

Cette espèce se rencontre de 150 à 1 400 m d'altitude sur le versant Ouest de la cordillère Occidentale en Équateur[5] dans les provinces d'Azuay, de El Oro et de Loja, et au Pérou dans les régions de Piura, de Tumbes et d'Ancash.

C'est une espèce terrestre qui vit dans les forêts tropicales sèches et les plaines humides[3].

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Elle a été relevée de sa synonymie avec Epipedobates tricolor par Schulte en 1999[6] ou elle avait été placée par Henle en 1992[7],[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • Noble, 1921 : Five new species of Salientia from South America. American Museum novitates, no 29, p. 1-7 (texte intégral).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Amphibian Species of the World, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. Noble, 1921 : Five new species of Salientia from South America. American Museum novitates, no 29, p. 1-7 (texte intégral).
  3. a, b, c, d et e AmphibiaWeb, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  4. (en) R. D. Tarvin, C. M. Borghese, W. Sachs, J. C. Santos, Y. Lu Y, L. A. O'Connell, D. C. Cannatella, R. A. Harris et H. H. Zakon HH, « Interacting amino acid replacements allow poison frogs to evolve epibatidine resistance », Science, vol. 357, no 6357,‎ , p. 1261-1266 (DOI 10.1126/science.aan5061).
  5. description de Epipedobates anthonyi avec cartographie.
  6. Schulte, 1999 : Pfeilgiftfrösche. Artenteil—Peru Karl Hauck.
  7. Henle 1992 : Zur Amphibienfauna Perus nebst Beschreibung eines neuen Eleutherodactylus (Leptodactylidae). Bonner Zoologische Beiträge, vol. 43, no 1, p. 79-129 (texte intégral).
  8. Graham, Ron, Santos, Schneider & Moritz, 2004 : Integrating phylogenetics and environmental niche models to explore speciation mechanisms in dendrobatid frogs. Evolution vol. 58, p. 1781-1793 (texte intégral).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]