Kiku

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Kiku 7

Kiku désigne une série de satellites japonais destinés à tester de nouvelles technologies spatiales dont le premier a été lancé en 1975. Leur nom technique est ETS (Engineering Test Satellites)[1].

Kiku-1[modifier | modifier le code]

Kiku-1 (ETS-I) est mis sur orbite le 9 septembre 1975 par une fusée N-1 tirée depuis la Base de lancement de Tanegashima. Le satellite est un polyèdre à 26 faces d'un diamètre de 80 centimètres, pour un poids de 82,5 kilogrammes. Sa mission est de valider le fonctionnement du lanceur N-I et les opérations de suivi et de contrôle du satellite. L'exploitation opérationnelle de Kiku-1 s'est arrêtée le 28 avril 1982[2].

Kiku-2[modifier | modifier le code]

Kiku-2 (ETS-II) est mis sur orbite le par une fusée N-1 tirée depuis la Base de lancement de Tanegashima. Il est placé en orbite géostationnaire (longitude 130° est. Sa mission est de tester la mise en orbite ainsi que le suivi, le contrôle et les télécommunications dans l'espace d'un satellite géostationnaire. Kiku-2 a une forme cylindrique avec un diamètre de 140 centimètres et une masse de 130 kilogrammes. L'exploitation opérationnelle de Kiku-1 s'est arrêtée le et il a été placé sur une orbite de rebut[3].

Kiku-3[modifier | modifier le code]

Kiku-3
Données générales
Organisation NASDA
Domaine Essais de fonctionnement en orbite géostationnaire
Autres noms ETS-IV
Lancement 2 novembre 1981 depuis la base de lancement de Tanegashima
Lanceur N-II
Fin de mission
Identifiant COSPAR 1981-012A
Caractéristiques techniques
Masse au lancement 640 kg
Périapside 225 km
Apoapside 36 000 km
Période 636 min
Inclinaison 28,5 degrés

Kiku-3 (ETS-IV, son code est inversé avec Kiku-4) est mis sur orbite le par une fusée N-II depuis le Base de lancement de Tanegashima. Sa mission est de valider la capacité du lanceur à placer e un satellite de 350 kg sur une orbite de transfert géostationnaire et de tester de l'équipement embarqué. Il a la forme d'un cylindre d'un diamètre de 2,1 mètres et a une masse de 640 kilogrammes. L'exploitation opérationnelle de Kiku-3 s'est arrêtée le à la suite de la détérioration des batteries[4].

Kiku-4[modifier | modifier le code]

Kiku-4 (ETS-III) est mis sur orbite le par une fusée N-I depuis la Base de lancement de Tanegashima et circule sur une orbite quasi circulaire de 1 000 km avec une inclinaison de 45° et une périodicité de 107 minutes. Sa mission est de valider les technologies utilisées pour les futurs satellites d'observation japonais en particulier le contrôle d'attitude 3 axes, les panneaux solaires déployables, le système de Contrôle thermique (engin spatial)| actif et l'utilisation de moteurs ioniques. D'une masse de 385 kg, il a la forme d'un parallélépipède sur lequel sont fixés deux panneaux solaires. L'exploitation opérationnelle de Kiku-4 s'est arrêtée le 8 mars 1985 après l'épuisement des ergols utilisés pour maintenir l'orientation du satellite[5].

Kiku-5[modifier | modifier le code]

Kiku-5 (ETS-V) est mis sur orbite le par une fusée H-I (version à trois étages) depuis la Base de lancement de Tanegashima et est placé sur une orbite géostationnaire à la longitude 150° Est. Sa mission est de valider les technologies utilisées sur les plateformes des satellites géostationnaire, de tester des technologies qui seront mises en œuvre pour la prochaine génération de satellites et de réaliser des expériences de téléphonie mobile par satellite vers les bateaux ou les avions (expérience AMEX pour Aeronautical Mobile Experimental Transponder). D'une masse de 550 kg, Kiku-5 a la forme d'un parallélépipède sur lequel sont fixés deux panneaux solaires déployables. L'exploitation opérationnelle de Kiku-5 s'est arrêtée le mais l'expérience AMEX continue de fonctionner[6].

Kiku-6[modifier | modifier le code]

Kiku-6 (ETS-VI) est lancé le par une fusée H-II depuis la Base de lancement de Tanegashima et devait être placé sur une orbite géostationnaire par un moteur d'apogée expérimental utilisant des ergols liquides, le LAPS (Liquid Apogee Propolsion Stage). Mais à la suite d'un dysfonctionnement de ce moteur l'orbite géostationnaire n'a pu être atteinte et Kiku-7 est resté sur son orbite de transfert (366 km × 36 150 km avec inclinaison de 28,6°). Sa mission est de valider les technologies d'une plateforme pour satellite géostationnaire stabilisée 3 axes à haute performance et également de confirmer les performances du lanceur H-II. D'une masse de 2 tonnes sans le moteur d'apogée dont 660 kg pour la charge utile, Kiku-6 a la forme d'un parallélépipède sur lequel sont fixés deux panneaux solaires déployables[7].

Kiku-7[modifier | modifier le code]

Kiku-7 (ETS-VII) est lancé le par une fusée H-II depuis la Base de lancement de Tanegashima et est placé sur une orbite basse circulaire de 550 km avec une inclinaison de 35°. Sa mission est de tester les technologies nécessaires au rendez-vous orbital automatique, à l'amarrage ainsi qu'à la mise en œuvre de robots dans l'espace. Kiku-7 est composé de deux sous-satellites - le chasseur (Hikoboshi) et la cible (Orihime) - qui se sont séparés à l'issue du lancement. Trois rendez-vous automatiques et pilotés à distance ont été réalisés avec succès ; différentes tâches ont été exécutées à l'aide du bras à 6 jointures long de 2,5 mètres installé sur le chasseur telles que la manipulation de petites pièces détachées, le remplissage d'un réservoir avec des ergols. Les deux satellites sont des parallélépipède munis de panneaux solaires et représentant une masse totale de 2,86 tonnes. Le chasseur a une masse de 2,5 tonnes tandis que la cible a une masse de 400 kg[8],[9].

Kiku-8[modifier | modifier le code]

Kiku-8
Données générales
Organisation JAXA
Domaine Télécommunications
Autres noms ETS-VIII
Lancement 18 décembre 2006 depuis la Base de lancement de Tanegashima
Lanceur H-IIA
Identifiant COSPAR 2006-059A
Caractéristiques techniques
Masse au lancement Environ 3 tonnes
Périapside 35 787 km
Apoapside 35 801 km
Période 1 436,1 min
Inclinaison 0,1 degrés

Kiku-8, ou ETS-VIII, a été lancé le à 15:32 (JST) par la fusée H-IIA No 11[1], depuis la Base de lancement de Tanegashima. Avec une masse d'environ trois tonnes et un diamètre de 40 mètres dû à ses deux grandes antennes réflectrices déployables (Large Deployable Antenna Reflectors), faisant chacune la taille d'un court de tennis environ[1], dont le déploiement avait été testé avec les expériences LDREX. Il est un des plus gros satellites en orbite géostationnaires existant[1] en 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]