Enlightenment (Doctor Who)

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Enlightenment
Épisode de Doctor Who
Titre original Enlightenment
Numéro d'épisode Saison 20 (1re série)
Épisode 5 (ou 127)
Code de production 6H
Réalisation Fiona Cumming
Scénario Barbara Clegg
Production John Nathan-Turner
Durée 4 × 25 minutes
Diffusion au sur BBC One
Personnages Docteur :
5e
Compagnons :
Tegan
Turlough
Chronologie
Liste des épisodes

Enlightenment (Illumination) est le cent-vingt-septième épisode de la première série de la série télévisée britannique de science-fiction Doctor Who. Dernier épisode de la « trilogie du Gardien Noir » il fut originellement diffusé sur la BBC en quatre parties du 1er au 9 mars 1983.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le Docteur et ses compagnons, Tegan et Turlough rencontrent un groupe d'immortels se déplaçant dans des navires flottant dans l'espace et sur lesquels se trouvent des humains enlevés à travers le temps. Turlough reçoit des ordres du Gardien Noir lui ordonnant de tuer le Docteur.

Distribution[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

Guidé par des interférences laissées par le Gardien Blanc et le Gardien Noir, le TARDIS se matérialise dans ce qui semble être un navire de l'ère Victorienne. Le Docteur décide de quitter le vaisseau avec Turlough, en laissant Tegan à l'intérieur. En discutant avec les marins, ils découvrent que l'équipage n'a pas vraiment de souvenir de la raison pour laquelle ils ont été engagés, juste que le navire est engagé dans une sorte de course. Quittant le TARDIS, Tegan rencontre Marriner, le second du capitaine qui lui offre de rejoindre ses amis, tandis que le Docteur et Turlough tombent sur le capitaine Striker. Dans la cabine de commandement du navire, le Docteur voit que la carte maritime semble indiquer des planètes du système solaire. C'est alors que Marriner appuie sur des boutons semblant anachronique et que le paysage s'ouvre à eux. Le navire flotte dans l'espace au milieu d'autres vaisseaux déguisés en navires antiques : une trirème grecque, un vaisseau pirate du XVIIe siècle et d'autres vaisseaux, semblant être propulsés par les vents solaires.

Le Docteur découvre que les officiers de l'équipage se nomment les Éternels et sont des êtres qui disent vivre "au milieu de l'immensité de l'éternité" à l'opposé du Docteur et de ses compagnons qui sont nommés "les Éphémères." Le trirème explosant, le Docteur suspecte un sabotage. Tegan se sentant mal, Marriner l'amène dans une cabine qui contient des effets personnels venant du TARDIS ainsi que de son appartement de Brisbane et réalise que Marriner lit dans son esprit. Le Docteur découvre que les Éternels vivent à travers les Éphémères et utilisent leurs pensées et leurs idées : ils se nourrissent de l'esprit humain pour vivre. Le prix de leur course est "L'Illumination" ce qui équivaut à la sagesse de l'univers entier.

Les Éternels découvrent le TARDIS et le font disparaître. Piégés sur le vaisseau, le Docteur et ses compagnons montent sur le pont mais Turlough en proie aux voix du Gardien Noir se jette du pont et se retrouve dans l'immensité spatiale. Il est sauvé par le vaisseau du Capitaine Wrack, une femme pirate dont le vaisseau est composé de corsaires. Après avoir offert une épée à l'un de ses adversaires, elle invite l'équipage du vaisseau du Docteur à venir dans le sien. Marriner, Tegan et le Docteur se retrouvent au milieu d'une fête, pendant que Turlough enquête et découvre que la chambre d'aspiration du vaisseau permet de détruire les bateaux adverses. Pour cela, Wrack a juste besoin d'une perle qu'elle place en tant que piège, souvent dans des cadeaux offerts aux autres compétiteurs. Alors que le Docteur découvre ce stratagème, Wrack cache une de ces perles dans la couronne portée par Tegan.

