Emmanuel Faye

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Emmanuel Faye
Emmanuel Faye-Journée de la recherche-Rouen 21 nov 2014.jpg
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Emmanuel Faye (né en 1956) est un philosophe français. Ses recherches portent sur la philosophie française et allemande des Temps modernes et sur la pensée politique contemporaine – critique des constituants de la « vision du monde » national-socialiste chez Heidegger[1] et de la conception arendtienne du politique.

Lauréat du Concours général de français en 1974, agrégé de philosophie en 1981, docteur de l'Université de Paris I-Panthéon Sorbonne en 1994[1], il est depuis 2009 professeur de philosophie moderne et contemporaine à l'Université de Rouen-Normandie, après avoir été chargé de recherches détaché au CNRS de 1993 à 1995 (Centre d'études supérieures de la Renaissance de Tours), puis maître de conférences à l'Université Paris-Nanterre de 1995 à 2009. Il est le fils de l'écrivain et philosophe Jean-Pierre Faye.

Recherches[modifier | modifier le code]

Emmanuel Faye s'est tout d'abord consacré à la philosophie de la Renaissance (Nicolas de Cues, Charles de Bovelles, Michel de Montaigne) et de l'âge classique en France (René Descartes et le Cartésianisme). Il a découvert à la Bibliothèque humaniste de Sélestat un écrit inédit de Charles de Bovelles: «Sapiens est qui se fecit hominem », qui marque la transition de la philosophie de l'esprit illustrée par Nicolas de Cues à une philosophie de l'homme[2].

Par ailleurs, Faye s'est élevé contre les interprétations théologisantes et heideggériennes de Descartes, en montrant que sa pensée de la perfection de l'homme s'inscrivait dans la continuité des philosophies humanistes de la Renaissance[3].

La publication en 2005 de son Heidegger, l'introduction du nazisme dans la philosophie, traduit depuis en cinq langues, a suscité une discussion internationale[4] et de nouveaux travaux[5]. S'appuyant sur deux séminaires alors inédits dont il a édité dans ce livre de larges extraits, Faye a considéré que les fondements de l'œuvre de Martin Heidegger, avec son appel à l'« extermination totale» de l'ennemi intérieur « incrusté dans la racine la plus intime du peuple» (cours de l'hiver 1933-1934), et son séminaire d'« éducation politique» nazie de la même date, qui compare la relation entre l'Être et l'étant et celle unissant l'État hitlérien au peuple germanique, étaient trop radicalement ancrés dans un national-socialisme exterminateur pour constituer une philosophie. Ils correspondraient bien plutôt à un « racisme ontologisé »[6]. Sur la réception allemande du livre, on peut se reporter à l'étude de Sidonie Kellerer parue dans Sens Public[7].

À propos des Conférences de Brême de 1949, dans lesquelles Heidegger met en doute la capacité des victimes des camps d'extermination de mourir (sterben) à proprement parler parce qu'elles ne seraient pas « dans la garde de l'Être », Faye a formé, dans son livre sur Heidegger, le concept de « négationnisme ontologique ».

En 2006, il a appelé dans Le Monde à l'ouverture des Archives Heidegger à tous les chercheurs[8]. Il a été interviewé en décembre 2013 dans l'hebdomadaire allemand Die Zeit sur la vision du monde antisémite de Heidegger à propos de la parution de ses Cahiers noirs[9]. La publication par Faye en 2014 aux éditions Beauchesne, dans la collection « Le Grenier à sel », d'un ouvrage collectif international intitulé Heidegger, le sol, la communauté, la race et regroupant des études de François Rastier, Sidonie Kellerer, Johannes Fritsche, Julio Quesada, Robert Norton, Jaehoon Lee et Gaëtan Pégny, a marqué l'émergence d'un nouveau courant international d'études critiques sur le corpus heideggérien et sa réception[10]. On peut se reporter à la recension d'Édith Fuchs dans la Revue d'Histoire de la Shoah[11].

