Environnement aux Pays-Bas

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L'environnement aux Pays-Bas est l'environnement (ensemble des éléments - biotiques ou abiotiques - qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins) du pays Pays-Bas.

Biodiversité[modifier | modifier le code]

Écosystèmes, faune et flore[modifier | modifier le code]

Landes arborées dans le Veluwe, en été.
Dunes, petite végétation et forêt dense dans le Brabant-Septentrional.
Carte des Pays-Bas hydroliques.

L'altitude moyenne des Pays-Bas est très faible : un quart du territoire est situé sous le niveau de la mer du Nord, qui le baigne à l'ouest et au nord[1]. Les paysages néerlandais typiques sont par ailleurs constitués de « larges rivières coulant paisiblement à travers des plaines sans fin », selon le poète Hendrik Marsman. Les canaux sont nombreux, ainsi que les zones humides.

Le pays est un site importante pour les oiseaux européens, qu'ils soient migrateurs, marins, aquatiques ou oiseau limicoles : oies, bernaches... De même pour les mammifères type loutres, castors[2],...

Zones protégées[modifier | modifier le code]

8 % du territoire est protégé au niveau national[Notes 1],[2].

Impacts sur les milieux naturels[modifier | modifier le code]

Activités humaines[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Une ferme néerlandaise typique.
Serre en verre aux Pays-Bas (Westland).

L'agriculture est pratiquée de manière intensive, et en partie hors-sol. Elle est fortement mécanisée.

Les Pays-Bas produisent ainsi des légumes, des fruits, des champignons mais aussi des fleurs et arbustes. Les champs de tulipes de toutes les couleurs sont un paysage mondialement connu. Le pays est le deuxième exportateur mondial de produits agricoles et alimentaires au monde, derrière les États-Unis[3].

Les tomates, poivrons et concombres sont les principales productions de légumes. La commune de Westland abrite la zone horticole continue sous serres la plus étendue au monde[3].

La grande activité de l'agriculture néerlandaise reste l'élevage qui occupe près de la moitié des exploitations. En nombre d'exploitations, l'horticulture et le maraîchage occupent le deuxième rang.

Industries[modifier | modifier le code]

Le port de Rotterdam est le plus grand port d'Europe.

Transports[modifier | modifier le code]

En campagne, le vélo est l'un des moyens de transport les plus utilisés. Ici, une piste cyclable à Diepenbeek.
Article détaillé : transport aux Pays-Bas.

La pratique du vélo est très répandue. 31 % des habitants utilisent le vélo comme moyen de transport principal[4], et 44 % des déplacements dans la ville d'Amsterdam se font à vélo. En octobre 2008, la ville nouvelle de Houten, qui compte également 44 % des déplacements de moins de 7,5 km en vélo, a été nommée ville du vélo des Pays-Bas.

Le pays comptait, en 2010, environ 8 millions de véhicules. Le réseau autoroutier est très développé, et les embouteillages fréquents. L'étalement urbain a créé une conurbation très étendue qui regroupe Amsterdam, Rotterdam, Utrecht et La Haye, avec une circulation automobile intense.

Le réseau ferré néerlandais comprend 2 809 km de lignes. Plusieurs villes sont dotées d'un tramway ou assimilé, et/ou d'un métro.

Le pays est parcouru par 5 046 km de voies navigables.

Pression sur les ressources non renouvelables[modifier | modifier le code]

Pollutions[modifier | modifier le code]

Émissions de gaz à effet de serre[modifier | modifier le code]

Pollution de l'air[modifier | modifier le code]

Plusieurs sites ne respectent pas les normes européennes en matière de qualité de l'air. L'intense activité routière (autoroute, conurbation...) et l'urbannisation conduisent en effet à une pollution importante.

Pollution de l'eau[modifier | modifier le code]

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Les Pays-Bas sont un des pays d'Europe en surcapacité en termes d'incinération des déchets[5].

Impacts de l'urbanisation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villes des Pays-Bas.
Densité humaine aux Pays-Bas.

