Emmanuel Svob

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Emmanuel Svob
Illustration.
Emmanuel Svob en 1935.
Fonctions
Conseiller général du canton de Lorient-Centre
Prédécesseur Pierre Duran
Conseiller général du canton de Lorient-Nord
Prédécesseur Pierre-François Bouligand
Successeur Armand Guillemot
Maire de Lorient
Prédécesseur Édouard Labes
Successeur Jules Legrand
Prédécesseur Jules Legrand
Successeur Auguste Donval
Prédécesseur Eugène Gallois-Montbrun
Successeur Jean Baco
Biographie
Nom de naissance Victor-Emmanuel Svob
Date de naissance
Lieu de naissance Nantes (Loire-Inférieure, France)
Date de décès (à 71 ans)
Lieu de décès Lorient (Morbihan, France)
Nationalité Drapeau de la France France
Parti politique SFIO

Emmanuel Svob, de son nom complet Victor-Emmanuel Svob, né le à Nantes et mort le à Lorient, est d'abord l'un des principaux responsables du mouvement coopératif français au début du XXe siècle, c'est ensuite une personnalité politique en devenant maire socialiste de Lorient du au , puis du au , puis à nouveau du à .

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Nantes, il vient très tôt à Lorient. Il est ouvrier bijoutier[1].

Pionnier du mouvement coopératif en Bretagne[modifier | modifier le code]

Animé par un idéal social basé sur la coopération, il met en place en 1913[2] à Lorient une société coopérative et parvient à regrouper les petites sociétés nées autour de Lorient pour former l’Union Coopérative Lorientaise. Administrateur dynamique et gestionnaire efficace, il en est le 1er président directeur général. Dès sa fondation, il parvient à lui donner un véritable élan[2],[3].

Emmanuel Svob demeure jusqu’à sa mort, en 1946, l’âme du mouvement coopératif breton[1].

Premier mandat de maire : 1925-1929[modifier | modifier le code]

Socialiste convaincu, il entre en 1919 au conseil municipal de Lorient comme chef de l'opposition[2] et en devient maire en 1925.

Intéressé par les problèmes de l'enfance, il fait acquérir dès 1925 par la ville la propriété de Soye, fonde le Patronage Laïque des œuvres scolaires et post-scolaires de Lorient (PLL) dont il devient le président. Il crée aussi la FOL et l'inspection médicale dans les écoles primaires, et modernise la plupart des équipements scolaires de la ville. Il fonde une école de plein air avec son aérium, premier bâtiment à avoir été construit pour les besoins d'une école de plein-air au château de Soye.

C’est sous son premier mandat, en 1927, qu’est inauguré le port de pêche de Keroman[3].

En 1929, il est battu par Jules Legrand.

Deuxième mandat de maire : 1935-1941[modifier | modifier le code]

Il est réélu maire de Lorient en 1935.

En 1935, il fait voter la construction de la Cité des œuvres sociales sur l'emplacement de l'ancien hospice. Il crée aussi le Comité des loisirs et met à sa disposition les terrains nécessaires à l'aménagement de jardins ouvriers[2]. En 1936, il fait aménager l'orangerie du potager du château de Soye en auberge de jeunesse (elle recevra la visite officielle et sera inaugurée par Jean Zay, ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts de 1936 à 1939, le ).

Conscient de la nécessité de modifier le paysage urbain face aux changements de société, en 1935, il suit l’établissement du plan d'extension et d'embellissement de Lorient projetant une ville bien plus aérée. Pour centraliser le transport par route, il fait édifier une gare routière sur le cours de Chazelles[2].

Il démissionne le pour ne pas prêter serment au maréchal Philippe Pétain et au régime de Vichy.

Troisième mandat de maire : 1944-1946[modifier | modifier le code]

Désigné administrateur de Lorient le , il est une nouvelle fois élu maire le .

Souffrant, il donne sa démission en et meurt un mois plus tard, le 28 mai, à l'âge de 71 ans[2],[3]. Emmanuel Svob repose au cimetière de Kerentrech[3].

Défenseur de l'idéal laïque et de la classe ouvrière, c’est en donnant la priorité aux questions sociales qu'il marque à jamais la ville par son esprit actif et inventif[2].

Un boulevard porte son nom à Lorient.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Gautier, « L'âge héroïque de la Fédération des coopératives ouvrières de Bretagne, 1902-1914 », RECMA, revue internationale de l'économie sociale, no 299,‎ , p. 56-67 (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]