Arendt et Heidegger[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage paru en 2016 et intitulé Arendt et Heidegger. Extermination nazie et destruction de la pensée[12], Emmanuel Faye soutient que Hannah Arendt a entrepris, dans Les Origines du totalitarisme, de disculper entièrement les élites intellectuelles du nazisme, dont nommément Carl Schmitt. Dans les années 1960, c’est Martin Heidegger en personne qu’elle défend. Elle le présente en 1969, dans un discours pour ses 80 ans, comme « le roi secret dans le royaume du penser ». Dans son livre posthume sur La vie de l’esprit, elle oppose, pour mieux le disculper, Heidegger, le penseur à l’écoute de « l’appel de l’être », à Adolf Eichmann, l’exécutant, l’un des maîtres d’œuvre de l’extermination des Juifs d’Europe, qu’elle suppose « dépourvu de pensée » et sans aucun motif.

Hannah Arendt reprend les termes et les thèses de son ancien professeur et amant. Après avoir critiqué Heidegger en 1946 dans un article sur « La philosophie de l'existence », une lettre inédite d'août 1949 à son ami de jeunesse, le philosophe politique et publiciste Dolf Sternberger, montre que sa fascination d'après-guerre pour Heidegger et pour la violence avec laquelle il a entrepris de « dynamiter » la culture occidentale est bien intellectuelle et qu'elle précède les retrouvailles entre Arendt et Heidegger à Fribourg en février 1950. Arendt affirme, dans une lettre à Heidegger de 1960, que son livre Condition de l'homme moderne lui doit « à peu près tout, à tous égards ». De fait, la critique arendtienne de l’animal laborans développe celle proposée par Heidegger en 1954 de « l’animal laborieux » (arbeitende Tier). En septembre 1954, dans une conférence devant l’Association Américaine de Sciences politiques, Arendt introduit dans la théorie politique les existentiaux de Être et Temps, celui de l’être-au-monde et celui de l’être en commun (Mitsein). Et c’est en se référant à Heidegger qu’elle parle pour la première fois publiquement de la pluralité. En s'appuyant sur le vocabulaire de la version en allemand des Origines du totalitarisme, Emmanuel Faye montre qu’Arendt reprend la vision heideggérienne de la modernité et son interprétation du national-socialisme rapporté à la technicisation des sociétés modernes et à la « désolation », à l’« absence de patrie » (Heimatlosigkeit) qui s’ensuit. C’est à Heidegger que se réfère Arendt, lorsqu’elle affirme, dans La Vie de l’esprit, s’être « mise dans les pas de ceux qui ont entrepris de démanteler la philosophie avec ses catégories ». Emmanuel Faye montre qu’elle reprend à la « Lettre sur l’humanisme » de Heidegger la valorisation de l'agir, ainsi que l’opposition entre la « pensée » et la « philosophie » qu’elle récuse comme lui.

Par ailleurs, Arendt et Heidegger représente le premier ouvrage publié par un philosophe français sur les Cahiers noirs, étudiés dans la seconde section du livre intitulée « Heidegger ou la métapolitique de l'extermination » (p.175-266).

On peut se reporter sur ces différents points à la présentation d’Arendt et Heidegger par Emmanuel Faye dans les Rencontres avec Perrine Simon-Nahum sur RCJ[13], avec Pierre Édouard Deldique sur RFI[14], et, en ce qui concerne plus particulièrement Heidegger, dans les Chemins de la philosophie de France Culture avec Adèle Van Reeth[15]. Les thèses critiques de Faye sur la pensée d’Hannah Arendt ont fait l’objet de présentations positives par Roger-Pol Droit dans Le Point[16], par Nicolas Weill dans Le Monde[17] et par Nicolas Mialet dans Les Inrockuptibles[18]. Voir également les recensions du livre par Gérald Sfez[19], Michel Baudouin[20] et Stéphanie Roza[21]. Contrastant avec ces recensions positives, on mentionnera enfin l'article polémique de Justine Lacroix et Jean-Yves Pranchères sur Arendt et Heidegger dans La vie des idées, suivi d'une réponse de l'auteur[22].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

En 2009, Heidegger. The Introduction of Nazism into Philosophy (Yale University Press) a reçu le prix du livre de l’année pour la philosophie (ForeWord Award)[23].

En 2011, Emmanuel Faye a été reçu docteur honoris causa de l'Académie Brésilienne de Philosophie pour ses travaux critiques sur Heidegger et le national-socialisme[24]. Le 11 octobre 2018, il a démissionné de son titre de membre correspondant de l'Académie Brésilienne de Philosophie en signe de protestation contre la prise de position publique, dans le journal O Globo, du président de l'Académie en faveur du candidat de l'extrême-droite à l'élection présidentielle, Jair Bolsonaro[25], et par solidarité avec les Brésiliennes et Brésiliens qui s'inquiètent de l'avenir de cette grande démocratie qu'est le Brésil[26].

