Emma Eckstein

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Eckstein.
Emma Eckstein
Portrait de Emma Eckstein

Emma Eckstein

Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à Gaudenzdorf (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 59 ans)
à VienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité AutricheVoir et modifier les données sur Wikidata

Emma Eckstein (1865-1924) est une célèbre patiente de Sigmund Freud, qui après son analyse est elle-même devenue psychanalyste pendant une très courte période.

Biographie[modifier | modifier le code]

Emma Eckstein, née le 28 janvier 1865 à Gaudenzdorf (aujourd'hui dans le XIIe arrondissement de Vienne, Meidling) et décédée le 30 juillet 1924 à Vienne, est issue d'une grande famille viennoise de tradition socialiste.
Elle participa activement au mouvement féministe.
Elle a écrit un livre sur l'éducation sexuelle des enfants en 1904.

Patiente de Freud[modifier | modifier le code]

À 27 ans, elle consulte Freud notamment pour des symptômes de douleurs intestinales et un syndrome dépressif lié à la menstruation. Il diagnostique alors un trauma psychologique dû à des abus sexuels dans l'enfance. Freud adresse sa patiente à son ami Wilhelm Fliess, selon qui un lien physique existe entre l'organe génital féminin et le nez (théorie de la "névrose nasale réflexe"). Il l'opère du nez la même année. L'opération est un désastre. Fliess commet une grave erreur, en oubliant des cautères dans le nez de sa patiente. Réopérée, elle en gardera de graves lésions sur le visage toute sa vie. Freud s'était bien rendu compte que Fliess avait commis une faute grave, "un de ces actes manqués chirurgicaux", mais il mit du temps à en tirer les conséquences dans sa réévaluation du savoir de son ami et confident[1].

C'est une patiente de Freud qui suscite encore la controverse au sujet de l'abandon de Freud de sa théorie de la séduction. Freud mettait ce type d'affirmation en doute à la faveur du fantasme œdipien considéré à son tour comme psycho-traumatogène. [réf. souhaitée]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Max Schur: La Mort dans la vie et l'œuvre de Freud, Gallimard, 1982, (ISBN 2-07-025794-0) (p. 108 et 109)

Voir aussi[modifier | modifier le code]