Enduro (cyclisme)

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un pilote d'Enduro

L'Enduro est une discipline de vélo tout terrain apparue dans les années 2000 principalement en France, grâce notamment au développement technologique des vélos. C'est une discipline héritée de la discipline moto qui mêle des éléments du VTT de descente et du cross-country. Toutefois, le terme d'enduro peut faire référence à plusieurs disciplines légèrement différentes, bien que les équipements et les pilotes soient les mêmes[1].

Au départ appellation commerciale pour un certain type de vélo, l'enduro est finalement devenu une véritable discipline du VTT[1]. En 2011, l'UCI lance une consultation pour faire de l'enduro une discipline de la coupe du monde de VTT pour 2013[2]. L'idée sera finalement abandonnée mais un circuit d'enduro international (non rattaché à l'UCI), les Enduro World Series, verra tout de même le jour lors de la saison 2013 sous l'impulsion de Chris Ball, démissionnaire de la commission descente à l'UCI. La fédération internationale a réagi en annonçant qu'un circuit d'enduro officiel sera créé en 2014[3].

La discipline[modifier | modifier le code]

Une session d'Enduro en montagne

L'enduro VTT est une discipline inspirée de l'enduro moto. Le parcours est à profil globalement descendant, généralement sur des chemins monotrace, et est constitué de spéciales chronométrées, avec départ individuel, et de liaisons non chronométrées, à réaliser à vélo. Les spéciales sont des descentes relativement longues, et naturelles, c'est-à-dire ne comportant pas d'éléments rajoutés ou fabriqués artificiellement, comme c'est souvent le cas en descente[1]. L'enduro est une discipline qui demande une excellente technique pour aller vite en descente, mais également une bonne condition physique pour les relances et les sections de montée[1].

Parallèlement à ce format, on associe également au monde de l'enduro les descentes marathon, comme la Mégavalanche de l'Alpe d'Huez, la Mountain of Hell, ou la Mégavalanche de La Réunion. Ces courses se déroulent sur le même type de terrain que les enduros par spéciales, mais sont d'un seul tenant, avec un départ groupé, et des distances plus importantes (1 à 2 heures de course). Contrairement à la descente pure, les descentes marathon comportent des sections importantes de pédalage, voire de montée.

Le matériel[modifier | modifier le code]

Équipement du pilote[modifier | modifier le code]

Le pilote doit s'équiper d'un casque intégral, d'un masque ou de lunettes, de gants longs et également de protections pour la colonne vertébrale. Leur rôle est essentiel pour se protéger en cas de chute ou de collisions imprévues (arbres, pierres, branches, etc.). Des équipements de protections pour les avant bras, les genoux, les tibias et les hanches peuvent également être utilisé.

Le vélo[modifier | modifier le code]

Ces vélos doivent être capables de descendre, mais aussi de permettre un pédalage efficace, des sections montantes pouvant être présentes, un poids contenu est donc un élément important de ces vélos.

Le cadre[modifier | modifier le code]

L'enduro se pratique généralement avec un VTT tout suspendu, avec un débattement compris entre 140 et 160 mm. Les vélos sont à mi-chemin entre les vélos tout suspendus destinés au XC et les vélos de Freeride. Il existe également des VTT à cadre semi rigide (Hardtail en anglais), c'est-à-dire doté d'une suspension uniquement à l'avant (fourche suspendue entre 130 et 160 mm de débattement) spécifiquement destiné à la pratique de l'enduro. Le terme "endurigide" leur est destiné.

La transmission[modifier | modifier le code]

Les VTT d'enduro sont généralement munis de deux plateaux, voir un seul plateau accompagné d'un guide chaine depuis le développement par certains constructeurs de cassette de pignons composées de 10 ou 11 pignons au détriment de 9 pignons.

Compétitions et courses[modifier | modifier le code]

Une passerelle Northshore dans un bike park peut constituer un bon entrainement pour l'enduro.

L'enduro peut se pratiquer librement, tout comme la randonnée, ou en bike park. Il existe toutefois un certain nombre d'événements organisés, tels que l'enduro du Mercantour.

C'est en 2002 qu'est créée la première compétition d'enduro par Fred Glo, la Tribe 10000, depuis répétée chaque année et déclinée sous le terme d'Enduro Series, séries d'épreuves réparties sur plusieurs sites[1]. Depuis 2011 se tient la coupe de France d'enduro, formée à partir des Enduro Series avec l'aval de la Fédération française de cyclisme[1].

De plus en plus d'événements VTT comportent désormais une épreuve d'enduro, comme le Roc d'Azur ou la MB Race[1] ou le Raid des Terres Noires avec en avril son Enduro des Terres Noires.

La saison 2013 voit l'arrivée d'un circuit international qui fédère plusieurs initiatives nationales, les Enduro World Series (ou EWS).

Les pilotes[modifier | modifier le code]

L'enduro étant une discipline relativement récente, les pilotes viennent en premier lieu de la descente, par exemple Nicolas Vouilloz, Fabien Barel, Anne-Caroline Chausson ou Karim Amour. Des pilotes spécifiques sont toutefois apparus, avec plus de physique, comme Rémy Absalon et Jérôme Clementz, qui dominent assez largement la discipline[1].

Les pilotes de XC s'intéressent également à la discipline, comme Nino Schurter, qui remporte la Maxiavalanche de Flims en 2010[4], Julien Absalon qui participe à l'enduro des hautes-vosges[5], ou François Bailly-Maître, 7ème de la coupe de France d'enduro 2011[6].

Discipline marquée essentiellement par des pilotes et des événements français, elle s'internationalise doucement depuis les années 2010[1], et suscite également l'intérêt des pilotes italiens, américains à l'image de Mark Weir, de Ben Cruz et surtout suisses, avec en particulier René Wildhaber, Myriam Saugy et Florian Golay.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'enduro, l'âge de raison, Bike no 102, p. 98-101
  • L’enduro, une histoire française, VTT magazine no 260, juin 2012