Ouvrages publiés[modifier | modifier le code]

Monographies:

  • Philosophie et perfection de l'homme. De la Renaissance à Descartes, Paris, Librairie J. Vrin, « Philologie et Mercure » 1998 (ISBN 2-7116-1331-3).
  • Heidegger, l'introduction du nazisme dans la philosophie : autour des séminaires inédits de 1933-1935, Paris, Albin Michel, Idées 2005. (ISBN 2-226-14252-5) (réédition: Livre de Poche, 2007 (ISBN 978-2-253-08382-5) avec une préface inédite et la bibliographie des premières recensions du livre).
  • Arendt et Heidegger. Extermination nazie et destruction de la pensée, Paris, Albin Michel, collection « Idées », 14 septembre 2016.

Ouvrages collectifs:

  • Хайдеггер, «Черные тетради» и Россия. Под редакцией Марлен Ларюэль и Эмманюэля Файя. Перевод под научной редакцией Михаила Маяцкого, Москва: Издательский дом «Дело», 2018, 367 p. [Heidegger, « Black Notebooks » and Russia, ed. by Marlène Laruelle & Emmanuel Faye. Translations revised by Michail Maiatsky. Moscow: Delo Editions, janvier 2018][27].
  • Heidegger, le sol, la communauté, la race, collection « Le grenier à sel», Paris, Beauchesne, 2014.
  • Descartes et la Renaissance, Paris, Champion, 1999 (ISBN 2-7453-0132-2).
  • Cartésiens et augustiniens au XVIIe siècle, Corpus, revue de philosophie, no 37, 2000.
  • Chemins de la pensée médiévale, Études offertes à Zénon Kaluza, éd. par P.J.J.M. Bakker en coll. avec E. Faye et C. Grellard, Textes et études du Moyen Âge, 20, Turnout, Brepols, 2002.
  • Descartes, des principes aux phénomènes, (avec J.-P. Cléro), Armand Colin, collection « Recherches », 2012.
  • Rouen, 1662, Montaigne et les Cannibales, (avec J.-C. Arnould), Cérédi, collection « Actes de colloques et Journées d'études », 2013, consultable sur: http://ceredi.labos.univ-rouen.fr/public/?rouen-1562-montaigne-et-les.html.

Édition de textes:

  • Antoine Arnauld, Examen d'un écrit qui a pour titre : Traité de l'essence du corps, et de l'union de l'âme avec le corps, contre la philosophie de M. Descartes, Corpus des œuvres de philosophie en langue française, Paris, Fayard, 1999.
  • René Descartes, La Recherche de la Vérité par la lumière naturelle, le Livre de Poche, collection « Classiques de la philosophie", traduction et notes par E. Faye, précédée d'un essai introductif: L'invention cartésienne de la conscience, Paris, Librairie Générale Française, 2010 (ISBN 978-2-253-06760-3).

Principales études traduites[modifier | modifier le code]

Anglais:

  • « The First Metaphysical Thoughts of Bovelles in 1504, Harbingers of the Book of the Wise", Intellectual History Review, 21/3 (2011), 267-279.
  • « The Cartesianism of Desgabets and Arnauld and the Problem of the Eternal Truths", Oxford Studies in Early Modern Philosophy, Daniel Garber and Steven Nadler (éd.), Oxford, Clarendon Press, vol.II, 2005, p. 193-209.
  • René Descartes (1596-1650), Dictionary of Seventeenth-Century French Philosophers, éd. par Luc Foisneau (éd.), Thoemmes-Continuum, London/New York, 2008, p. 339-346.
  • Heidegger. The Introduction of Nazism into Philosophy in Light of the Unpublished Seminars of 1933-1935, Translated by Michael B. Smith, Foreword by Tom Rockmore, Yale University Press, 2009, 436 p. FW Award: Book of the year 2009 for Philosophy.
  • « The Political Motivations of Heidegger's anti-Cartesianism », Insiders and Outsiders in Seventeenth-Century Philosophy, G.A.J. Rogers, Tom Sorell and Jill Kray (eds.), Routledge Studies in Seventeenth-Century Philosophy, New York-London, 2010, p. 177-191.
  • « Subjectivity and Race in Heidegger's Writings », Philosophy Today, vol. 55, no 3, Fall 2011, p. 268-281.
  • « Being, History, Technology and Extermination in the Work of Heidegger », Journal of the History of Philosophy, vol.50, no 1 (2012), 111-130.
  • « Descartes, the Humanists and the Perfection of Human Being », Early Modern Philosophers and the Renaissance Legacy, Cecilia Muratori and Gianni Paganini (eds.), Volume 220 of the series International Archives of the History of Ideas, Springer, 2016, p.155-167.

