Emmanuel Hannaux

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Emmanuel Hannaux
Emmanuel Hannaux portrait.png
Emmanuel Hannaux (avant 1897).
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Emmanuel Hannaux né le à Metz et mort le à Paris est un sculpteur et médailleur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sainte-Cécile, localisation inconnue.
Médaille de commémoration de la délivrance de Metz pendant la Première Guerre mondiale.

Né au 30, rue du Champé à Metz[1], Emmanuel Hannaux est le fils d’Hachem Hannaux (1804-1858), marchand né à Freistroff, et de Pauline Lajeunesse (1815-1887), originaire de Delme (Moselle).

Sa formation à Strasbourg, où il part lorsqu'il est orphelin de père à l'âge de 13 ans[2], est interrompue par la Guerre franco-prussienne de 1870. Il rentre dans sa ville natale que, refusant d'adopter la nationalité allemande lors de l'annexion, il doit cependant quitter après avoir été brièvement l'élève de Louis-Théodore Devilly à l'école municipale de dessin[2] afin de poursuivre sa formation à l'école de modelage et de sculpture de Nancy[3].

En 1876, il s'installe à Paris où il s'inscrit à l'École des beaux-arts et y devient élève d'Auguste Dumont, Gabriel-Jules Thomas et Jean-Marie Bonnassieux[4]. Il obtient le deuxième second grand prix de Rome en 1880 pour L'Enfant prodige

Le à Paris, Emmanuel Hannaux épouse Mathilde-Lucie Aron (1863-1947), fille d’Alexandre Aron et de Wilhelmine Goetz. Reçue première au premier concours mixte d'agrégation de sciences mathématiques[5], elle a été professeur au lycée Fénelon[6]. De cette union naît Paul Hannaux (1899-1954), peintre, illustrateur et décorateur français[7].

Emmanuel Hannaux est également l'oncle d'Ernest Hannaux, auteur dramatique.

Séduit par la beauté de ses bras, il demande à la sculptrice Yvonne Duttile (1883-1979) de poser pour lui[8].

Il est inhumé à Paris au cimetière de Montmartre le [9]. Sa famille[10] y repose également.

Expositions[modifier | modifier le code]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Allemagne
Drapeau de l'Argentine Argentine
  • La Plata, jardin du Palacio municipal : Le Bûcheron, 1893, statue fonte[12].
États-Unis
France
  • Nogent-sur-Seine, musée Camille-Claudel : Le Poète et la Sirène, groupe en plâtre, 235 × 220 × 120 cm, le marbre a obtenu une médaille d'honneur au Salon de 1903[21],[22].
  • Noisseville : Monument du Souvenir français, 1908, bronze[3]. Le centenaire du monument a donné lieu en 2008 à l'émission d'un timbre commémoratif.
Fleur de sommeil, Le Puy-en-Velay, musée Crozatier.
Royaume-Uni

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Tombe de la famille Hannaux, Paris, cimetière de Montmartre.
  • 1880 : deuxième second grand prix de Rome pour L'Enfant prodige[15].
  • 1884 : troisième médaille au Salon de Paris pour Le Bûcheron, bronze[15].
  • 1885 : premier second grand prix de Rome[15].
  • 1889 : deuxième médaille au Salon de Paris pour Le Drapeau[15].
  • 1894 : première médaille au Salon de Paris pour Orphée mourant[15].
  • 1900 : récompense à l'Exposition universelle de Paris.
  • 1900 : chevalier de la Légion d'honneur[7].
  • 1903 : médaille d'honneur au Salon de Paris pour Le Poète et la Sirène[7].

