Enfin !

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Enfin !

Album de Michel Polnareff
Sortie
Durée 66:11
Genre pop rock
Auteur Michel Polnareff, Doriand
Label Barclay/Universal

Albums de Michel Polnareff

Enfin ! est le dixième album studio de Michel Polnareff, sorti fin novembre 2018. Fruit de dix ans de travail et attendu avec fébrilité par les fans[1], il s'agit du premier album studio du chanteur en 28 ans depuis le précédent, Kâmâ Sutrâ (1990).

Historique[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2018)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Après l'enregistrement de Kâmâ Sutrâ dans l'hôtel Royal Monceau, Michel Polnareff réside discrètement en France, à différents endroits, sans apparition publique et avec des périodes de studio dont les enregistrements restent inédits.

En 1999 sort le single "Je rêve d'un monde (When I'm In Love)", ballade gospel pacifiste, qui obtient un succès mitigé. Michel Polnareff annonce un nouvel album, « pour le nouveau millénaire » et son souhait de faire un grand concert à Paris. La première moitié des années 2000 est très calme, malgré hommages et compilations.

Le , simultanément sur RTL et au journal télévisé de 20 heures de TF1, Michel Polnareff annonce qu'il remonte sur scène le pour une série de six concerts au Palais omnisports de Paris-Bercy.

En , un nouveau single, le premier en sept ans, intitulé "Ophélie flagrant des lits" arrive sur les ondes. Cependant, aucun album studio ne suit.

Le à Los Angeles, alors qu'il est fait chevalier de la Légion d'honneur, Michel Polnareff déclare notamment : « je ne pense pas à un spectacle, mais plutôt à un nouveau disque car, si ce n'est deux singles, il n'y a rien eu de nouveau depuis quinze ans. Donc actuellement, je suis en studio ».

Le , le documentaire "Polnareff, quand l'écran s'allume" est projeté en exclusivité dans les cinémas Pathé. Quelques courts extraits y sont dévoilés, notamment de ce qui deviendra le titre "Longtime" ou encore de mélodies au piano dont "L'Homme en Rouge", "Grandis Pas" et "Dans ta Playlist (c'est ta chanson)", enregistrés dans son studio personnel de Palm Springs[Où ?]. Le nouvel album est alors annoncé pour novembre 2014[2].

Le , Polnareff publie sur Instagram une vidéo intitulée "De Bruxelles à Suresnes" où le chanteur est visible aux studios d'ICP à Ixelles en Belgique. Il a enregistré une partie de son album entre fin 2014 et février 2016 dans ces studios bruxellois. Dans cette vidéo, on voit l'Amiral en train d'assister à un enregistrement à distance – au studio Guillaume Tell à Suresnes – d'une portion aux violons d'un morceau, visiblement instrumental du nouvel album, qui se trouvera être "Louka's Song", dont d'autres micros extraits ont été publiés dans une vidéo Facebook intitulée "LOUKAOUTAI".

Le samedi , Michel Polnareff est à Montluçon, ville où il a effectué son service militaire et qui lui rend hommage en inaugurant une place à son nom. À cette occasion, le chanteur affirme que les chansons de son album sont « grave prêtes »[3].

Le , à minuit, une semaine après avoir annoncé son retour sur scène à partir du 30 avril 2016 sur RTL et la sortie de son nouvel album avant la tournée[4], l'artiste dévoile le premier single de son nouvel album : "L'homme en rouge"[5]. Le clip de la chanson est présenté le . Co-réalisé par Michel Polnareff et Yann Orhan, il met en scène le jeune Swann Nambotin[6].

Après sa double embolie pulmonaire qui a bien failli lui coûter la vie en et après six mois de convalescence forcée entre la France et le Maroc, Michel Polnareff retourne aux États-Unis en avril 2017 et se remet très vite au travail sur son nouvel album qu'il veut impérativement terminer et réajuster.

Le 24 janvier 2018, il publie sur sa page Facebook une vidéo où il est assis au piano, un casque vissé sur les oreilles, en train de diriger Randy Kerber au piano et Alex Al à la guitare. Dans les dernières secondes de la vidéo, l'artiste joue quelques notes au piano. Il confirme quelques heures plus tard, suite à la question d'un admirateur, que cette session d'enregistrement concerne l'album.