Allemand:

  • Heidegger. Die Einführung des Nationalsozialismus in die Philosophie. Im Umkreis der unveröffentlichten Seminare zwischen 1933 und 1935, avec une postface inédite à l'édition allemande, Matthes & Seitz, Berlin, 2009.
  • « Der Nationalsozialismus in der Philosophie: Sein, Geschichtlichkeit, Technik und Vernichtung in Heideggers Werk », Philosophie im Nationalsozialismus, Hans Jörg Sandkühler (éd.), Hambourg, Felix Meiner Verlag, 2009, p. 133-155.
  • « Heidegger gegen alle Moral », Moralität des Bösen, Ethik und nationalsozialistische Verbrechen, Jahrbuch 2009, Fritz Bauer Institut, Werner Konitzer, Raphael Gross (Hg.), Campus Verlag, Frankfurt, New York, 2009, p. 210-231.
  • « Nationalsozialismus und Totalitarismus bei Hannah Arendt und Aurel Kolnai », Doppelte Vergangenheitsbewältigung und die Singularität des Holocaust, L. Scherzberg (éd.), Saarbrücken, Universaar, 2012, p. 61-82.
  • « Heidegger und das Judentum: Vom Aufruf zur "völligen Vernichtung" zur Thematisierung der "Selbstvernichtung », Deutsche Zeitschrift für Philosophie, no 63(5), 2015, p.877-898.
  • « Eric Voegelins Haltung zum Nationalsozialismus. Überlegungen zum Briefwechsel Krieck-Voegelin (1933-1934) », »Politisierung der Wissenschaft« Jüdische Wissenschaftler und ihre Gegner an der Universität Frankfurt vor und nach 1933, Herausgegeben von Moriz Epple, Johannes Fried, Raphael Gross und Janus Gudian, Schriftenreihe des Frankfurter Universitätsarchivs (Hg. von Notker Hammerstein und Michael Maaser), Bd. 05, Göttingen : Wallstein Verlag, 2016, p.111-146.
  • « Kategorien oder Existenzialien.Von der Metaphysik zur Metapolitik », Martin Heideggers »Schwarze Hefte«. Eine philosophisch-politische Debatte, Herausgegeben von Marion Heinz und Sidonie Kellerer, Berlin, Suhrkamp, 2016, p.100-121.

Italien:

  • Heidegger. L'introduzione del nazismo nella filosofia, Roma, L'Asino d'oro edizioni, 2012.
  • « I fondamenti nazisti dell'opera di Heidegger », Rivista di filosofia, no 3/2006, p. 439-456.
  • « Soggettività e razza negli scritti di Heidegger », Rivista di filosofia, no 1/2012, p. 69-90.
  • « Essere e svastika. Heidegger, l'antisemitismo, l'affermazione dell'essenza tedesca, l'auto-annitamiento dell nemico », MicroMega, no 97, mars 2015, p.98-115.

Espagnol:

  • Heidegger. La introduccion del Nazismo en la filosofia. En torno a los seminarios ineditos de 1933-1935, Madrid, Akal, 2009. Seconde édition révisée avec une préface inédite, Akal, 2018[28].

Portugais (Brésil):

  • Heidegger e a Introdução da Filosofia no Nazismo, São Paulo, É Realizações, 2015.

