Entre le ciel et l'enfer

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Entre le ciel et l'enfer
Titre original Tengoku to jigoku
Réalisation Akira Kurosawa
Scénario Eijirô Hisaita
Ryūzō Kikushima
Akira Kurosawa
Hideo Oguni
Acteurs principaux
Pays d’origine Japon
Durée 143 minutes (2h23)
Sortie 1963

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Entre le ciel et l'enfer (Tengoku to jigoku) est un film japonais réalisé par Akira Kurosawa, sorti en 1963, avec Toshiro Mifune et Tatsuya Nakadai dans les rôles principaux.

Synopsis[modifier | modifier le code]

A Yokohama, Gondo, actionnaire principal d'une usine de chaussures apprend que son fils a été enlevé. Les preneurs d'otage réclament une rançon. Gondo dispose de cette somme qui devait servir ses intérêts dans l'entreprise. Mais le dilemme se complique lorsqu'il apprend que c'est en fait le fils de son chauffeur qui a été enlevé. Le commissaire Tokura est chargé de gérer la crise.

Commentaire[modifier | modifier le code]

Après le succès de ses deux précédents films de sabre, soit Le Garde du corps (Yojimbo), en 1961, et Sanjuro, en 1962, Akira Kuroisawa revient aux sujets contemporains en s'inspirant pour partie d'un des romans de la série du 87e District (87th Precint) d'Ed McBain.

Le film compte trois parties. La première est centrée sur le personnage de Gondo et son dilemme entre sauver le fils de son chauffeur et assurer l'aisance matérielle de sa famille. La seconde partie se centre essentiellement sur l'enquête policière et le travail des nombreux inspecteurs pour retrouver la trace du ravisseur et permettre à Gondo, devenu très populaire au sein de la population, de retrouver son argent. La troisième partie dans les bas-fonds de la ville est beaucoup plus noire et marque de façon désespérée l'impossible réconciliation entre les riches et les pauvres symbolisée par la superbe scène finale entre le ravisseur, ivre de haine et d'impuissance, et Gondo impavide. Au dernier plan, le rideau se ferme sur ce dialogue avorté.

Le son d'une flûte à coulisse se fait entendre à plusieurs reprises : à chaque fois, par exemple, que Gondo fait glisser la porte-fenêtre de son salon climatisé pour s'exposer à l'atmosphère extérieure et inspirer l'air de la ville ; mais on l'entend aussi lorsque l'inspecteur-chef Tokura a réuni ses hommes pour leur expliquer en quoi va consister leur dernière mission. Le symbole est discret et subtil.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]