Dans la nuit du 26 au 27 août 2018, Michel Polnareff laisse filtrer pendant quelques heures sur son fil Twitter une nouvelle chanson intitulée "Terre Happy".

Le , journée internationale de la paix, il s'affiche en couverture de Libération où il signe un « message aux terriens », qui se révèle être les paroles du titre "Terre Happy" ; il y est question de la Terre qui parle à la première personne en accusant l'Homme qui « n'est rien » d'avoir tué « mes arbres, mes forêts, mes abeilles » de faire « de mes ours, des ours bipolaires » ou encore qui l'incite à se chercher « un espace, avant que je ne t'efface »[7].

Le 3 octobre 2018, le nouvel album est disponible en précommande et son titre est révélé : "Enfin !". La pochette est également dévoilée : elle montre un cadenas ouvert par une clé.

Quelques jours plus tard, les internautes sont invités à s'inscrire sur le site de la maison de disques de Polnareff afin de faire monter une jauge, permettant ainsi de débloquer le nom des pistes qui compose l'album.

Les onze titres du nouvel album sont intégralement révélés le à 10 heures.

Le à 18h38, l’artiste publie sur ses réseaux sociaux un extrait sonore de l’introduction de la chanson "Sumi" accompagné d’un extrait vidéo, dans lequel on voit une femme en tenue de Geisha, de ce qui est probablement le clip de la chanson. Deux jours plus tard, l’artiste dévoile un visuel de cette même Geisha, laissant planer le suspens sur une sortie prochaine de ce single.

Le , à 00h01, est publié "Grandis pas", le premier single de l'album, un titre composé par Polnareff et coécrit avec Doriand. Dans cette ballade, il s'adresse à son fils Louka (« Ne vise pas ton enfance à la fronde. Ne va pas où les songes deviennent des mensonges »)[1],[8].

Le , l'artiste lui-même dévoile sur les réseaux sociaux un court extrait du titre "Louka's Song" accompagné de ce qui semble être le clip de la chanson et dans lequel apparaît celui dont il est question, son fils Louka.

Le nouvel album Enfin ! paraît finalement le 30 novembre 2018, disponible uniquement dans deux formats : CD digipack (présenté alors comme étant une édition limitée) et double vinyle. On le trouve alors dans tous les lieux de vente habituels (disquaires, grandes surfaces) à l'état neuf scellé (sous cellophane) dans cet unique format CD à 16,99€[9],[10] ou 17,99€[11],[12] et au format vinyle à 21,99€[13], 22,99€[14], 23,99€[15] ou 24,99€[16] (hors éventuelle promotion ponctuelle).

Conception[modifier | modifier le code]

Dans une interview au Parisien publiée le 28 novembre 2018, Michel Polnareff explique l'idée à l'origine de l'album : « L'idée de cet album, c'est de reprendre le principe de Polnareff's, un disque fétiche pour mes fans : mélanger des instrumentaux et des chansons montrant mes différentes facettes. Je pense avoir réussi ce pari, un album où il n'y a pas d'unité mais des unités. »[17]

Dans Libération, Christophe Conte se risque également « avec beaucoup d'indulgence et pas mal de prudence [à] étalonner ce disque sur le chef-d'œuvre Polnareff's (1971) », et évoque « ce goût enfin retrouvé pour les grands élans pop épiques qui était absent des pâles livraisons des années 80-90. »[18]

Dans un article daté du 29 novembre 2018, le Figaro abonde dans le sens de l'artiste : « cuivres soul, synthés electro, guitares metal, inflexions tango, pulsations disco et autres couleurs peuplent l'univers fantasmagoriques de Polnareff. »[19]

Dans une interview à la radio RTL2 reprise le 1er décembre 2018 par la page actualités du site web Orange, Michel Polnareff explique sa démarche : « Ce disque est assez marrant. Il est très éclectique, il montre beaucoup de facettes très différentes. Il y a du symphonique, il y a du jazz, il y a du disco nostalgique. J'ai mis toutes les facettes que je pensais importantes à partager. »[20]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Album[modifier | modifier le code]

Notation des critiques

Compilation des critiques
PériodiqueNote
Le Parisien3/5[17]
Libérationfavorable[18]
Le Figarofavorable[19]
Téléramadéfavorable[21]
L'Obsdéfavorable[22]
RFIfavorable[23]
L'Express11/20[24]
France Culturefavorable[25]

