Environnement au Kenya

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L'environnement au Kenya est l'environnement (« ensemble des éléments - biotiques ou abiotiques - qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins »[1]) du pays Kenya. Situé en Afrique de l'Est, ce pays présente un climat très diversifié et une diversité de milieux, dont une savane historiquement protégée pour les grands mammifères qu'elle abrite. La faune et la flore souffrent du braconnage pratiqué de longue date, ainsi que de la consommation de bois.

Les gouvernements et les habitants se mobilisent pour lutter contre ces dégradations de l’environnement. Le , Wangari Muta Maathai reçoit le prix Nobel de la paix pour « sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix ». Le mouvement de la ceinture verte, qu'elle a initié, a planté plus de trente millions d'arbres en 16 ans, pour prévenir l'érosion du sol. Et en 2016, l’État brûle son stock d'ivoire afin de dissuader les braconniers et de protéger les éléphants vivant sur le territoire.

La biodiversité du Kenya[modifier | modifier le code]

Milieux, faune et flore[modifier | modifier le code]

Carte topographique du Kenya
Accouplement d'éléphants, Kenya
Portrait de deux mâles et d'une femelle lion, dans la réserve du Masaï-Mara, au Kenya

Le Kenya est situé en Afrique de l'Est. Le pays est traversé par le grand rift oriental ; son point culminant est le mont Kenya avec 5 199 m tandis que son plus long cours d'eau est le fleuve Tana. Les deux principaux déserts sont le désert de Chalbi qui s'étend à l'est du lac Turkana et se prolonge en Éthiopie et le désert de Nyiri à l'est du lac Magadi. La côte est bordée par plusieurs récifs coralliens qui, ensemble, ont une superficie de 621 km2. Le climat du Kenya est très diversifié. Le littoral et le bassin du lac Victoria ont un climat chaud et humide de type Climat tropical de savane, tandis que le centre a un climat froid et humide de type Climat montagnard et les régions est et nord ont un climat chaud et sec de type Climat semi-aride.

La savane est un habitat privilégié pour les grands mammifères, mais ils sont menacés : éléphants, girafes, zèbres, lions...

Zones protégées[modifier | modifier le code]

Carte des deux parcs de Tsavo
Voir aussi l'article « Liste des parcs nationaux », section : « Kenya »

Le parc national de Nairobi, créé en 1946 par les colons britanniques, est le plus ancien du Kenya. En 2015, cette réserve naturelle protégée de 117 km2, la seule au monde qui abrite des animaux sauvages au sein d’une capitale, est menacée par la croissance de la ville, l’une des plus dynamiques d’Afrique[2]. les parcs et réserves nationaux représentent 8 % de la surface totale du territoire soit 46 430 km2. Gérés par le Kenya Wildlife Service (KWS)[3], ils sont constitués de :

  • 26 parcs (22 terrestres et 4 marins),
  • 34 réserves (28 terrestres et 6 marines),
  • et 5 sanctuaires.

Cinq de ces zones sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO :

Impacts sur les milieux naturels[modifier | modifier le code]

Activités humaines[modifier | modifier le code]

Exploitation forestière[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Zones forestières et de production du thé

Le Kenya est le premier producteur de thé en Afrique, et le troisième au monde. Il exporte également du café, du tabac, du coton. L'agriculture vivrière s'articule autour de la production de maïs, de sorgho, de pommes de terre, d'haricots, d'arachide, de manioc, de blé, d'ananas, de canne à sucre et de noix de cajou.

L'élevage est important, avec plus de 20 millions de têtes de bétail (bovins, ovins, caprins) et de la volaille.

L'agriculture du pays est tributaire des épisodes fréquents de sécheresse. Des lacs artificiels sont construits afin de permettre un accès des population et du bétail à l'eau, comme le lac artificiel de Chesirimion, mais ce dernier est à sec en 2017[4].

Chasse[modifier | modifier le code]

Une chasse excessive a porté atteinte aux espèces animales sur le territoire.

Pression sur les ressources non renouvelables[modifier | modifier le code]

Pollutions[modifier | modifier le code]

Les émissions de gaz à effet de serre (GES)[modifier | modifier le code]

La pollution de l'air[modifier | modifier le code]

La pollution de l'eau[modifier | modifier le code]

La gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Impacts de l'urbanisation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villes du Kenya.
Vue de Nairobi.
Vue aérienne de Mombasa.

L'exposition aux risques[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Le Kenya est exposé à de multiples aléas naturels :

Les sécheresses, dont celle, majeure, de 2017, sont les conséquences du réchauffement climatique et du phénomène météorologique La Niña[4].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Politique environnementale au Kenya[modifier | modifier le code]

Lutte contre le braconnage[modifier | modifier le code]

En 2016, Le Kenya a mis le feu à environ 105 tonnes d’ivoire dans le but de protéger les éléphants vivant sur le territoire[5].

Accords internationaux[modifier | modifier le code]

Le Kenya n'était pas concerné par le Protocole de Kyoto. La Conférence de Copenhague de 2009 sur le climat est l'occasion de renégocier un accord international sur le climat remplaçant le protocole de Kyoto. Les pays émergents sont alors intégrés au processus.

Acteurs locaux[modifier | modifier le code]

Wangari Muta Maathai recevant un prix national pour ses actions en faveur de la préservation de l'environnement.

Le , Wangari Muta Maathai reçoit le prix Nobel de la paix pour « sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix ». C’est la première femme africaine à recevoir cette distinction. Maathai a fondé le mouvement de la Ceinture verte (Green Belt Movement) en 1977. Ce mouvement, soutenu par les Kényanes à travers le pays, aura planté plus de trente millions d'arbres en 16 ans, pour prévenir l'érosion du sol et améliorer les paysages.

Évaluation environnementale globale[modifier | modifier le code]

En 2015, l'organisation Global Footprint Network (GFN) indique que le Kenya a un léger déficit écologique. La biocapacité par personne s'élève à environ 0,5 hag (hectare global par habitant), l'empreinte écologique par personne à environ 1 hag. C'est notamment l'empreinte de la consommation de bois (environ 0,27 hag) qui est 27 fois plus élevée que la capacité forestière ; le bilan carbone est également légèrement négatif[6].

Si la surface en forêt diminue légèrement, la surface en forêts primaires a été diminuée de plus de moitié en 15 ans, de 1990 à 2005, passant de 766 000 hectares à 322 000 ha[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Environnement », sur Dictionnaire Larousse
  2. Audrey Garric, « Au Kenya, le parc national de Nairobi au bord de l’asphyxie. », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Site web du Kenya Wildlife Service[(en) lire en ligne]
  4. a et b Bruno Meyerfeld, « Au Kenya, la guerre de l’eau enflamme la vallée du Rift », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  5. Bruno Meyerfeld, « Le Kenya brûle son stock d’ivoire contre le braconnage des éléphants. », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. Nicolas Enault, « CARTES. Cinq planisphères pour comprendre pourquoi l'humanité vit au-delà des capacités de la Terre », francetvinfo.fr,‎ (lire en ligne).
  7. (en) FAO, Évaluation des ressources forestières mondiales 2005, <N%20<W?<6NQ? « Couvert forestier au Kenya », sur fao.org, (consulté le 30 avril 2016).

Bibliographie[modifier | modifier le code]