Emo pop

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Emo pop
Origines stylistiques Emo, pop punk
Origines culturelles Début et milieu des années 2000 ; Drapeau des États-Unis États-Unis
Instruments typiques Guitare électrique, basse, batterie, chant
Popularité Élevée
Scènes régionales Midwest, Floride
Voir aussi Emo

L’emo pop (ou emo pop punk)[1] est un sous-genre musical usant d'éléments sonores issus de l'emo et du pop punk. Il émerge aux États-Unis dans le Midwest comme un nouveau genre d'emo rock.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

AllMusic décrit le style comme un mélange d'« angoisse d'adolescent » et de « production astucieuse » ciblée grand public, qui fait usage de « mélodies hautes, de guitares rythmiques, et de paroles autour de l'adolescence, des relations et des ruptures amoureuses[2]. » The Guardian britannique décrit le style comme un croisement entre « pop dopante de boys band » et emo[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Prédécesseurs[modifier | modifier le code]

L'emo pop s'inspire de l'emo, du pop punk et du punk rock. Des groupes tels que The Wrens (en), Weezer[4], Sense Field (en)[5], et Jawbreaker sont des groupes emo ayant contribué au développement du genre emo pop. The Get Up Kids font même paraître un album presqu'exclusivement emo pop intitulé Something to Write Home About[6]. Ils inspirent d'autres groupes emo pop comme Fall Out Boy[7], qui sont eux-mêmes inspirés par New Found Glory[8], Green Day, Screeching Weasel, Lifetime, Earth Crisis, Gorilla Biscuits et The Ramones[9], notamment. Le groupe de pop punk Blink-182 inspirent également et significativement l'emo pop. Les fans de la nouvelle génération de pop punk, d'emo pop et du rock alternatif considèrent la musique de Blink-182 comme « particulièrement influençable »[10] ; Montgomery explique d'ailleurs que « sans eux, il n'y aurait jamais eu de Fall Out Boy, de Paramore, ni même d'albums Fueled by Ramen[11]. » Jawbreaker, un groupe emo et punk rock, a inspiré d'autres groupes comme Fall Out Boy et My Chemical Romance[12],[13].

Origines[modifier | modifier le code]

L'emo pop se développe dans les années 1990. Des groupes tels que Jimmy Eat World[2], The Get Up Kids[6],[14],[15], The Promise Ring (en)[16],[17],[18], The Starting Line[19], Saves the Day[20] et The Movielife[21] sont des groupes principalement axés emo pop. Jimmy Eat World développent le genre de leurs albums Static Prevails et Clarity[22],[23], ce dernier ayant particulièrement inspiré le genre emo[24].

Popularité[modifier | modifier le code]

L'emo pop atteint un succès commercial modéré pendant les années 1990. The Get Up Kids dénombrent 15 000 exemplaires vendus de leur premier album Four Minute Mile (1997) avant de signer au label Vagrant Records, qui fera suffisamment la promotion du groupe pour les faire participer à des tournées aux côtés de célèbres groupes comme Weezer[25]. Leur album Something to Write Home About, sorti en 1999, est un véritable succès et atteint la 31e place du classement américain Top Heatseekers de Billboard. Saves the Day se popularisent sur la côte est américaine et vendent près de 50 000 exemplaires de leur second album Through Being Cool (1999)[26] avant de signer chez Vagrant et de faire paraître Stay What You Are (2001), vendu à près de 15 000 exemplaires la première semaine[27]. AllMusic attribue le succès naissant de l'emo pop auprès du grand public à l'album de Jimmy Eat World, intitulé Bleed American, sorti en 2001, et à leur single The Middle[2].

Tandis que le genre se mélange, le label discographique Fueled by Ramen devient le pilier central du mouvement, grâce à la vente d'albums certifiés disques de platine de groupes comme Fall Out Boy, Panic! at the Disco, et Paramore[2]. Deux principales scènes régionales se développent en Floride, menée par le label Fueled by Ramen, et dans le Midwest, promue par Pete Wentz des Fall Out Boy, groupe se hisse au sommet de la scène au milieu des années 2000 avec le single Sugar, We're Goin Down significativement diffusé à la radio et ayant atteint la 8e place du Billboard Hot 100[2],[28]. En 2008, le groupe Cash Cash (en) fait paraître Take It to the Floor[29].

Déclin[modifier | modifier le code]