Le Parisien évoque le « titre plein d'humour et d'autodérision » de l'album, les « dix ans de travail » et le délai record de 28 ans depuis le précédent Kâmâ Sutrâ pour sortir le nouvel album, le « range[ant] dans le livre des records avec Chinese Democracy de Guns N' Roses et Smile de Brian Wilson et parle d'« un retour d'une richesse, d'une diversité et d'une liberté admirables. »[17]

Dans son article-interview de Michel Polnareff paru le 29 novembre 2018 dans Libération, Christophe Conte fait remarquer que depuis vingt-huit ans et la sortie du précédent album Kâmâ Sutrâ en 1990, « c'est [pour Michel Polnareff] la panne de micro, l'épopée qui fait non » et se demande concernant Enfin ! « si "cette arlésienne essoufflée" n'est pas un fantôme, une blague ou une illusion », avant de répondre lui-même qu'avec ses « onze titres dont neuf inédits », le nouvel album « est un peu tout ça » et d'ajouter que « son charme réside précisément dans sa nature spectrale, irrationnelle, au-delà du bon et du mauvais goût, à la perpendiculaire du "what the fuck" et du grandiose ». Selon Conte, l'écoute du premier titre Phantom « laisse entrevoir l'extravagance de ce qui va suivre, l'aberrance parfois, mais rassure sur un point : la folle démesure de Polnareff est intacte. » En effet, « le roi des fourmis a préféré s'entêter à tout diriger, tout composer et décomposer mille et une fois, usant les patiences de pas moins de trois labels et d'un nombre incalculable de directeurs artistiques, d'agents, de studios, d'ingénieurs du son et de musiciens des deux côtés de l'Atlantique. […] L'affaire compte [ainsi] 9 inédits sur 11 titres, dont 3 instrumentaux et des disparités de son, de style et de voix qui trahissent l'étendue du champ de bataille contre lui-même dont Polnareff vient de signer, enfin, l'armistice. […] À la pesée, [le nouvel album n'est] pas la catastrophe industrielle attendue. »[18]

Le Figaro parle de l'album comme d'un « joyeux fourre-tout traversé par l'envie d'en découdre de cet incomparable mélodiste [qu'est Polnareff] », un « fourre-tout iconoclaste » fait de « surprises réjouissantes et aussi parfois des morceaux pièges », d'un « fouillis comme la chambre d'un gosse qui ne sait plus où ranger ses jouets, traversé d'une vigueur et d'une énergie rares », d'« [un] disque [au] son très américain […] souvent au diapason des habitudes d'écoute actuelles », ajoutant : « certains morceaux jouent le coup de poing, et l'humeur générale est ludique et combative. »[19]

La page « actualités » du site web Orange évoque le des critiques unanimes pour convenir que le nouvel « album part un peu dans tous les sens. »[20]

Dans Télérama, Valérie Lehoux juge l'album « daté et pompeux à souhait » et précise : « entre instrumentaux clinquants, production lourdingue et textes peu brillants, seule la voix rappelle la grâce d'antan. C'est peu. » Puis s'interroge : « où est passé le Polnareff corrosif et flamboyant qu'on aimait tant ? Pas dans ce disque, en tout cas. »[21]

Dans L'Obs, Sophie Delassein déplore un album dans lequel « il y a surtout le vide sidéral d'une âme perdue à trop tweeter. […] On savait sa plume endolorie et son piano bègue, on ignorait que c'était à ce point. Résumons : Enfin ! contient trois instrumentaux insipides (dont un de dix minutes) et trois reprises : Ophélie flagrant des lits, L'homme en rouge et Positions. Restent cinq chansons originales, médiocres dans l'ensemble, interprétées d'une voix qui se traîne. »[22]