Russe:

  • Хайдеггер, «Черные тетради» и Россия. Под редакцией Марлен Ларюэль и Эмманюэля Файя. Перевод под научной редакцией Михаила Маяцкого, Москва: Издательский дом «Дело», 2018, 367 p. [Heidegger, « Black Notebooks » and Russia, ed. by Marlène Laruelle & Emmanuel Faye. Translations revised by Michail Maiatsky. Moscow: Delo Editions, janvier 2018]

Persan (Iran):

  • امانوئل فاي: "بنيان‌هاي نازيستي انديشه‌ي هايدگر"، ترجمه‌ي فرهاد سليمان‌نژاد، مجله‌ي فرهنگ امروز، شماره‌ي 22، (خرداد 1397)، صص 109-118. [Emmanuel Faye: "Nazi Foundations in Heidegger's Work", Persian translated and introduced by Farhad Soleimannejad, Farhangemrooz journal, No 22, (Spring,1397 solar [juin 2018]), p. 109-118.]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://eriac.net/author/emmanuel-faye/
  2. "Nicolas de Cues et Charles de Bovelles dans le manuscrit "Exigua pluvia" de Beatus Rhenanus", AHDLMA, Vrin, 1998, p.415-450.
  3. « Descartes et les philosophes français de la Renaissance », Conférence et Discussion, avec Jean-Marie Beyssade, Jean-Claude Margolin, Geneviève Rodis-Lewis, etc., L'Enseignement philosophique, n°4/1999, pp.27-71, consultable sur: http://www.appep.net/wp-content/uploads/2012/06/faye01.pdf
  4. Voir notamment les interventions de Michèle Cohen-Halimi, Jean-Michel Salanskis et Philippe Lacoue-Labarthe dans Le Magazine littéraire, juin 2005, la discussion avec Herman Philipse, Donald Ipperciel et Sonia Sikka dans Dialogue. Revue canadienne de philosophie, Hiver 2008, p.141-179, et celle par Arnau Pons, Manuel Carbonell et Joan Ramon Resina dans la revue catalane L'Espill, n°32, 2009, 82-131.
  5. Voir par exemple Julio Quesada, Heidegger, de camino al Holocausto, Madrid, Biblioteca Nueva, 2008, et François Rastier, Naufrage d'un prophète. Heidegger aujourd'hui, Paris, PUF, 2015.
  6. Heidegger : Sa vision du monde est clairement antisémite, Emmanuel Faye, lemonde.fr, 28 janvier 2014
  7. https://www.sens-public.org/IMG/pdf/SensPublic_SKellerer_EFaye-2.pdf
  8. https://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2006/01/04/pour-l-ouverture-des-archives-heidegger-par-emmanuel-faye_727243_3232.html?.
  9. https://www.academia.edu/5640068/Die_Kronung_der_Gesamtausgabe_Interview_published_by_Die_Zeit_27.12.2013_on_Heidegger_the_Black_Books_and_the_Complete_Works
  10. http://www.editions-beauchesne.com/product_info.php?cPath=91&products_id=1038
  11. https://www.cairn.info/revue-revue-d-histoire-de-la-shoah-2014-2-page-595.htm
  12. « Emmanuel Faye - Arendt et Heidegger », sur albin-michel.fr
  13. « Les rencontres de Périne Simon-Nahum, invité Emmanuel Faye sur RCJ », sur Chaîne YouTube de Radio RCJ,
  14. http://www.rfi.fr/emission/20161127-faye-arendt-heidegger-extermination-nazie-destruction-pensee
  15. https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/arendt-et-heidegger-extermination-nazie-et-destruction-de-la
  16. Roger-Pol Droit, « L'affaire Hannah Arendt », sur lepoint.fr,
  17. Nicolas Weill, « Le crépuscule d’Arendt », sur lemonde.fr,
  18. https://www.lesinrocks.com/2016/11/05/idees/pensee-de-heidegger-a-t-contamine-hanna-arendt-11877411/
  19. https://philosophie.ac-versailles.fr/spip.php?article375
  20. https://revue.biens-symboliques.net/151
  21. https://dissidences.hypotheses.org/8859
  22. http://www.laviedesidees.fr/Arendt-en-eaux-troubles.html
  23. http://yalepress.yale.edu/book.asp?isbn=9780300120868
  24. http://www.filosofia.org.br/nazistaemmanuel.html
  25. https://blogs.oglobo.globo.com/lauro-jardim/post/mourao-comemora.html?fbclid=IwAR3JARggLqj7zMe2fOtJeTLQtEEjb6PeoFYDI-Sz4eXLkMrO-L7i6MNYOh8
  26. https://eriac.hypotheses.org/1169
  27. Faye, Emmanuel, « Heidegger et la Russie », Sens Public,‎ (ISSN 2104-3272, lire en ligne)
  28. https://www.akal.com/libro/heidegger-la-introduccion-del-nazismo-en-la-filosofia_49275/

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]