En attendant le vote des bêtes sauvages

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En attendant le vote des bêtes sauvages
Auteur Ahmadou Kourouma
Pays Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Genre roman
Éditeur éditions du Seuil
Collection Cadre rouge
Date de parution
Nombre de pages 357
ISBN 2-02-033142-X

En attendant le vote des bêtes sauvages est un roman d'Ahmadou Kourouma publié le aux éditions du Seuil et ayant obtenu le Grand prix Poncetton de la Société des Gens de lettres la même année et le prix du Livre Inter l'année suivante.

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans un pays africain imaginaire, le vénérable président-dictateur Koyaga écoute au cours d'une donsomana (geste expiatoire) le récit cathartique de sa vie durant six veillées données en son honneur par les griots de la confrérie de chasseurs à laquelle il appartient. Repu de compliments, complétant lui-même occasionnellement le récit, il ne soupçonne pas l'ambiguïté et les féroces critiques que ces flatteries dissimulent...

Personnages du roman[modifier | modifier le code]

Koyaga : personnage principal du roman. Ancien militaire au service des colonisateurs, il renverse le président Fricassa Santos pour prendre sa place. Rusé et machiavélique, il n'hésite pas à organiser la mort de ses opposants dans des attentats qu'il attribue ensuite aux ennemis de la nation. Par deux fois, il se fait passer pour mort pour forcer ses ennemis à se dévoiler.

Nadjouma : mère du président Koyaga, elle occupe une place symbolique et spirituelle (notamment parce qu'elle détient un météore sacré). Elle vit dans une concession que Koyaga a créé pour elle. Son prestige finit par se retourner contre elle quand, croyant son fils mort, ses anciens alliés l'assassinent pour lui voler son artefact.

Bokano : marabout et conseiller spirituel et politique de Koyaga, il détient un Coran sacré et il est très apprécié par le peuple. La légende raconte qu'il est très puissant. Mais cette puissance reste relative : il subit le même sort que Nadjouma.

Fricassa Santos : ancien président de la république du Golfe, il est assassiné par Koyaga et ses Lycaons.

Maclédio : Aventurier mêlé à des affaires douteuses (financières, politiques et conjugales), rallié à Koyaga, il devient un personnage important du régime.

Analyse[modifier | modifier le code]

Évoquant lors d'une veillée les exploits de l'un des auditeurs, Koyaga, le livre est en fait une critique et un catalogue des pratiques machiavéliques des dirigeants africains de la fin du XXe siècle. Le personnage principal, Koyaga (l'Homme au totem faucon), fait référence à Gnassingbé Eyadema, dirigeant du Togo (la République du Golfe). L'essentiel du parcours des deux personnages est identique.

Plusieurs autres États et leurs dirigeants sont également évoqués :

Certaines personnalités politiques du Togo ou leurs proches sont aussi évoquées, dont les anciens présidents Sylvanus Olympio (Fricassa Santos) et Nicolas Grunitzky (le métis Crunet).

Anecdote[modifier | modifier le code]

Dès son premier roman Les Soleils des indépendances publié en 1968, Ahmadou Kourouma évoque la côte d'Ivoire sous le nom de République de la Côte des Ébènes. La Guinée est elle dénommée République socialiste du Nikinaï[1].

Adaptation[modifier | modifier le code]

Le roman a été adapté sous la forme d'un opéra-théâtre, mis en scène et adapté par Sugeeta Fribourg et créé le au théâtre Silvia Monfort, dans le 15e arrondissement de Paris[2].

Éditions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]