L'étalement urbain a créé une conurbation très étendue qui regroupe Amsterdam, Rotterdam, Utrecht et La Haye.

Exposition aux risques[modifier | modifier le code]

Les Pays-Bas sont exposés à de multiples aléas naturels : avant tout, les inondations et submersions marines, mais aussi les tempêtes, incendies, glissements de terrain...

Inondations et submersions marines[modifier | modifier le code]

Les terres littorales sont pour la plupart protégées par des digues construites au fil de l'histoire du pays en raison des nombreuses catastrophes naturelles liées à l'eau recensées. L'Inondation causée par la mer du Nord en 1953 a causé plus de 1 800 décès et conduit à la construction d'un réseau renforcé de digues, avec un système de pompage important (pompes permanentes et pompes d'urgence).

Politique environnementale aux Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Traités internationaux et engagements nationaux[modifier | modifier le code]

Les Pays-Bas ont signé le protocole de Kyoto et participent à la COP 21.

Un vaste plan écologique lancé en 2008 et dénommé « Nouveau climat d'Amsterdam » vise à réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2025, par rapport à leur niveau de 1990.

Le 24 juin 2015, la justice a ordonné à l’État néerlandais de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le pays d’au moins 25 % d’ici à 2020 par rapport à 1990[6]. Ce jugement est décrit comme une première historique pour la justice climatique.

Politique mise en œuvre[modifier | modifier le code]

Submersion marine[modifier | modifier le code]

Les digues sont construites pour gérer des risques sur une période décennale pour les plus petites (digues pour l'agriculture...), mais pour une période centennale pour les digues régionales (400 km de digues) et pour une période équivalente à 10 000 ans pour les remparts de digues de 6 m, au plan national (couvrant une distance de 150 km). Pour faire face à l'augmentation du niveau de la mer, un ambitieux plan d'aménagement est mis en œuvre, avec digues, augmentation du lit majeur de fleuves, bassins de stockage, reconstruction de fermes en haut de buttes, déconstruction d'habitation en zone littoral, relogement et renaturation...

Écoquartiers[modifier | modifier le code]

L'écoquartier Eva Lanxmeer est une référence européenne.

Évaluation environnementale globale[modifier | modifier le code]

En 2015, l'organisation Global Footprint Network (GFN) indique que les Pays-Bas est un des pays ayant le plus grand déficit écologique. La biocapacité par personne s'élève à environ 1,11 hag (hectare global par habitant), l'empreinte écologique par personne à 4,45 hag. C'est notamment le bilan carbone qui est près de trente fois supérieur à la capacité forestière[7].

Le jour du dépassement (date de l’année, calculée par l'ONG américaine Global Footprint Network, à partir de laquelle l’humanité est supposée avoir consommé l’ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en un an) du pays[Note 1] est le 4 mai[8]. Les Pays-Bas sont l'un des pays dont la consommation dépasse le plus les capacités de la planète.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Contre 1 % en France.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Netherlands Guide – Interesting facts about the Netherlands », Eupedia, (consulté le 29 avril 2010)
  2. a et b « Pays-Bas, la migration des oies », Terre Sauvage, no 320,‎ , p. 94
  3. a et b « L’horticulture néerlandaise, ou l’intensivité d’une production poussée à l’excès ? », sur http://emi-cfd.com, (consulté le 14 juin 2016).
  4. (en)BBC - Why is cycling so popular in the Netherlands?
  5. Jeanne Cavelier, « Les surcapacités d'incinération menace le recyclage en Europe », sur novethic.fr, (consulté le 10 novembre 2015).
  6. Moïna Fauchier-Delavigne (à La Haye) et Simon Roger, « Aux Pays-Bas, le premier jalon historique d’une justice climatique. », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 26 juin 2015)
  7. Nicolas Enault, « CARTES. Cinq planisphères pour comprendre pourquoi l'humanité vit au-delà des capacités de la Terre », francetvinfo.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2015).
  8. Frédéric Mouchon, « Jour du dépassement : quelles solutions pour la planète ? », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mai 2019).


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