Sur la page web de RFI, après avoir émis quelques réserves (« l'album ne contient aucune pépite évidente, nul trésor visionnaire ou hit imparable, auxquels Michel nous avait habitués ; « nulle mélodie ne diffuse ici son aura lumineuse et contagieuse » ; « la voix traîne un peu et les textes ne font plus mouche »), Anne-Laure Lemancel défend Enfin ! en le qualifiant de « disque de la démesure », en le décrivant comme « un disque auquel s'accordent tous les superlatifs : kistchissime, outrancier, pompeux, pompier, exubérant, baroque, kaléidoscopique », ajoutant que « l'écouter relève de l'expérience quasi hallucinatoire », car, précise-t-elle, « ça reste Polnareff, et forcément, ça ne ressemble à rien (d'autre), et l'on ne saurait s'excuser de sourire, d'ouvrir grandes les oreilles et de claquer des doigts devant ce grand déballage foutraque, ses pas discoïdes et en zigzag, ses sorties de routes assumées, ses dingueries à mille lieues des productions actuelles, et des diktats de la mode » ; et, au détour d'une phrase, parle de son auteur comme de « l'incomparable Michel Polnareff. »[23]

Dans L'Express, Julien Bordier qualifie Enfin! de « voyage vers une autre dimension », d' « auberge espagnole », de « joyeux bordel », d'album « extravagant, démesuré, aussi boursouflé que fascinant […] bloqué en mode aléatoire, multipliant les climats à la limite du bon goût » et qui « se moque bien des tendances musicales actuelles. »[24]

Dans sa chronique de 4 minutes "Le Billet culturel" sur France Culture, Mathilde Serrell défend le nouvel album. Elle en parle comme du « bien nommé "Enfin" qui paraît « 28 ans après Kâma-Sûtra […] sorti en 1990, juste après la chute du mur de Berlin, au moment de l'arrivée de la techno », un temps où « il n'y avait pas encore d'eurodance, ni de modem 56K pour aller sur le web, pas encore de smartphones ni de réseaux sociaux... », rappelle qu'il « était un peu l'arlésienne ou Pierre et le loup », qu'il « allait toujours finir par arriver, mais quand ? », précise qu'il paraît « après avoir épuisé différents labels, différents musiciens, directeurs artistiques, arrangeurs, ingénieurs du sons et studios » et ajoute que « Michel Polnareff revient trois décennies plus tard, comme après une phase de cryogénisation musicale ». Elle qualifie le nouvel album d' « ovni » avec ses « débauche de cordes, piano aventurier, trompettes pastorales, flûtes ushuaïesques, clapotis électroniques et même tonnerre de guitares […] à moins que ce ne soit des sirènes du genre pompier et totalement démesuré ». Selon elle, l'album convoque la disco d'Earth, Wind and Fire, l'opéra pop d'Elton John, et même quelques notes un peu garage ». Selon elle toujours, le « brillant mélodiste » qu'est Michel Polnareff « n'en a rien faire des modes ni des formats », il propose « en mode "genuine" […] une authentique french variétoche […] des années 80 […] mais sans se prendre au sérieux […], transform[ant] son piano en comptoir pour y faire des blagues […], fai[sant] n'importe quoi ». Serrell termine sa critique en évoquant le « cri sincère et baroque [que] pousse [un] Polnareff […] tout en aigu, escalad[ant] la montagne du cynisme, les cheveux blonds lissés, les pointes colorées de rouge. »[25]

Pochette[modifier | modifier le code]

Dans son article-interview de Michel Polnareff paru le 29 novembre 2018 dans Libération, Christophe Conte qualifie d' « atroce » la pochette de l'album au « cadenas libéré » et précise que « son idée » est de Polnareff, [tout comme l'idée du] titre de l'album [qui] suggère le soulagement pour lui [Polnareff] comme pour le public [ainsi qu'] il l'admet volontiers [dans l'interview]. »[18]

Sur la page web de RFI, Anne-Laure Lemancel parle de l'album comme d'un « objet avec sa pochette défiant toutes les lois du mauvais goût. »[23]

Dans L'Express, Julien Bordier qualifie d'« ignoble » la pochette de l'album[24].

Sur France Culture, Mathilde Serrell s'interroge : « Sur la pochette il y un vieux cadenas avec une clef. Et détail important, le cadenas est ouvert. Mais où Michel Polnareff était-il enfermé ? », poursuivant plus loin : « Michel Polnareff était peut-être enfermé dans lui même, dans son double "icônifié" », « [il] semble être ce fantôme qui s'est échappé de l'opéra […] comme dans Phantom, ce titre inaugural de 10 min 54 secondes »[25].