Afin de rester sur le vaisseau de Wrack, Turlough accuse le Docteur d'être un espion. Alors que le Docteur, Tegan et Marriner retournent à leur vaisseau, Wrack découvre que Turlough lui ment. Toutefois, celui-ci lui assure que tous deux servent le Gardien Noir. Wrack s'apprête alors à détruire le vaisseau de ses adversaires, mais le Docteur s'étant douté de quelque chose, a réussi à détruire la perle à temps. Pourtant malgré cela, Wrack parvient tout de même à arriver la première. À l'arrivée, le Gardien Noir et le Gardien Blanc se tiennent avec l'Illumination, sous la forme d'un joyau brillant. Ils la proposent au Docteur, selon eux, le seul vainqueur de l'épreuve, mais celui-ci refuse ce qui renvoie les Éternels à l'intérieur de leurs limbes. Il est proposé à Turlough d'avoir une partie du joyau, ce qui lui permettra de retrouver sa planète, au prix de la vie du Docteur. Celui-ci refuse, ce qui fait disparaître le Gardien Noir. Pour le Docteur, l'illumination n'était pas le joyau, mais les choix afin de l'avoir.

Continuité[modifier | modifier le code]

  • C'est le dernier épisode d'une trilogie intitulé "la trilogie du Gardien Noir" commencé avec Mawdryn Undead et Terminus.
  • C'est la première réapparition du Gardien Blanc depuis The Armageddon Factor. Ni lui, ni le Gardien noir, ni les Éternels ne reviendront dans la série[1]. Ces derniers sont tout de même mentionnés par le Docteur lorsqu'il parle du vide entre les dimensions dans L'Armée des ombres.
  • Le Docteur change la branche de céleri de sa veste par une autre trouvée dans le banquet du capitaine Wrack. La précédente venant de Castrovalva, il est intéressant de voir que chacune d'entre elles semble venir d'un monde imaginaire, ce qui expliquerait pourquoi elles ne pourrissent pas.

Références culturelles[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Écriture[modifier | modifier le code]

Après avoir écrit de nombreux épisodes de séries télé pour des séries comme Waggoner's Walk ou le soap opera Crossroads, la scénariste Barbara Clegg soumit une idée d'histoire au script editor (responsable des scénarios) de Doctor Who, Eric Saward[1]. Ceux-ci s'étaient déjà rencontrés lorsque Saward travaillait pour la radio et Barbara Clegg regardait la série avec ses enfants[2]. Elle déjà avait inventé le concept des Éternels en se fondant sur des membres éloignés de sa famille qui demandaient en permanence d'être divertis et traitaient les autres membres de sa famille comme des êtres "moins importants" qu'eux[3]. Le titre devait être à l'origine The Enlighteners ("Les Illuminateurs") et évoquait dès le départ une course de vaisseaux à travers l'espace. Saward et le producteur John Nathan-Turner aiment les idées de Barbara Clegg et lui demandent alors de rajouter une intrigue secondaire avec le Gardien Noir.

Ayant lu un article sur les vents solaires Barbara Clegg s'en inspire pour la propulsion de ses vaisseaux[3]. Pour elle, il est clair que l'Illumination n'est pas le savoir mais la sagesse, illustrée par le refus de Turlough de trahir le Docteur[4]. L'épisode est d'ailleurs l'écho d'un thème récurrent de la série dans lequel des êtres immortels et divins jouent avec la vie de mortels pour leur propre amusement[4]. Le script fut commissionné en septembre 1981. Le premier épisode fut livré en octobre et les trois suivants furent finis dès janvier 1982[2].

En mai 1982, quelques problèmes eurent lieu avec le script du troisième épisode de la saison par Pat Mills Song of the Space Whale et il fut question un temps que cet épisode soit réécrit afin de prendre sa place. Finalement, l'épisode de Peter Grimwade, Mawdryn Undead fut choisi pour le remplacer[3]. Des changements eurent toutefois lieu car la première partie se concentrait bien trop sur la relation entre Marriner et Tegan, ne mentionnait pas les Gardiens et Turlough était assez peu présent. En septembre 1982, Saward change le titre en Enlightenment afin de renforcer son côté énigmatique[2] et réécrit certaines portions du script afin qu'elles s'insèrent un peu mieux dans la "trilogie du Gardien Noir", notamment la dernière partie[1].

Barbara Clegg fut par la suite recontactée par l'équipe de production de la série pour écrire de nouveaux épisodes, notamment en 1987 mais aucune de ses idées ne fut retenue[2].

