Emanuel Buxtorf

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Emanuel Buxtorf
Nom de naissance Emanuel Charles Buxtorf
Naissance
Saint-Martin-ès-Vignes, France
Décès
Troyes, France
Nationalité Flag of France.svg Française
Profession
Autres activités
Président du conseil d'arrondissement de Troyes
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur
Conjoint
Marie Laure Férant

Emanuel Buxtorf ( Saint-Martin-ès-Vignes - Troyes) est un ingénieur mécanicien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études à Troyes, Sens et Paris, Emanuel Buxtorf complète sa formation par des voyages en Suisse, en Angleterre, en Allemagne et en Italie.

En 1848, il s'engage au 6e régiment d'artillerie et est envoyé à Alger, Constantine et Biskra. Il se porte volontaire pour faire partie de la colonne dirigée en 1849 contre l'oasis de Zaatcha.

En 1850, il dirige à Troyes la firme Mathos-Durand.

Il crée en 1853 une entreprise de construction de machines pour la bonneterie. Cette entreprise sera revendue en 1896 à Georges Lebocey[1].

Entre 1853 et 1893, il se lance dans la recherche et est à l’origine d’une cinquantaine de brevets principalement destinés à améliorer les métiers de la bonneterie. Il sut notamment adapter à la maille le système Jacquard utilisé pour le tissage.

Après avoir fait office de maire de Troyes en 1870, il fut fait prisonnier à la forteresse de Mayence en mai 1871. Il fit à nouveau office de maire de Troyes de novembre 1874 à mai 1875.

Il fonde à Troyes l'École française de bonneterie en 1888. Celle-ci fonctionna jusqu'en 1964 en tant qu'école privée reconnue par l'État avant de devenir la section BTS bonneterie du lycée technique de Troyes. Cette section BTS fut fermée en 2006.

Il fut président du conseil d'arrondissement de Troyes, président de la société anonyme de l'École française de bonneterie, membre de la Chambre de commerce, juge au tribunal de Commerce et membre de la Société académique de l'Aube.

Il fut le premier possesseur d'une automobile dans le département de l'Aube, une Panhard - Levassor Type P2D achetée en décembre 1891[2],[3], et fut un des membres fondateurs de l'Automobile Club de l'Aube. Le Musée des arts et métiers conserve sa Panhard et Levassor de 1896[4].

Décorations, titres, honneurs[modifier | modifier le code]

  • Une rue de Troyes porte aujourd'hui son nom.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Emanuel Buxtorf, Les Armes à feu, Société industrielle et commerciale de Troyes, Dufour-Bouquot, Troyes, 1872

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jan Spurk, Approche comparative des entreprises en France et en Allemagne: le déclin de l'empire des aiguilles, L'Harmattan, 1997 (ISBN 2738454151)
  2. Pascal Dolat, « Panhard, la doyenne des marques, star des 48 Heures auto 2012 », L'Est-Éclair,‎ (lire en ligne)
  3. J.-M. Van Houtte, « La Panhard & Levassor d'Emmanuel Buxtdorf », L'Est-Éclair,‎ (lire en ligne)
  4. « Voiture Panhard-Levassor », sur Musée des arts et métiers (consulté le 2 septembre 2012)
  5. Société académique de l'Aube, Annuaire administratif et statistique du département de l'Aube, Troyes, , p. 89-98

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Théophile Lamathière, Panthéon de la Légion d'honneur, Paris,
  • Dictionnaire de l'Aube, Paris, Henri Jouve, (OCLC 80284345)
  • Le Moniteur de la maille, février 1904
  • V. Duménil, Encyclopédie contemporaine, 1904
  • La Maille moderne, mai 1935
  • 1589-1989 400e anniversaire du Métier à tricoter, les constructeurs aubois, Musée de la bonneterie, Troyes, 1er juin-20 novembre 1989 (ISBN 2-901-635-11) édité erroné (notice BnF no FRBNF35031710)
  • Patrick Cabanel, « Emanuel Bernard Émile Buxtorf », in Patrick Cabanel et André Encrevé (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, tome 1 : A-C, Les Éditions de Paris Max Chaleil, Paris, 2015, p. 529 (ISBN 978-2846211901)
  • Xavier Claverie-Rospide, « Les Buxtorf : une famille du négoce », dans La Vie en Champagne (ISSN 0758-4245), nouvelle série, no 1, janvier-mars 1995
  • Marguerite Dubuisson, « Un grand constructeur troyen : Emanuel Buxtorf », dans La Vie en Champagne, no 292, octobre 1979
  • Gabriel Groley, « Les Heures héroïques de l'automobile. Une des premières autos qui arpenta le sol troyen était conduite par M. Emmanuel Buxtorf », dans Almanach de l'Est-Eclair, 1987
  • André Boisseau, Mémoires de mailles, Troyes, La Maison du boulanger, , 454 p. (ISBN 978-2-913052-31-4, présentation en ligne), « Emanuel Buxtorf », p. 229-235