Titres[modifier | modifier le code]

« Les chansons du nouvel album ne sont pas récentes. La plupart d'entre elles ont été composées […] plus de dix ans [avant la parution de l'album]. »[20]

  1. Phantom : « instrumental hollywoodien, épique et cinématographique […] de près de 11 minutes »[17], « grande fresque de près de onze minutes, assez bluffante malgré sa conclusion new age […] ; par effet miroir, Phantom retourne le compliment à tous les frenchies (Air, Daft Punk, Tellier ou Justice) à l'imaginaire sonore hanté par Polnareff's »[18], « instrumental ambitieux et gonflé qui montre l'aisance de Polnareff pour établir des climats »[19], « symphonie personnelle [qui] oscille entre les instrumentaux de Véronique Sanson dans les années 70 et... les génériques des prime time de Michel Drucker dans la décennie 80 »[21], « morceau inaugural de plus de dix minutes d'audace symphonique, d'épopée galactique et de tourbillons rococo, avec cuivres clinquants, cascades de piano, glissendi de guitare rock, digressions new age, à mi-chemin entre l'inaudible et le coup de maître, l’élégance folle et le sublime ridicule. »[23], « titre inaugural de 10 min 54 secondes […] où Michel Polnareff semble être ce fantôme qui s'est échappé de l'opéra. »[25]
  2. Sumi : « histoire romancée d'une geisha très rock »[17], titre au texte « coquin »[19], « rock appuyé façon FM US [qui] nous conte [l]es mésaventures [de Polnareff] avec une geisha au Japon. »[21], « une histoire de geisha sur des riffs rock »[23], titre aux « paroles coquines »[24], où « Polnareff […] slame des histoires de geisha à Fukuoka. »[25]
  3. Louka's song : « un [morceau] disco […] dédié à son fils de 8 ans [et] qui rappelle son album Lipstick »[17], « solide instrumental jazz-funk sur lequel on entend [son] jeune fils Louka faire l'andouille [et] qui renvoie à Ménage à trois, l'album méconnu de 1980 des deux Michel exilés les plus célèbres de Californie, Polnareff et Colombier »[18], un morceau « funky » sur lequel on entend [son] gosse brailler, déconner à plein tube. »[23], « un air disco azimuté » sur lequel « on entend [son fils] Louka. »[24], titre où « Polnareff […] rigole avec son fils. »[25]
  4. Grandis pas : « jolie ballade mélancolique piano-voix, chanson émouvante co-écrite avec Doriand et enregistrée à Los Angeles [dans laquelle] Michel Polnareff, 74 ans, semble s'adresser à son jeune fils Louka, âgé de 7 ans, en souhaitant retenir encore un peu son innocence »[1], « piano-voix lyrique dans la grande tradition […] dédié à son fils de 8 ans » […] dont Polnareff dit que « c'est un "Ne me quitte pas" familial. C'est l'égoïsme du père qui ne veut pas voir grandir son enfant. Je m'interdis de lui jouer parce que j'ai peur qu'il prenne cela au premier degré. Et qu'il se sente obligé de ne pas grandir pour me faire plaisir. Contrairement à l'enfant que j'étais, mon fils a une joie de vivre extraordinaire, j'avais envie qu'on l'entende. »[17], « ballade piano-voix de rigueur, dédiée au jeune fils Louka »[18], chanson « belle et classique, dépouillée et émouvante comme du Polnareff vintage », coécrite « avec l'excellent Doriand »[19], « une ode à son fils Louka » chanté par Michel « sur une tendre ballade piano-voix caractéristique de son style »[23], « touchant piano/voix adressé à son jeune fils Louka. »[24]
  5. Ophélie flagrant des lits : « machin grivois impraticable à l'époque de #MeToo, dans une version à peine moins embarrassante que celle de 2006 »[18], titre « au texte « coquin », dont une première version était « sorti[e] en décembre 2006 [et qui] a droit [ici] à une seconde chance sous de nouveaux oripeaux »[19], « Polnareff ayant qualifié de « merde » la premiere version, il en a « entièrement revu les arrangements » et « évoque désormais une influence des Beach Boys »[20], « chanson égrillarde sortie en 2006, repeinte aux couleurs acidulées des sixties »[23], « chanson libertine, désuète et pas vraiment #MeToo – à se demander sur quelle planète vit Michel Polnareff. »[24], titre que « Polnareff […] reprend façon musique de dessin animé carré rose. »[25]
  6. Longtime : « gros rock à l'américaine avec guitares puissantes »[17], titre « brouillon mais assez pop, quasi british »[18], titre « très rock, avec un texte qui joue avec humour sur les affres de la page blanche, peut-être la pièce la plus réussie du disque, avec une mélodie imparable et sa rythmique façon course-poursuite »[19], un titre à propos d' « une panne autoprophétique d'inspiration »[23], « des confessions humoristiques sur une cavalcade rock plutôt convaincante. »[24]
  7. Positions : chanson « sexy, clin d'œil à "Hit The Road Jack" et ses cuivres à la Rat Pack »[17], titre « aux passages jazz cinématographiques »[18], au texte « coquin »[19], « qui navigue grivois sur un jazz couleurs sépia »[23], aux « paroles coquines. »[24]
  8. Terre Happy : « une chanson écologique »[17] qui « montre l'intérêt du chanteur pour la préservation de la planète »[19], « à la mélodie toutefois gâchée par un arrangement Nature et Découvertes et un texte cucul-la-betterave sur l’écologie »[18], « avec sa voix suraiguë, Polnareff escalade [ici] les sommets avec des vers et une orchestration "écolo-cul-cul" »[23], « des considérations écolo qui célèbrent l'étrange union synthétique de la flûte de paon et de la cornemuse. »[24], « appel écolo kitch lancé [par] Polnareff. »[25]
  9. L'Homme en rouge : « single épais comme une bûche d'il y a trois noëls et resservi ici parce qu'il fallait bien atteindre un chiffre raisonnable de chansons »[18], version « revisitée » de la ballade « sorti[e] en décembre 2015 [qui] a droit à une seconde chance sous de nouveaux oripeaux »[19],[20], « indigeste pamphlet anti-Père-Noël »[23], « chant de Noël aussi déprimant que richement arrangé. »[24]
  10. Dans ta playlist (c'est ta chanson) : chanson aux « envolées magnifiques »[18] dans laquelle « Polnareff rend hommage à la fidélité de son public »[19]. L'artiste l'avoue lui-même : « Moi, ma préférée, c'est Dans ma playlist (c'est ta chanson). C'est mon hommage au public. »[17], « "Pourquoi prendre des risques ? / Ne changeons pas de disque" chante [ici] l'artiste [qui] se moque bien des tendances musicales actuelles. »[24]
  11. Agua caliente (instrumental) : « un rock progressif sans parole et sans inspiration. »[24]