Pré-production[modifier | modifier le code]

Les décors d'intérieur des bateaux ne furent pas construits spécifiquement pour l'épisode mais mis ensemble à partir d'anciens décors d'autres séries[1]. À l'origine, la réalisatrice Fiona Cumming avait pensé simuler le mouvement des bateaux en montant les décors sur des roulettes, mais l'effet fut jugé trop coûteux et fut remplacé par des mouvements de caméras[1]. La photo de la Tante Vanessa qui se trouve parmi les objets découverts par Tegan dans la cabine fut prise spécialement pour le tournage et l'actrice Dolore Whiteman (qui avait joué le personnage dans Logopolis) fut engagée durant une journée afin d'être photographiée[3].

Les maquettes de bateaux utilisées pour les séquences de courses furent construit par le producteur des effets spéciaux Mike Kelt après de longues recherches au National Maritime Museum de Londres[3]. Les bateaux furent dirigés par des ficelles invisibles tandis que les rames étaient actionnées par un système de moteur. Les effets d'explosion furent placés en post-production afin de ne pas endommager les maquettes[3]. Lors de la séquence d'explosion de la première partie, Kelt demanda à ce qu'une nouvelle console soit construite, mais par manque de budget, John Nathan-Turner refusa et ce fut l'accessoire original qui fut endommagé pour l'épisode.

Les combinaisons anachroniques sur le navire étaient en réalité des bleus de travail rembourrés et repeints en noir[1]. Le journal trouvé par le Docteur dans la première partie est une réimpression du Times de septembre 1901[3].

Casting[modifier | modifier le code]

  • La réalisatrice Fiona Cumming vint avec l'idée que les Éternels ne devaient pas cligner des yeux à l'écran et elle choisit des acteurs qu'elle pensait pouvoir effectuer une performance détachée[3]. Ainsi, elle appela Peter Sallis qui avait joué un rôle similaire dans la série de la BBC de 1974, The Pallisers et l'engagea dans le rôle de Striker. Sallis fut présent durant les répétition, mais lorsque le tournage fut décalé à cause de problèmes de production, il n'était plus disponible, car occupé par le tournage de la série télévisée Last of the Summer Wine. Il fut remplacé par Keith Barron[4].
  • Lynda Baron qui joue le rôle du Capitaine Wrack avait déjà joué dans l'épisode de 1966 The Gunfighters comme la voix qui chante la Ballad of the Last Chance Saloon[1] et est revenu en 2011 dans le rôle de Val dans l'épisode de la nouvelle série Tournée d'adieux.
  • Tony Caunter Avait joué le rôle de Thatcher dans The Crusade en 1965 et celui de Morgan dans Colony in Space en 1971[1].
  • David Rhule devait jouer le rôle de Mansell à l'origine, mais comme Sallis, il n'était plus disponible pour le tournage de janvier et c'est le chanteur Leee John qui le remplaça au pied levé alors qu'il n'avait aucune expérience dans la comédie.
  • Cyril Luckham reprit le rôle du Gardien Blanc qu'il avait tenu dans l'épisode de 1979 The Ribos Operation[1].

Tournage[modifier | modifier le code]

À l'origine, Peter Moffatt devait réaliser cet épisode, mais suite aux problèmes avec l'épisode Space Whale il fut remplacé par Fiona Cumming qui avait déjà réalisé l'épisode Snakedance plus tôt durant la saison[4]. De nombreuses réécritures eurent lieu durant le tournage. Ainsi lorsqu'il devint évident que les parties 1 et 2 seraient trop courtes, il fut demandé à Barbara Clegg de réécrire des dialogues[3]. À l'origine, le personnage de Jackson ne devait pas apparaître après le second épisode, mais durant le tournage Saward eut l'impression que celui-ci avait été exécuté et Clegg réécrivit une portion de la troisième partie pour l'inclure[1]. Enfin, la troisième partie fut jugée trop courte et des scènes de la quatrième partie furent incluses à l'intérieur et la dernière scène du quatrième épisode fut allongée afin de compenser[3].

Le tournage débuta par le tournage des scènes de maquettes et d'effets spéciaux aux studios d'Ealing les 3 et 5 novembre 1982[1]. Mark Strickson se blessa en tournant la scène dans laquelle il se jette du pont lorsque le harnais auquel il était suspendu craqua. La blessure fut bénigne et lui causa seulement quelques douleurs lorsqu'il marchait durant les semaines suivantes[3]. D'autres scènes de maquettes furent tournées à Ealing du 8 au 12 novembre.

