Endémisme en Corse

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Un mouflon corse, sous-espèce endémique et symbole de la Corse.

Comme la plupart des îles méditerranéennes (Sardaigne, Baléares...), la Corse présente un fort taux d'endémisme. Certains taxons sont propres à l'île (espèces ou sous-espèces endémiques strictes) tandis que d'autres ont une aire de répartition un peu plus vaste s'expliquant par l'histoire géologique récente (par exemple les endémiques dites «cyrno-sardes»).

La préservation d'un grand nombre de ces taxons, certains à forte valeur patrimoniale[1], passe par la mise en place d'espaces naturels protégés[2], tels que le Parc naturel régional de Corse ou encore diverses réserves naturelles et de biosphère. Certaines de ces espèces et sous-espèces sont par ailleurs protégées au titre de la loi française[3] et de conventions internationales.

Voici une liste des taxons endémiques de la Corse dont les noms scientifiques sont classés selon l'ordre alphabétique. S'ils sont connus, les noms vernaculaires français et corses (en italique) sont mentionnés. Figurent également entre parenthèses la répartition géographique lorsqu'elle inclut des îles ou régions voisines, ainsi que la période supposée d'extinction pour les taxons récemment disparus.

Cette liste n'est pas exhaustive et demande à être complétée.

Flore[modifier | modifier le code]

La flore endémique est estimée à 280 espèces ou sous-espèces (environ 11 % des taxons de l'île[4]), dont 140 existent uniquement en Corse[5]. Ce nombre est toutefois amené à varier au gré des travaux des botanistes, par suite de révisions taxinomiques ou par la découverte de nouvelles espèces.

Angiospermes[modifier | modifier le code]

Monocotylédones[modifier | modifier le code]

Fleur de Crocus corsicus, le safran corse, photographié à Lavatoggio.

Dicotylédones[modifier | modifier le code]

Aquilegia bernardii.
Pinguicula corsica, la grassette de Corse, plante carnivore endémique des zones humides d'altitude.

Faune[modifier | modifier le code]

Fossile du crâne d'un Prolagus sardus, lagomorphe corso-sarde éteint au début de l'époque historique

De nombreuses espèces animales endémiques se sont éteintes ou raréfiées peu après la colonisation de l'île par l'homme du fait de la chasse, de l'introduction (volontaire ou non) d'espèces concurrentes, ou encore de la modification des milieux naturels par les pratiques agricoles[7]. D'autres se sont maintenues jusqu'à nos jours.

Annélides (vers de terre)[modifier | modifier le code]

Les Scherotheca (Corsicadrilus) :

Mollusques[modifier | modifier le code]

Lépidoptères[modifier | modifier le code]

Orthoptères[modifier | modifier le code]

Arachnides[modifier | modifier le code]

Poissons[modifier | modifier le code]

Amphibiens[modifier | modifier le code]

Reptiles[modifier | modifier le code]

Oiseaux[modifier | modifier le code]

Sittelle corse, illustration par J. G. Keulemans (1884)

Mammifères[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ZNIEFF, Liste des espèces végétales déterminantes (au 16/11/2010) - site de la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement de Corse.
  2. Aires protégées - site de la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement de Corse.
  3. Espèces protégées - site de la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement de Corse.
  4. L'ONF, partenaire de la Collectivité Territoriale de Corse. Site de l'Office National des Forêts.
  5. La Corse : entité biogéographique originale. Conservatoire Botanique National de Corse, site de l'Office de l'Environnement de la Corse.
  6. (en) GBIF Secretariat, « GBIF Backbone Taxonomy : Checklist dataset https://doi.org/10.15468/39omei accessed via GBIF.org on 2022-07-11 »,
  7. Pascal M., Lorvelec O., Vigne J.-D., Keith P., Clergeau P., 2003. Évolution holocène de la faune de vertébrés de France : invasions et extinctions, annexe E. INRA, CNRS, MNHN, rapport au Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable (Direction de la Nature et des Paysages), Paris. 60p.
  8. Salotti M., Louchart A., Bailon S., Lorenzo S., Oberlin C., Ottaviani-Spella M.-M., Pereira E., Tramoni P. (2008). A Teppa di U Lupinu Cave (Corsica, France) – human presence since 8500 years BC, and the enigmatic origin of the earlier, late Pleistocene accumulation. Acta zoologica cracoviensia 51A(1-2), 15–34. doi:[1]
  9. Pereira E., Ottaviani-Spella M.-M., Salotti M. (2001). Nouvelle datation (Pléistocène moyen) du gisement de Punta di Calcina (Conca, Corse du Sud) par la découverte de Talpa tyrrhenica Bate, 1945 et d'une forme primitive de Microtus (Tyrrhenicola) henseli Forsyth-Major, 1882. Geobios, 34(6), 697–705. doi:10.1016/S0016-6995(01)80031-0

Informations complémentaires[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Flore endémique de la Corse. J. Gamisans et J.-F. Marzocchi, éd. Edisud (1996).
  • Les Mammifères en Corse, espèces éteintes et actuelles. Parc Naturel Régional de la Corse (1986).