Liste des titres[modifier | modifier le code]

No TitreAuteur Durée
1. Phantom (instrumental)M. Polnareff/M. Polnareff 10'53
2. SumiM. Polnareff/M. Polnareff 4'51
3. Grandis pasM. Polnareff-Doriand /M. Polnareff 5'09
4. Louka's song (instrumental)M. Polnareff/M. Polnareff 5'21
5. Ophélie flagrant des litsM. Polnareff/M. Polnareff 4'46
6. LongtimeM. Polnareff-Doriand /M. Polnareff 3'51
7. PositionsM. Polnareff/M. Polnareff 7'01
8. Terre HappyM. Polnareff-Doriand /M. Polnareff 4'26
9. L'Homme en rougeM. Polnareff/M. Polnareff 5'12
10. Dans ta playlist (c'est ta chanson)M. Polnareff-Doriand /M. Polnareff 5'22
11. Agua caliente (instrumental)M. Polnareff/M. Polnareff 9'19

Sur les onze titres de l'album, deux sont déjà sortis – Ophélie flagrant des lits en 2006 et L'Homme en rouge en 2015 – que l'on retrouve ici dans de nouvelles versions. Michel Polnareff n'était, en effet, pas du tout satisfait de la première version d'Ophélie flagrant des lits. Lors de sa tournée 2016, il en avait proposé une nouvelle version tango/rock. Il en a entièrement revu les arrangements pour le nouvel album. La balade de L'Homme en rouge qui avait déplue à une partie du public lors de sa sortie en décembre 2015 et qu'il avait joué sur scène lors de sa tournée 2016 est également revisitée pour Enfin ![20].