Les deux sessions de tournage en studio étaient prévues pour avoir lieu les 16 et 17 novembre puis du 30 novembre au 2 décembre. Une grève des électriciens eut lieu début du mois de novembre empêchant les tournages et il fut même question d'abandonner cet épisode, The King's Demons et un épisode final nommé The Return[2]. Lorsque la grève s'arrêta début décembre, l'agenda de la série fut décalé et le tournage de The King's Demons débuta. N'ayant plus qu'un bloc de tournage disponible en janvier 1983 pour finir la saison, il fut décidé que The Return serait abandonné au profit de celui d'Enlightment.[4]

Lors de la pause entre les deux tournages, Nathan-Turner fut confronté au mécontentement des acteurs principaux qui détestaient la dynamique du groupe, se demandant comment le Docteur faisait pour voyager avec deux compagnons qui étaient souvent décrits comme désagréables avec lui. Nathan-Turner accepta la critique et promit de gérer le problème par un meilleur travail de groupe[2]. Le tournage en studio débuta finalement du 17 au 18 janvier 1983 au Studio 1 du Centre Télévisuel de la BBC. Le tournage se concentra sur les scènes dans le TARDIS ainsi que sur le vaisseau de Warck et sur le Buccaneer[2]. Janet Fielding fut à cette occasion mise mal à l'aise par la robe de bal portée durant le tournage qui, trop grande pour elle, laissait apparaître ses seins à de nombreuses occasions durant le tournage[1]. Celle portée par Lynda Baron furent d'ailleurs créé spécialement pour l'épisode et fut le costume le plus cher du tournage[1]. À noter que la nourriture et la boisson servies durant les passages de fête étaient réelles[1]. La seconde session de tournage eu lieu du 30 au 1er février et se concentra sur les scènes sur le Shadow et sur des scènes additionnelles sur le Buccaneer[2].

C'est au cours de ce tournage que le contrat de Peter Davison fut reconduit pour la 21e saison et celui-ci évoqua la possibilité de partir après cette saison. Peu de temps après durant le début de l'année 1983, Janet Fielding et Mark Strickson firent aussi part de leurs envies de quitter la série[2].

Post-production[modifier | modifier le code]

Le tournage de l'épisode n'ayant été achevé qu'un mois avant sa diffusion, le compositeur Malcolm Clarke reçut seulement la première partie de l'épisode une semaine avant sa diffusion[4] et dut composer certaines partitions sans jamais avoir vu l'épisode[1].

Diffusion et Réception[modifier | modifier le code]

Épisode Date de diffusion Durée Téléspectateurs
en millions
Archives
Épisode 1 1er mars 1983 24 min 12 s 6,6 Bandes couleurs PAL
Épisode 2 2 mars 1983 24 min 23 s 7,2 Bandes couleurs PAL
Épisode 3 8 mars 1983 24 min 38 s 6,2 Bandes couleurs PAL
Épisode 4 9 mars 1983 24 min 34 s 7,3 Bandes couleurs PAL
Diffusé en quatre parties du 1er au 9 mars 1983, l'épisode fit un score d'audience moyen pour score de 67,5 % d'appréciation[2].

Critiques de l'épisode[modifier | modifier le code]

En 1995, dans le livre Doctor Who : The Discontinuity Guide, Paul Cornell, Martin Day et Keith Topping sont très enthousiastes sur l'épisode qu'ils qualifient de "fantaisie lyrique" très divertissante[5]." Les auteurs de Doctor Who : The Television Companion (1998) sont partagés sur l'épisode. Ils trouvent la course fascinante, les Éternels intéressants et le personnage de Marriner excellent. S'ils sont partagés sur le jeu de Lynda Barron en capitaine Wrack, ils trouvent que l'épisode offre une pauvre conclusion à la trilogie du "Gardien Noir"[6].

