Entre-deux-Guiers

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Entre-deux-Guiers
Notre-Dame du Château devant Entre-deux-Guiers, Les Echelles et les Gorges de l'Echaillon.
Notre-Dame du Château devant Entre-deux-Guiers, Les Echelles et les Gorges de l'Echaillon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Chartreuse-Guiers
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Chartreuse
Maire
Mandat
Pierre Baffert
2014-2020
Code postal 38380
Code commune 38155
Démographie
Population
municipale
1 700 hab. (2014)
Densité 161 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 58″ nord, 5° 45′ 03″ est
Altitude Min. 373 m
Max. 1 420 m
Superficie 10,55 km2
Localisation

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Liens
Site web [1]

Entre-deux-Guiers est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Guiérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

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En 1355, le traité de Paris entre le roi de France Jean le Bon et Amédée VI de Savoie (le célèbre Comte Vert) fixe la frontière entre les deux États « sur le Guiers » mais sans préciser s'il s'agit du Guiers Vif ou du Guiers Mort. C'est le début d'une querelle de 400 ans : la querelle de l'Entre-deux-Guiers qui est entre deux États mais aussi entre deux seigneurs (la Commanderie de Les Échelles et les Chartreux).

Les habitants d'Entre-deux-Guiers profitent du statut trouble de leur contrée : contrebande, évitement du fisc, braconnage... c'est aussi l'époque de Mandrin qui écume la région et y recrute certains de ses lieutenants.

En 1760, le traité de Turin entre la France et la Savoie fixe la frontière sur le Guiers Vif : le bourg d'Entre-deux-Guiers devient définitivement français et il est coupé du bourg-mère de Les Échelles par une frontière.

En 1860, la Savoie est rattachée à la France et la frontière est supprimée. C'est une ouverture d'abord physique qui améliore les communications (apparition du premier pont en pierre entre les deux localités puis l'ouverture de la voie ferrée d'intérêt local du Voiron-Saint Béron (VSB) à la fin du XIXe siècle.

Une ouverture économique ensuite avec la mise en place du district industriel du Guiers c'est-à-dire un ensemble de PME dans le secteur du bois (scierie, papeterie, cannes, tourneries, meubles, écrins...) souvent créées par des artisans extérieurs à la région, fonctionnant en réseau à partir de ressources locales du bois, de l'eau et d'une main-d'œuvre rurale en surnombre, ouvertes commercialement sur la France, sur l'Empire et sur l'étranger. Ce district industriel du Guiers atteindra son apogée dans l'entre-deux-guerres.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Entre-deux-Guiers Blason D'or à un chevron d'azur accompagné en pointe d'un monde d'azur surmonté de sept étoiles de sable disposées en demi-cercle ; en chef deux dauphins de gueules, celui de dextre contourné[1].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1794 1800 Antoine Farconnet ... ...
1800 1815 Louis Riondet ... ...
1815 1817 Louis Vachon ... ...
1817 1823 Antoine Farconnet ... ...
1823 1830 Emmanuel Ollier ... ...
1830 1840 Louis Vachon ... ...
1840 1865 Étienne Planet ... ...
1865 1879 André Lacroix ... ...
1879 1880 Claude Auguste Chauten ... ...
1880 1883 André Lacroix ... ...
1883 1888 Noël Philippe ... ...
1888 1892 André Lacroix ... ...
1892 1895 Victor Planet ... ...
1895 1908 Jean Passet ... ...
1908 1909 Henri Thouvard ... ...
1909 1933 Claude Loridon ... ...
1933 1941 Honoré Rey ... ...
1944 octobre 1947 Marius Lanfrey ... ...
octobre 1947 mai 1950 Henri Delporte ... ...
mai 1950 mars 1995 Pierre Rey ... ...
mars 1995 mars 2008 Roland Mollard ... ...
mars 2008 mars 2014 Denis Sejourné ... ...
mars 2014 en cours Pierre Baffert   Professeur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 700 habitants, en diminution de -2,41 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 166 1 136 1 035 1 323 1 739 1 777 1 717 1 760 1 666
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 632 1 333 1 401 1 370 781 791 801 825 925
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
964 953 994 1 148 1 228 1 369 1 358 1 255 1 384
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 454 1 529 1 501 1 459 1 544 1 477 1 587 1 742 1 700
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

  • un court de tennis extérieur

Industrie[modifier | modifier le code]

  • Station de recompression du réseau de gaz naturel
  • Multibase (société process chimiques)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • le manoir de La Tour, peut-être ancienne possession des Chartreux[6]
  • le manoir ou château du Grépon est indiqué sur la carte de Cassini de 1650. Aujourd'hui disparu, ce serait difficile de l'identifier avec la maison bourgeoise du XIXe siècle du hameau homonyme[6]
  • anciennes maisons[6]
  • L'église
  • le monument aux morts, de 1920, à la mémorie de : 46 soldats de 1914-1918 ; 8 soldats de 1939-1945 ; et 1 soldat de la guerre d'Indochine 1945-1954 Algérie-Maroc-Tunisie.
  • vestiges du bourg castrale et du château fort de la Commanderie des Echelles, sur la colline du Menuet[6]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • un cinéma
  • une bibliothèque

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la commune d'Entre deux Guiers.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. a, b, c et d Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 275-277

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]