Les titres Positions et Sumi avaient eux-aussi été dévoilés auparavant sur scène, le premier dans une version courte et épurée lors des concerts à Bercy du Ze (re)tour (son avant-dernière tournée en 2007)[20], et le second lors de sa dernière tournée (en 2016)[17].

La durée totale de l'album est de 66:11 dont 56:13 de musique inédite en CD (i.e. sans Ophélie flagrant des lits et L'Homme en rouge).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Michel Polnareff : écoutez sa ballade "Grandis pas" en prélude à son album (par Laure Narlian) », sur Culturebox, (consulté le 7 décembre 2018)
  2. « Michel Polnareff présentera son nouvel album au cinéma le 5 juin 2014 », sur Charts in France, (consulté le 27 novembre 2018)
  3. « Polnareff : « Mes nouvelles chansons sont grave prêtes ! » », sur Le Parisien TV, (consulté le 27 novembre 2018)
  4. Sylvain Siclier, « Michel Polnareff annonce un album et une tournée », sur lemonde.fr, (consulté le 2 décembre 2018)
  5. « Michel Polnareff dévoile "L'homme en rouge", une chanson de Noël acide. Ecoutez ! », sur Charts in France, (consulté le 27 novembre 2018)
  6. « Clip de "L'homme en rouge" : Michel Polnareff ou la solitude d'un enfant pendant Noël », sur Charts in France, (consulté le 27 novembre 2018)
  7. « Michel Polnareff publie un "message aux Terriens" dans Libération », sur BFM TV, (consulté le 27 novembre 2018)
  8. « "Grandis pas", le premier extrait du prochain opus de Michel Polnareff », sur La Dépêche du Midi, (consulté le 27 novembre 2018)
  9. « Enfin ! , CD Digipack », sur E.Leclerc, (consulté le 13 décembre 2018)
  10. « Enfin ! », sur Cultura, (consulté le 13 décembre 2018)
  11. « Enfin de Michel Polnareff », sur Fnac, (consulté le 13 décembre 2018)
  12. « Enfin ! », sur Gibert Joseph, (consulté le 13 décembre 2018)
  13. « Enfin ! , Edition double vinyle - pochette gatefold. , Double vinyle », sur E.Leclerc, (consulté le 13 décembre 2018)
  14. « Enfin ! (Double vinyles) de Michel Polnareff », sur Cultura, (consulté le 13 décembre 2018)
  15. « Enfin ! Double Vinyle Gatefold », sur Fnac, (consulté le 13 décembre 2018)
  16. « Enfin ! - Vinyle », sur Gibert Joseph, (consulté le 13 décembre 2018)
  17. a b c d e f g h i j k et l « Nous avons découvert son album «Enfin !» avec Polnareff à Las Vegas (par E.B.) », sur Le Parisien, (consulté le 1er décembre 2018)
  18. a b c d e f g h i j k l et m « Polnareff, clap d'«enfin !» (par Christophe Conte) », (consulté le 9 décembre 2018)
  19. a b c d e f g h i j k et l « Enfin !, le nouveau Polnareff entre réjouissances vintage et morceaux pièges (par Olivier Nuc) », sur Le Figaro, (consulté le 30 novembre 2018)
  20. a b c d e f et g « Ce qu'il faut savoir sur le nouvel album de Michel Polnareff », sur actu.orange.fr, (consulté le 1er décembre 2018)
  21. a b c et d « Polnareff sort “Enfin !” son nouvel album... et il est daté et pompeux », sur Télérama, (consulté le 2 décembre 2018)
  22. a et b « Michel Polnareff revient "Enfin !" après 28 ans de silence. Il n'aurait pas dû », sur L'Obs, (consulté le 2 décembre 2018)
  23. a b c d e f g h i j k et l « Michel Polnareff, le disque de la démesure (par Anne-Laure Lemancel) », sur RFI, (consulté le 6 décembre 2018)
  24. a b c d e f g h i j k l et m « Michel Polnareff vit-il sur une autre planète? (par Julien Bordier) », sur L'Express, (consulté le 6 décembre 2018)
  25. a b c d e f g et h « Polnareff enfin en liberté ? (par Mathilde Serrell) », (consulté le 9 décembre 2018)

Lien externe[modifier | modifier le code]