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Passé-présent, 30, rue du Champé à Metz
  2. a b c d et e Christian Bleirad et Christian Jouffroy, Les statues de Metz, éditions Serpenoise, 1991
  3. a b et c Marc Heilig, « Le Poilu de Metz », Archéographe, 2018.
  4. Société des artistes français, Salon : explication des ouvrages de peinture et dessins, sculpture, architecture et gravure, des artistes vivants, Paris, 1885.
  5. « Mlle Lucie Aron avait obtenu l'an dernier une bourse de licence ès sciences mathématiques au mois de décembre dernier, cette jeune fille a été reçue licenciée avec la mention « bien » et la Faculté lui a continué sa bourse pour lui permettre de travailler à la licence ès sciences physiques. Mlle Aron, qui est à peine âgée de dix-neuf ans, est Alsacienne, fille de feu Alexandre Aron, médecin principal en retraite, lequel était le neveu du vénérable grand-rabbin de Strasbourg, M. Arnaud Aron. », Le Journal d’Alsace[réf. incomplète].
  6. Le Temps, .
  7. a b c d et e Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol.6, p. 729-730.
  8. [PDF] Aurore Gauthier, Yvonne Dutille, sculptrice, Cormeilles-en-Parisis, musée du Plâtre.
  9. Archives de Paris Répertoire annuel d'inhumation, vue 17 / 31.
  10. Son fils Paul, son épouse et la mère de son épouse.
  11. a et b Société des amis des arts et du musée de la Cour d'Or, Être artiste en Moselle, 1870-1945, présentation de l'exposition, Musée de la Cour d'Or, Metz, 10 mars 2019.
  12. Ville de La Plata, "Le bûcheron" d'Emmanuel Hannaux.
  13. « Tête de Mercure », [grès], notice sur frenchsculpture.org.
  14. « Tête de Mercure » , [bronze], notice sur frenchsculpture.org.
  15. a b c d e f g et h Jules Martin, Nos peintres et sculpteurs, graveurs, dessinateurs, tome premier, Ernest Flammarion, 1907, p. 201.
  16. Fondation Saint-Vincent de Metz, Emmanuel Hannaux (1855-1934), sculpteur messin.
  17. Valérie Susset, « Phryné d'Emmanuel Hannaux à voir au musée de la Cour d'Or », Vosges-matin, 26 février 2021.
  18. « Monseigneur Dupont des Loges », notice sur musee-orsay.fr.
  19. Musée de la Cour 'Or, "Buste de Maurice de Coëtlosquet" dans les conditions.
  20. Jean-Claude Berrar et Christian Fauvel, « Metz autrefois : le Poilu de Hannaux place de l'Esplanade », Le Républicain lorrain, 11 août 2016.
  21. a b c d et e notices sur la base Joconde.
  22. Musée Camille-Claudel, Emmanuel Hannaux dans les collections.
  23. Maurice Rheims, La sculpture au XIXe siècle, Arts et métiers graphiques, Paris, p. 335.
  24. Musée Carnavalet, "Médaille offerte pas la ville de Metz à ses libérateurs dans les collections.
  25. Musée d'Orsay, "Le Souvenir" dans les collections.
  26. Petit Palais, Monseigneur Dupont des Loges dans les collections.
  27. Petit Palais, "Patria" dans les collections.
  28. Petit Palais, "Jean-Jacques Henner" dans les collections.
  29. Petit Palais, "Pauline Hannaux" dans les collections.
  30. Petit Palais, "Cécile Herz" dans les collections.
  31. Petit Palais, "Le souvenir : Dr. Dreyfus-Brisac" dans les collections.
  32. Petit Palais, "La Goudchaux" dans les collections.
  33. Petit Palais, "Le lycée Fénelon" dans les collections.
  34. Musée d'Orsay, "Le poète et la sirène dans les collections.
  35. Base Mérimée IA00051429

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Martin, Nos peintres et sculpteurs, graveurs, dessinateurs, tome premier, Ernest Flammarion éditeur, Paris, 1907.
  • (de) Ulrich Thieme, Felix Becker, « Emmanuel Hannaux », in Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart, vol. 15, Leipzig, E. A. Seemann, 1922, p. 591.
  • (de) Hans Vollmer, « Emmanuel Hannaux », in : Allgemeines Lexikon der bildenden Künstler des XX. Jahrhunderts, Vol. 2, Leipzig, E. A. Seemann, 1955, p. 369.
  • Maurice Rheims, La sculpture au XIXe siècle, Paris, Arts et métiers graphiques, 1972.
  • Christian Bleirad et Christian Jouffroy, Les statues de Metz, éditions Serpenoise, 1991.
  • (de) Annette Maas, Zeitenwende in Elsaß-Lothringen. Denkmalstürze und Umdeutung der Nationalen Erinnerungslandschaft in Metz (November 1918-1922, in: Speitkam, Winfried (Hrsg.), Denkmalsturz. Zur Konfliktgeschichte politischer Symbolik, Göttingen, 1997, p. 79–108.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol.6, Gründ, 1999.
  • Adrian M. Darmon, Autour de l'art juif - Encyclopédie des peintres, photographes et sculpteurs, éditions Carnot, 2003, p. 316.
  • Rosette Choné, Quelques portraits de Messins du XIXe siècle au cimetière de l'Est, Société d'histoire et d'archéologie de la Lorraine, 1938 (en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]