Environnement en Norvège

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L'environnement en Norvège est l'environnement (ensemble des éléments - biotiques ou abiotiques - qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins) du pays Norvège.

La biodiversité en Norvège[modifier | modifier le code]

Milieux, faune et flore[modifier | modifier le code]

Delta de Fetsund où le Glomma débouche dans le lac Øyeren ou Oyern

L’écart de latitude ainsi que la diversité des reliefs et des climats (avec 21 000 km de côtes) a favorisé l’apparition de nombreux habitats. La Norvège est marquée par de hauts plateaux et des montagnes séparées par des vallées fertiles. Les plaines sont petites et dispersées. La côte est profondément découpée et forme de nombreux fjords. Le Glomma est le fleuve principal de Norvège.

La forêt tient une place importante dans l'occupation des sols. En Norvège la forêt est surtout constituée d'épicéas (44%), de pins (31%), de feuillus (25 %). Ceux-ci ont désormais tendance à augmenter par rapport aux résineux. Dans les années 1960, on a planté chaque année près de 100 millions d'épicéas en Norvège[1].

Ce ne sont pas moins de 60 000 espèces différentes qui cohabitent en Norvège et dans les eaux qui la bordent, dont de nombreux insectes et champignons. Environ 40 000 de ces espèces sont répertoriées.

Sur la Liste rouge de l'UICN pour 2006 figurent 3 886 espèces, dont 430 champignons, 90 oiseaux et 25 mammifères. 1 988 espèces sont classées comme en danger de disparition, et 285 comme en danger critique d’extinction, dont le loup gris et le renard arctique. En 2016, alors que la population de loups est estimée entre 65 et 68 bêtes, des commissions locales autorisent la chasse de 47 loups, menaçant ainsi cette espèce d'extinction au niveau national[2].

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parcs nationaux de Norvège.

Les parcs nationaux de Norvège sont au nombre de 41, dont 7 dans l'archipel du Svalbard.

Impacts sur les milieux naturels[modifier | modifier le code]

Activités humaines[modifier | modifier le code]

Pêche[modifier | modifier le code]

Salmoniculture marine en cage, près de Trondheim et Rørvik. Une grande partie des saumons consommés en Europe viennent de Norvège.

Le pays compte plus de 500 entreprises exportatrices de poissons. Il est le deuxième exportateur mondial de poissons après la Chine en 2012, et le sixième producteur en 2015.

En 2012, la Norvège a produit 1,2 million de tonnes de saumons d'élevage. Le pays réalise ainsi 60 % de la production mondiale de saumon d'élevage. Du diflubenzuron (pesticide potentiellement cancérigène) est parfois utilisé dans les élevages ; mais par ailleurs le saumon d'élevage norvégien contient 30 % moins de dioxines et 50 % moins de mercure en 2014 qu'en 2008, d'après un comité scientifique norvégien, et en raison d'un passage à une alimentation végétarienne[3]. En 2016, le saumon d'élevage bio est pointé du doigt : nourri avec plus de farines de poissons pour mieux respecter son régime carnivore, il contient plus de polluants que le saumon d'élevage non bio.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Industries[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Pression sur les ressources[modifier | modifier le code]

Ressource en eau[modifier | modifier le code]

Énergie[modifier | modifier le code]

La centrale de Rånåsfoss (98 MW) sur le fleuve Glomma.

La Norvège compte 1 166 centrales hydroélectriques, qui produisent entre 98 et 99 % de l'énergie électrique du pays.

Pression sur les ressources non renouvelables[modifier | modifier le code]

Le pétrole est la première source de richesse du pays.

Pollutions[modifier | modifier le code]

Les émissions de gaz à effet de serre (GES)[modifier | modifier le code]

La pollution de l'air[modifier | modifier le code]

La pollution de l'eau[modifier | modifier le code]

La Mer Baltique est une des mers les plus polluées au monde en 2013 (dioxines, métaux lourds...).

La gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Impacts de l'urbanisation[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des villes de Norvège.

L'exposition aux risques[modifier | modifier le code]

La Norvège est exposée à de multiples aléas naturels : inondations, tempêtes, incendies, glissements de terrain...

Politique environnementale en Norvège[modifier | modifier le code]

Pêche durable[modifier | modifier le code]

La Norvège a signé la loi sur la mer de la convention des Nations unies et le plan d’application du sommet de Johannesburg de 2002.

Conservation de la biodiversité[modifier | modifier le code]

Le gouvernement norvégien a fait construire une « chambre forte mondiale des semences », où sont stockées plus de 800 000 variétés différentes d'espèces végétales soit plus de 541 millions de graines[4].

Villes durables[modifier | modifier le code]

Les pouvoirs publics locaux ont décidé de faire d'Oslo une ville sans voiture d'ici 2019[5].

Évaluation environnementale globale[modifier | modifier le code]

En 2015, l'organisation Global Footprint Network (GFN) indique que la Norvège est un des 57 pays (sur 181) préservant ses ressources (réserve en biocapacité positive), notamment grâce à sa capacité forestière qui compense largement son empreinte carbone. La biocapacité s'élève à environ 8,4 gha (hectare global par habitant), l'empreinte écologique à 4,77 gha. Seule l'empreinte agricole est supérieure à la capacité agricole[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les forêts de Norvège en forte croissance inexpliquée », sur http://www.norvege-fr.com,‎ (consulté le 9 novembre 2016).
  2. Olivier Truc, « La Norvège autorise la chasse aux loups », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. « Faut-il avoir peur du saumon d'élevage norvégien ? », sur notre-planète.info,‎ (consulté le 18 mai 2016).
  4. Stéphane Foucart, « Au-delà du cercle polaire, dix mille ans d’agriculture dans une « chambre forte » », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  5. Yohan Demeure, « Oslo pourrait devenir la première capitale sans voitures en 2019 », sur http://citizenpost.fr,‎ (consulté le 24 août 2016).
  6. Nicolas Enault, « CARTES. Cinq planisphères pour comprendre pourquoi l'humanité vit au-delà des capacités de la Terre », francetvinfo.fr,‎ (lire en ligne).