Engelmar Unzeitig

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Engelmar Unzeitig
Image illustrative de l’article Engelmar Unzeitig
Prêtre, martyr, bienheureux
Naissance 1er mars 1911, Greifendorf, République tchèque
Décès 2 mars 1945, camp de concentration de Dachau, Allemagne 
Nationalité Drapeau : Allemagne Allemande
Ordre religieux Missionnaires de Mariannhill
Vénéré à chapelle du Sacré-Cœur des missionnaires de Mariannhill à Wurtzbourg
Béatification fixée le 24 septembre 2016 par le pape François
Fête 2 mars

Engelmar Unzeitig, né Hubert Unzeitig le à Greifendorf près de Zwittau, aujourd'hui en République tchèque, et mort le au camp de concentration de Dachau, est un prêtre allemand, martyr et confesseur de la Foi au temps du Troisième Reich. Le 22 janvier 2016, le pape François le déclare martyr ; il a été béatifié le 24 septembre 2016. Sa fête est célébrée le 2 mars.

Biographie[modifier | modifier le code]

Unzeitig entre à l'âge de 17 ans chez les missionnaires de Mariannhill, dans leur maison de Reimlingen, et prend le nom de religion d'Engelmar. Après des études de théologie et de philosophie à Wurtzbourg, il est ordonné prêtre en 1939. Il célèbre sa première messe à Greifendorf, le 15 août 1939, et il est nommé ensuite dans la paroisse de Glöckelberg[1], près de Krummau dans la forêt de Bohême.

Il proteste contre les persécutions à l'encontre des Juifs et il est inquiété à partir de 1941. Finalement, il est arrêté par la Gestapo le 21 avril 1941. Après six semaines d'incarcération à Linz, il est déporté sans jugement à Dachau, le 8 juin 1941. Il s'efforce de confirmer ses frères dans la foi. Lorsqu'une épidémie de typhus éclate en 1944 dans les baraquements, il prend soin des malades. Il réconforte et donne l'extrême-onction à des centaines de mourants, et confesse même des Russes non-catholiques qui sont les plus nombreux à mourir. Il partage aussi ses maigres rations. Au bout du compte, il meurt lui-même du typhus.

Vénération[modifier | modifier le code]

Les survivants l'ont rapidement nommé l'« ange de Dachau ». Ses cendres ont pu être sorties du camp de manière clandestine et enterrées au cimetière de Wurtzbourg. Elles ont été remises à la chapelle du Sacré-Cœur des missionnaires de Mariannhill à Wurtzbourg, en 1968, qui en ont fait aussi un lieu de mémoire pour le P. Unzeitig. Son village natal, situé dans les Sudètes, ne se trouve donc plus en Allemagne, et sa population a été remplacée par des Tchèques, mais ceux-ci, après la chute du communisme en 1989-1990, ont rénové l'église du village, renommé Hradec nad Svitavou, et viennent, en plus des offices habituels, prier avec les Allemands en souvenir du P. Unzeitig.

La cause de béatification d'Engelmar Unzeitig a été ouverte en 1991. Il a été déclaré officiellement en 2000 martyr de la Foi par l'Église catholique. L'héroïcité des vertus du P. Unzeitig a été déclarée en 2009 par le pape Benoît XVI. Le 22 janvier 2016, le pape François autorise la Congrégation pour la cause des saints à publier un décret reconnaissant son martyre, permettant ainsi sa béatification[2].

Il est commémoré le 2 mars selon le Martyrologe romain[3].

Béatification[modifier | modifier le code]

Le P. Engelmar Unzeitig est béatifié le [4].

Le pape François lui rend hommage le lendemain 25 septembre, en déclarant : « Tué par haine de la foi dans le camp d'extermination de Dachau, [il] a opposé l'amour à la haine, il a répondu par la douceur à la férocité. Que son exemple [...] aide à être des témoins de la charité, même dans ces temps de tribulations »[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Engelmar Unzeitig » (voir la liste des auteurs).
  1. Aujourd'hui Zvonková
  2. La Croix, « Collège épiscopal du 16 au 22 janvier », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le 29 septembre 2020).
  3. « Bienheureux Engelmar Unzeitig », sur nominis.cef.fr (consulté le 2 mars 2021)
  4. (RV), « Béatification du père Engelmar Unzeitig, martyr de Dachau », sur radiovaticana.va, Radio Vatican, (consulté le 26 septembre 2016).
  5. Cl.H., avec AFP, Radio Vatican et Apic, « L'"ange de Dachau" béatifié en Allemagne », sur la-croix.com, La Croix, (consulté le 26 septembre 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Engelmar Unzeitig, Lettres de Dachau (1941-1945), rassemblées par W. Zürlein, Wurtzbourg, 1993
  • (de) Adalbert Ludwig Balling et Reinhard Abeln, Speichen im Rad der Zeit - Pater Engelmar Unzeitig und der Priesterblock im KZ Dachau, Fribourg, Herder, 1985