Enter the Void

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Soudain le vide

Enter the Void
Soudain le vide
Description de cette image, également commentée ci-après
Gaspar Noé répondant aux questions à propos de son film au Festival international du film de Toronto en 2009

Titre original Enter the Void
Réalisation Gaspar Noé
Scénario Gaspar Noé
Lucile Hadzihalilovic
Acteurs principaux
Sociétés de production Wild Bunch
Les Cinémas de la Zone
Fidélité Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau du Canada Canada
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Drame fantastique
Durée 161 minutes
Sortie 2009


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Enter the Void ou Soudain le vide en Belgique est un film écrit et réalisé par Gaspar Noé, avec Nathaniel Brown et Paz de la Huerta, sorti en 2009. Il a été présenté en compétition au Festival de Cannes 2009.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Oscar et sa sœur Linda habitent depuis peu à Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue alors que Linda est stripteaseuse dans une boîte de nuit. Un soir, dénoncé par un de ses clients et ami, Oscar est abattu par la police dans les toilettes d'un bar. Alors que son âme se détache de son corps, Oscar se souvient de sa promesse jadis faite à sa sœur de ne jamais l'abandonner. Commence alors une longue errance de l'esprit à travers Tokyo…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : Version française (V. F.) sur le site d’AlterEgo (la société de doublage[4])

Réception critique[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

Si le site en ligne Critikat reconnaît au réalisateur « une certaine science dans la manipulation du spectateur », il déplore ses «  procédés de mise en scène tapageurs » regrettant que « l’art et la manière dont fait preuve Gaspar Noé sont [...] ceux de l’esbroufe »[5]. Plus sévères, les Inrocks qui tout en notant une caméra virtuose critiquent la « profonde vacuité philosophique » du film et « sa nullité dramaturgique »[6]. Le Monde guère plus indulgent, souligne un « mélange d'invention débordante et de puérilité » et « une volonté potache de provocation »[7].

Spectateurs[modifier | modifier le code]

Le film est noté 6,710 sur le site agrégateur SensCritique, d'après les retours de plus de 17 000 spectateurs en .

Production[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

Gaspar Noé s'est inspiré du Bardo Thödol, ou Livre tibétain des morts. Dans un entretien[8] donné à Julien Hairault pour le site Versusmag, il raconte :

«  Je me suis aussi beaucoup inspiré d’un Livre des morts tibétain – celui dont on parle dans le film, que j’ai découvert à l’âge de 18 ans, à une époque où je lisais beaucoup de choses au sujet de la mort et de la réincarnation. Je me suis vraiment énormément renseigné sur ce livre, apprenant au passage qu’il avait aussi beaucoup inspiré Philip K. Dick, et j’ai décidé d’adopter sa structure au moment de la mort d’Oscar. Ce livre parle du voyage de l’esprit qui s’effectue entre la mort et la réincarnation, un voyage censé durer 49 jours. Je n’ai pas été fidèle à 100 % au bouquin, mais j’ai quand même tenu à bien mettre en scène ce voyage astral totalement dysfonctionnel et lumineux, d’où l’importance, surtout dans la scène de fin, de ces jeux de lumière lors des scènes de baise à l’hôtel, où la lumière émane des corps[8].  »

Dans le film, Alex a prêté un exemplaire du Bardo Thödol à Oscar pour qu'il le lise. Une scène les montre tous les deux en train de discuter du livre. Gaspar Noé adapte le livre de façon allégorique.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a débuté le .

Lieux de tournages

Effets spéciaux[modifier | modifier le code]

Effets visuels[modifier | modifier le code]

Fidélité Films a acheté, fin , les droits de 10 minutes de visuels conçus par le vidéo-jockey Glennwiz afin de les utiliser dans Enter the Void. Il s'agit du premier contrat cinématographique de cet artiste norvégien de 31 ans[Quand ?].

L'intégralité du film est filmée en caméra subjective ou dans le dos l'acteur principal Nathaniel Brown, de sorte qu'on ne le voit que peu de fois, et rapidement, de face, dans un miroir.

Le générique d'ouverture du film utilise le single Freak du groupe LFO, extrait de l'album Sheath (2003).

Musiques[modifier | modifier le code]

Musiques principales présentes dans le film :

  1. LFO - Freak
  2. Cristian Vogel (en) - Bite and scratch
  3. Cristian Vogel (en) - Cancion sintecta
  4. Delia Derbyshire - Air
  5. Jean-Sébastien Bach - Air on a G string
  6. Coil - ANS-One
  7. Throbbing Gristle - Hamburger lady

La liste complète des musiques que l'on peut entendre dans le film est disponible sur le site Le temps détruit tout.

Versions[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses
Nominations

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Enter The Void », sur Hallucinations collectives (consulté le 11 mars 2021) : « Enter The Void sera présenté pour la première fois au monde dans sa version totalement finalisée. »
  2. Visa d'exploitation no 119932 sur Centre National du Cinéma
  3. Enter the Void sur BBFC
  4. « Fiche de doublage V. F. du film » sur Alterego75.fr, consulté le 14 juin 2013
  5. Enter the Void, critikat.com, 4 mai 2010
  6. Enter The Void, lesinrocks.com, 30 avril 2010
  7. "Enter the Void" : voyage chimique et psychédélique par-delà la mort et le temps, lemonde.fr, 4 mai 2010
  8. a et b « Gaspar Noé, réalisateur de "Enter the Void" | Le blog de la revue de cinéma Versus », sur versusmag.wordpress.com,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]