Environnement en Italie

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L'environnement en Italie est l'environnement (ensemble des éléments - biotiques ou abiotiques - qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins) du pays Italie.

La biodiversité en Italie[modifier | modifier le code]

Milieux, faune et flore[modifier | modifier le code]

Faucons crécerellettes, présents par milliers à Matera[1].

L'Italie est un pays au relief varié : le centre de la péninsule et le nord du pays sont occupés par des chaînes de montagnes, les Apennins et la face interne de l'arc alpin ; au nord se trouve également la plaine du . La façade littorale est très importante. L'Italie est ouverte sur la mer Adriatique à l'est, la mer Tyrrhénienne à l'ouest, la mer Ionienne au Sud et la mer Ligure au nord-ouest ; elle englobe de nombreuses îles dont les principales sont la Sicile et la Sardaigne. Le climat est méditerranéen, avec des nuances (climat subtropical humide à climat montagnard).

Les ours et les loups sont présents sur le territoire, par exemple au niveau du Parc national des Abruzzes[2].

Zones protégées[modifier | modifier le code]

L'Italie compte plusieurs Parc nationaux dont le plus grand est le Pollino[1]. Le Sud compte davantage d’espaces protégés que le Nord[3].

Réseau européen Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 rassemble des sites naturels ou semi-naturels de l'Union européenne ayant une grande valeur patrimoniale, par la faune et la flore exceptionnelles qu'ils contiennent.

En décembre 2018, l'Italie comptait 2 613 sites dont :

La superficie totale est de 64 124 km2, ce qui représente 19 % de la surface terrestre et marine du territoire de l'Italie[4].

Cartographie des sites Natura 2000 de l'Italie[modifier | modifier le code]

Impacts sur les milieux naturels[modifier | modifier le code]

Activités humaines[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Agriculture en Italie.

La plaine du est une riche zone agricole. Les autres plaines sont situées sur le littoral. Longtemps marécageuses, elles ont été drainées et amendées pour permettre le développement de l'agriculture et du tourisme.

Les principales productions agricoles du pays sont le maïs, avec 10,6 millions de tonnes ; la viticulture, avec 9,3 millions de tonnes (premier producteur de vin au monde en 2015[5]) ; et le riz (premier producteur européen).

Le cheptel italien comprend 6 millions de bovins, 8,6 millions de porcs, 6,8 millions de moutons et de 0,9 million de chèvres. Sur les hauteurs des Abruzzes, le pastoralisme est toujours bien présent, et cohabitent avec les grand mammifères sauvages. Les troupeaux sont protégés des ours et loups par l'importance du nombre de chiens de berger, et par des enclos entourés de fils électriques la nuit[2].

Chasse et braconnage[modifier | modifier le code]

En Méditerranée, les oiseaux chanteurs sont chassés, piégés, tués et mangés. La survie des passereaux dépend en partie de la suppression de la chasse illégale. Des gardes forestiers sont membres d’une unité spéciale de la police dédiée à la lutte antibraconnage[6].

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : transport en Italie.

Pour faciliter les liaisons nationales et internationales, les autorités ont fait de nombreux aménagements. 8 000 km d’autoroute ont été construits. L'équipement des cols et le percement de grands tunnels comme ceux du Mont-Blanc ou du Fréjus relient l'Italie au reste de l'Europe.

La pratique du vélo est très répandue.

Pression sur les ressources non renouvelables[modifier | modifier le code]

Le méthane présent dans le sous-sol de la plaine du Pô est la seule source d'énergie fossile présente en Italie.

Pollutions[modifier | modifier le code]

Les émissions de gaz à effet de serre (GES)[modifier | modifier le code]

En 2012, les émissions de gaz à effet de serre (GES) étaient de 431.77 MTCO2, soit 0,94 % des émissions mondiales.

La pollution de l'air[modifier | modifier le code]

Plus de 15 des 30 villes européennes dont l’air est le plus pollué se trouvent en Italie. Par contre, l'émissions de certains polluants (NOx, SOx,...) a baissé de 1990 à 2010[3].