En 2009, critiquant l'épisode pour l'édition spéciale 200 Golden Moments du Doctor Who Magazine Jeremy Bentham décrit l'épisode comme étant de dimension épique et jouant sur les forces originelles de la série : "jeu d'acteur, décors d'époque et tempérament de claustrophobie..." Il relie Enlightenment au travail de Stanley Kubrick, qui disait "... c'est un ressenti imposant, c'est un ressenti de solitude, et oui, c'est un ressenti épique."[7] Quelques mois plus tard, dans le même magazine, en parlant de la ressortie de l'épisode en DVD, Gary Gillat reste tout aussi effusif, disant qu'il s'agit là d'un des meilleurs épisodes de Doctor Who. Il vante la performance de Keith Barron dans le rôle du Capitaine Striker comme étant "un maître dans la menace sous-entendue" qui est "hautement parfait" et contrebalance le jeu d'acteur exagéré de Lynda Baron en capitaine Wrack, les deux s'opposant à la perfection[8].

En 2012, Mark Braxton de Radio Times est bien moins convaincu par la performance des acteurs, trouvant que Baron et Valentine Dyall en font trop et que Leee John semble "tenir la barre d'un navire avec une position des plus bizarres." Il a un avis assez partagé sur l'épisode en entier et dit que Enlightenment possède des "composantes qui créent de la magie avant de disparaître tout à coup, comme un navire qui passe dans la nuit."[9]. En 2010, sur le site DVD Talk's John Sinnott est partagé de façon similaire sur l'épisode, concédant que .... "si l'épisode n'est pas totalement un succès, il fait une tentative honnête et plus de choses marchent que celles qui ne marchant pas." Il aime particulièrement la performance de Keith Barron ainsi que la relation entre Marriner et Tegan[10].

Dans le livre About Time ("A propos du temps"), Lawrence Miles et Tat Wood ont eu aussi un avis mitigé sur l'épisode, vantant les décors et le jeu d'acteur de Barron et de Brown et suggérant que cela "continue la tradition consistant à prendre des symboles de notre monde connu et de les placer dans des environnements déconcertants... cela complète l'illusion puissante de faire un monde où l'histoire et le fantastique semblent faire parie du même univers." Ils sont moins enthousiastes envers les autres éléments, trouvant que la conclusion de l'épisode est "bâclée et accélérée" avec trop d'emphase sur les Gardiens et pas assez de détails sur le destin des Éternels. Ils n'aiment pas la révélation sur l'illumination comme étant la nature du choix de Turlough, bien trop moralisante[4].

En 2009 L'épisode sera placé en numéro 72 d'un sondage du Doctor Who Magazine sur les 200 épisodes préférés des spectateurs de la série[11].

Analyses de l'épisode[modifier | modifier le code]

En 2002, dans son essai Love is a Stranger ("l'amour est un inconnu") publié pour la première fois dans une édition spéciale du Doctor Who Magazine David Bailey souligne que le thème central est que "la vie des gens ordinaires est précieux, spéciale et vaut le coup d'être défendu... tandis que si les Éternels sont des êtres aux pouvoirs puissants, ils leur manque une seule chose : la possibilité de vivre et de mourir."[12] L'inutilité de l'immortalité est un sujet qui court sur toute la saison 20 avec l'épisode Mawdryn Undead dans lequel Mawdryn est piégé dans un cycle de régénération douloureuses tandis que dans The Five Doctors le prix de l'immortalité de Borusa le rend proche du mort-vivant[12]. L'horreur de l'éternité est de nouveaux souligné dans cet épisode lorsque le Gardien Noir promet à Turlough de devenir immortel comme une punition pour ses échecs et que celui préfère se tuer plutôt que de faire face à l'éternité[12].

En 2004 dans leur livre, About Time, Lawrence Miles et Tat Wood trouvent que l'épisode se prévaut des livres pour enfant dans lequel les royaumes magiques sont tenus ensemble par les lois des enfants qui les visitent[4]. Ils aiment aussi la façon dont l'épisode souligne les éléments politiques de l'épisode, les "Éternels" sont une métaphore de la haute société qui "se nourrit de la classe laborieuse (ici, l'imagination) pour survivre." Le Docteur selon eux agit comme un agent qui va aider les travailleurs à gagner leur liberté sur ceux qui les utilisent[4].