À la fin des années 2000, la popularité de l'emo pop commence à décliner. Alors que certains groupes emo pop parviennent à conserver leur popularité, d'autres abandonnent leur style emo pop. L'album Too Weird to Live, Too Rare to Die! du groupe Panic! at the Disco, sorti en 2013, abandonne leur musique emo pop d'abord entendue dans le single A Fever You Can't Sweat Out, et s'inspire désormais du hip-hop[30], de la new wave[31], de l'electropop[31], et du synthpop[32]. Même les groupes emo pop Paramore et Fall Out Boy abandonnent leur style emo comme en témoignent Save Rock and Roll des Fall Out Boy et l'album homonyme de Paramore[33]. Save Rock and Roll s'inspire de la musique pop, du rock alternatif[34], du pop rock[34],[35], du pop punk en général[36]. L'album homonyme de Paramore s'inspire du power pop[37], du pop rock[38], et de la new wave[39].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Keith Grehan, « An Emotional Farewell? »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Trinity News, WordPress, (consulté le 11 juin 2011).
  2. a, b, c, d et e (en) « Explore: Emo-Pop », AllMusic, Rovi Corporation (consulté le 10 juin 2011).
  3. (en) Paul Lester, « New band of the day - No 445: Metro Station », The Guardian, Londres, (consulté le 10 juin 2011), They peddle "emo-pop", a sort of cross between saccharine boy-band pop and whatever it is that bands like Panic! at the Disco and Fall Out Boy do – emo, let's be frank..
  4. SPIN Mobile, « Weezer Reveal 'Pinkerton' Reissue Details », Spin Magazine,‎ (lire en ligne).
  5. (en) Nicole Kieper, « Sense Field: Tonight and Forever - Nettwerk America », CMJ New Music Monthly, CMJ Network, (consulté le 10 juin 2011).
  6. a et b « The Get Up Kids Really Were Worth Writing Home About », Phoenix New Times, .
  7. (en) Say Goodnight, Mean Goodbye: The Oral History of The Get Up Kids. Alternative Press, issue No. 204.
  8. (en) Manley, Brendan, « 2001-2005: The Oral History of New Found Glory », (ISSN 1065-1667, consulté le 31 octobre 2010), p. 65.
  9. (en) « In The Firing Line: Fall Out Boy's Pete Wentz », fasterlouder.com.au, (consulté le 2 octobre 2013).
  10. Nicole Frehsée, « Pop-Punk Kings Blink-182: Reunited and Ready to Party Like It's 1999 », Rolling Stone, New York, Wenner Media LLC, no 1073,‎ , p. 20 (ISSN 0035-791X, lire en ligne).
  11. (en) James Montgomery, « How Did Blink-182 Become So Influential? », MTV News, (consulté le 9 février 2009).
  12. (en) Greenwald, p. 26.
  13. (en) Kelley, p. 82.
  14. (en) The Get Up Kids Prep Vinyl Reissues of 'Eudora' and 'On a Wire'
  15. (en) After Break, Bassist Matt Pryor Back to Songwriting - Baltimore Sun
  16. (en) « Promise Ring swears by bouncy, power pop », Michigan Daily, .
  17. (en) « The Promise Ring Reunite at Milwaukee's Turner Hall », Rolling Stone, .
  18. (en) The Promise Ring Biography. AllMusic.
  19. (en) Johnny Loftus, « The Starting Line », AllMusic, (consulté le 20 août 2011).
  20. (en) « Saves the Day trades in emo for pop-punk », Collegian, .
  21. (en) The Movielife Has a Gambling Problem - The Movielife. AllMusic.
  22. (en) « Album Review : Clarity by Jimmy Eat World », Kyle Garret, .
  23. (en) « Jimmy Eat World - Clarity - Review », Stylus Magazine.
  24. (en) Merwin, Charles, « Jimmy Eat World > Clarity > Capitol », Stylus, (consulté le 16 mai 2010).
  25. (en) Greenwald, pp. 77–78.
  26. (en) Greenwald, p. 80.
  27. (en) Greenwald, p. 81.
  28. (en) Johnny Loftus, « Fall Out Boy », AllMusic, Rovi Corporation (consulté le 10 juin 2011).
  29. Tim Sendra, « Take It to the Floor », AllMusic, Rovi Corporation (consulté le 11 juin 2011).
  30. (en) James Montgomery, « Exclusive: Panic! At The Disco Say Too Rare Is Inspired By ... A$AP Rocky? », MTV News, (consulté le 12 octobre 2013).
  31. a et b Jason Pettigrew, « Panic! At The Disco - Too Weird To Live, Too Rare To Die! », Alternative Press, (consulté le 10 octobre 2013).
  32. (en) Matt Collar, « Too Weird to Live, Too Rare to Die! », AllMusic (consulté le 10 octobre 2013).
  33. (en) « Have Paramore and Fall Out Boy Finally Killed Emo? », Female First, .
  34. a et b Stephen Thomas Erlewine, « Save Rock and Roll: Review », AllMusic, (consulté le 15 avril 2013).
  35. (en) Emma Garland, « ATP! Album Review: Fall Out Boy - Save Rock And Roll », Alter The Press!, (consulté le 16 avril 2013).
  36. (en) « Album review: Save Rock and Roll by Fall Out Boy »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Voxmagazine.com, (consulté le 16 avril 2013).
  37. (en) Thursday, April 11, 2013 11:25 AM EDT Facebook Twitter RSS, « Paramore’s glossy a bid for superstardom: album review | Toronto Star », Thestar.com, (consulté le 11 avril 2013).
  38. (en) Name *, « Music Review: Paramore by... Paramore | HomeTechTell », Technologytell.com (consulté le 11 avril 2013).
  39. (en) Reviewed by Kyle Anderson, « Paramore Review | Music Reviews and News », EW.com, (consulté le 12 avril 2013).

Liens externes[modifier | modifier le code]