La pollution de l'eau[modifier | modifier le code]

Les infrastructures liées à l’eau sont vieillissantes.

De nombreuses nappes phréatiques sont polluées et surexploitées[3].

Dans la partie Sud de l'Italie, les cours d’eau sont davantage pollués par le phosphore et les nitrates[3].

La gestion des déchets[modifier | modifier le code]

En 2013, l'OCDE indique que la production de déchets municipaux a augmenté plus vite que le PIB. Par contre, depuis 2002, la valorisation des matières et le volume de déchets municipaux traités augmente. Environ 15 000 décharges, dont beaucoup de décharges sauvages, contribuent à la pollution des sols[3].

L'Italie est le troisième pays consommateur d'eau en bouteille au monde en 2015, après le Mexique et la Thaïlande, ce qui génère une quantité importante de déchets.

Impacts de l'urbanisation[modifier | modifier le code]

L'exposition aux risques[modifier | modifier le code]

L'Italie est exposée à de multiples aléas naturels : séismes, inondations, tempêtes, incendies, glissements de terrain, sécheresses et canicules...

Un tiers des Italiens vivent dans des zones à fort risque sismique.

Le Vésuve et la région volcanique des champs Phlégréens, actuellement en sommeil, demeurent un risque d'éruption volcanique pouvant concerner l'agglomération de Naples[7].

En 2017, Rome connaît sa pire sécheresse depuis deux cents ans. L'Italie connait cette année-là des records de chaleur, jusqu'à 50°C en Sardaigne.

Politique environnementale en Italie[modifier | modifier le code]

Traités internationaux[modifier | modifier le code]

L'Italie a signé le protocole de Kyoto.

Dans le cadre de la COP 21, l'Italie s'est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % d'ici à 2030 par rapport au niveau de 1990, conformément à l'engagement de l'Union européenne[8].

Énergie[modifier | modifier le code]

Les pouvoirs publics ont augmenté les taxes sur les carburants[3].

Les chaînes de montagnes sont un réservoir d'eau très important et donc un grand fournisseur d'énergie hydroélectrique.

Politiques locales[modifier | modifier le code]

  • Un immeuble-forêt a été construit à Milan puis un autre à Turin (près de 150 arbres)[9].

Évaluation environnementale globale[modifier | modifier le code]

En 2015, l'organisation Global Footprint Network (GFN) indique que l'Italie est un des pays ayant le plus grand déficit écologique. La biocapacité s'élève à environ 1,08 hag (hectare global par habitant), l'empreinte écologique à 4,15 hag. C'est notamment le bilan carbone qui est plus de six fois supérieur à la capacité forestière[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Floriane Dupuis, « L'Italie secrète d'Angelo », Terre sauvage, no 318,‎ , p. 20-39 (ISSN 0981-4140)
  2. a et b « Parc national des Abruzzes : comment les éleveurs cohabitent avec les ours et les loups », sur francetvinfo.fr, (consulté le 5 décembre 2018).
  3. a b c d e et f OCDE, « Italie : la situation de l’environnement s’améliore, mais de nouveaux efforts s’imposent », sur www.ocde.org, (consulté le 3 mars 2016).
  4. https://www.eea.europa.eu/data-and-maps/dashboards/natura-2000-barometer
  5. « L’Italie devient le premier producteur de vin, devant la France », Le Monde Economie,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mai 2016).
  6. David Guttenfelder, « En Méditerranée, les oiseaux chanteurs sont chassés, piégés, tués et mangés. », National Geographic,‎ (lire en ligne, consulté le 24 avril 2019).
  7. Caroline Moréteau, « Catastrophe naturelle : les 10 endroits les plus dangereux de la planète », sur maxisciences.com, (consulté le 23 mai 2016).
  8. Pierre Le Hir, « Les engagements des États encore insuffisants pour limiter le réchauffement climatique à 2 °C », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2015).
  9. « Turin : Un nouvel immeuble comme une jungle urbaine » (consulté le 1er mars 2016).
  10. Nicolas Enault, « CARTES. Cinq planisphères pour comprendre pourquoi l'humanité vit au-delà des capacités de la Terre », francetvinfo.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2015).