Novélisation[modifier | modifier le code]

L'épisode fut romancé par Barbara Clegg elle-même et publié en mai 1984 avec une couverture d'Andrew Skilleter. Le roman porte le numéro 85 de la collection Doctor Who des éditions Target Books[13]. Ce roman n'a jamais connu de traduction à ce jour. Lors de sa publication, Doctor Who Magazine fit une critique moyenne du roman expliquant que "en grande partie cela tombe dans les pièges familiers dans lesquels Terrance Dicks tombe en étant qu'une brève réécriture du script avec la phrase "il dit" avant chaque tirades. Mais pour ce que ça vaut, Enlightenment reste une bonne lecture, car la force de l'épisode reste..."[14] Le livre fut réédité dans un package en 1984 nommé The Sixth Doctor Who Gift Set avec d'autres nouvelles : The Dominators, Mawdryn Undead et The Five Doctors[13].

Éditions commerciales[modifier | modifier le code]

L'épisode n'a jamais été édité en français, mais a connu plusieurs éditions au Royaume-Uni et dans les pays anglophones.

  • L'épisode est sorti en VHS en février 1993[1].
  • L'épisode fut édité en DVD le 10 août 2009 dans un coffret intitulé "Black Guardian Trilogy" avec les épisodes Mawdryn Undead et Terminus[15]. L'édition contient un second DVD avec l'édition spéciale de l'épisode avec un montage d'une heure, les effets spéciaux refaits et une nouvelle scène d'introduction filmée par Fiona Cumming[16]. Le Doctor Who Magazine n'étant pas très enthousiaste sur cette nouvelle édition qui selon eux, "fait débat" et le critique n'est pas convaincu par les nouveaux effets spéciaux expliquant que "ce qui est ironique c'est que sur l'un des épisodes de Doctor Who qui demande le moins de rafraîchissement à ce niveau, c'est bel et bien Enlightenment. Les maquettes originales étaient superbes et les nouveaux effets sont crus et peu sophistiqués en comparaison."[8] L'édition contient aussi les commentaires audios de Peter Davison, Mark Strickson, de la réalisatrice Fiona Cumming et de la scénariste Barbara Clegg, les storyboards, un documentaire sur les Gardiens, des extraits d'émissions d'époques et d'autres bonus[16]. L'épisode fut réédité le 9 mars 2011 dans le cadre des Doctor Who Files.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o et p (en) David Bryher, « "Enlightenment". The Fact of Fiction. », Doctor Who Magazine, Panini Comics,‎
  2. a b c d e f g h i et j (en) « Enlightenment », A Brief History of Time (Travel) (consulté le 15 janvier 2015)
  3. a b c d e f g h i j et k Andrew Pixley, « Enlightenment: Archive Extra », Doctor Who Magazine  — Special Edition, Panini Magazines, no 1,‎ , p. 38–39
  4. a b c d e f g h et i Modèle:Cite livre
  5. (en) Paul Cornell, Martin Day et Keith Topping, The Discontinuity Guide, London, Virgin Books, (ISBN 0-426-20442-5), « Enlightenment »
  6. (en) Howe, David J & Walker, Stephen James, Doctor Who: The Television Companion, London, BBC Books, , 1re éd. (ISBN 978-0-563-40588-7, lire en ligne)
  7. (en) Jeremy Bentham, « Enlightenment », Doctor Who Magazine  — Special Edition: 200 Golden Moments, Panini Magazines, no 22,‎ , p. 86
  8. a et b (en) Gary Gillatt, « The Black Guardian Trilogy », Doctor Who Magazine, Panini Magazines, no 412,‎ , p. 57–59
  9. (en) Mark Braxton, « Doctor Who: Enlightenment », Radio Times, (consulté le 1er avril 2013)
  10. (en) John Sinnott, « Doctor Who: The Black Guardian Trilogy », DVD Talk (consulté le 1er avril 2013)
  11. (en) Peter Griffiths, « The Mighty 200! », Doctor Who Magazine, Panini Magazines, no 413,‎ , p. 20
  12. a b et c (en) David Bailey, « Enlightenment: Love is a Stranger », Doctor Who Magazine  — Special Edition, Panini Magazines, no 1,‎ , p. 38–39
  13. a et b (en) « Enlightenment », On Target (consulté le 15 janvier 2015)
  14. (en) « Enlightenment », Doctor Who Monthly, Marvel, no 87,‎
  15. (en) « Doctor Who: Black Guardian Trilogy (DVD) », BBC Shop (consulté le 1er avril 2013)
  16. a et b (en) « The Black Guardian Trilogy  — DVD », Doctor Who Restoration Team, (consulté le 29 mars 2013)