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Enfant du Kep

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Enfant du kep
A17nR5
Q3 O1
ẖrd n kȝp

Dans l'Égypte antique, enfant du kep est un titre honorifique donné aux princes et princesses, égyptiens ou étrangers, élevés à la cour royale[1]. Le Kep, ou « Maison des enfants royaux », rattaché au harem de Pharaon, fut une institution de prestige dès le Moyen Empire.

« L'expression de fils du Kep suggère naturellement l'idée d'enfants, ou tout au moins de protégés, placés dans une maison royale ou princière, les enfants de la maison, ou pages. »

— Emmanuel de Rougé

Au Nouvel Empire, ce titre sous-entend une origine d'une lignée d'officiels ou de prêtres, mais ne prédestine pas à un tel poste de haut rang social.

Éducation des princes du sang

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Tous les princes et princesses de sang royal sont élevés dans l'aile du palais appelée « Maison des enfants royaux ». Les gouverneurs chargés de leur éducation, recrutés parmi les plus grands dignitaires de la cour, portent le titre honorifique de « nourricier ». À côté de ces précepteurs, aidés par une cohorte de serviteurs, les nourrices royales jouent également un rôle important, au point que les pharaons n'hésitent pas à construire pour elles des tombeaux somptueux. Elles sont nommées « grande nourrice », « celle qui élève les dieux », ou encore « nourrice au doux sein ».

Personnalités (hors familles royales) ayant porté ce titre

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Certains enfants de hauts dignitaires de la cour ont le privilège d'être éduqués avec les princes héritiers. Seul Pharaon peut désigner celui qui accédera au Kep. Dès lors, ce fils « adoptif » partage la vie des princes du sang. Certains d'entre eux peuvent s'enorgueillir d'avoir été

« élevé parmi les enfants royaux, à la cour du roi, dans son cabinet et son harem et d'être le préféré du roi parmi tous. »

Notes et références

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  1. On le trouve également comme qualificatif d'Hathor, dame du Kep - Musée égyptologique de Turin
  2. Pour montrer son attachement au jeune Ptahchepsès, Chepseskaf, le successeur de Mykérinos, le garde comme enfant royal et le marie à Khâmaât, sa fille aînée.