Elli Medeiros

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Elli Medeiros
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Elli Medeiros au festival de Cannes 2008

Informations générales
Naissance (59 ans)
Montevideo, Drapeau de l'Uruguay Uruguay
Activité principale chanteuse, actrice
Genre musical Pop, musique électronique
Années actives Depuis 1976
Labels V2 Music
Site officiel http://elli-medeiros.com/

Elli Medeiros est une chanteuse et actrice uruguayenne née à Montevideo, Uruguay le 18 janvier 1956.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa mère, Mirtha Medeiros, actrice et membre de l'école nationale d'Uruguay, l'emmenait dès son plus jeune âge assister à ses cours de théâtre. Mirtha diplômée, sa carrière est vite devenue très active et Elli était elle-même régulièrement embauchée pour les rôles d'enfant dans des pièces de théâtre ou téléfilms. Elle obtient ainsi son premier rôle a 4 ans en jouant le fils de Madame Butterfly à l'Opéra de Montevideo.

Alors qu'elle a cinq ans et que ses parents étaient séparés depuis deux ans, le père d'Elli quitte l'Uruguay.

Elli et sa mère quittent à leur tour l'Uruguay pour l'Argentine lorsqu'Elli a 9 ans, puis l'Argentine pour la France lorsqu'elle en a 14. À Paris, Elli s'inscrit à l'École des Arts Appliqués, qu'elle abandonne au bout d'un trimestre : elle vient de former les Stinky Toys, premier groupe punk français, avec son compagnon Jacno et ses meilleurs amis du lycée Victor Hugo et du lycée Charlemagne. Groupe parisien de la jeune scène punk française, les Stinky Toys donnent quelques concerts dans des festivals londoniens avec The Clash ou The Sex Pistols et font la couverture du Melody Maker. Malcolm McLaren s'intéresse au groupe. Le groupe, qui vante l'anarchie, la fête et les excès, suscite une véritable fascination dans les milieux branchés, et notamment auprès d'Alain Pacadis, le célèbre chroniqueur de l'underground du quotidien Libération.

Après deux albums, le groupe se sépare mais Elli continue à chanter avec Jacno. Tous deux deviennent le duo techno-pop Elli et Jacno, qui a fortement influencé le son des années 1980. Jacno, fort de son succès avec Rectangle, devient producteur pour Lio, dont la reprise des Stinky Toys, Lonely lovers (Amoureux solitaires), se vend à un million d'exemplaires, mais aussi pour Étienne Daho, Daniel Darc, Mathématiques Modernes, Jacques Higelin, etc. Après plusieurs albums, Rectangle, Tout va sauter, Boomerang et Les Nuits de la pleine lune, B.O. du film d’Éric Rohmer, le duo se sépare et Elli Medeiros entame alors une carrière solo.

Extraits de l'album Bom Bom qu'elle réalise avec son nouveau compagnon Ramuntcho Matta, les singles Toi mon toit et A bailar Calypso seront deux grands hits français de 1986 et 1987, qui lui ouvrent de nombreuses scènes. Elle assure par exemple, pendant une semaine, la première partie du spectacle d'Étienne Daho à l'Olympia. Elle devient ainsi l'un des sex-symbols français des années 1980 et pose en couverture de Playboy. Elle a également publié des bandes dessinées dans la presse (Annie aime les sucettes, Façade...), où elle confie sa passion pour le végétarisme.

Elle crée elle-même ses pochettes, mais aussi des vêtements et accessoires avec, entre autres, la complicité de son ami styliste Jean-Charles de Castelbajac. Ses bandes dessinées, dessins et articles sont réunis dans l'ouvrage Images et paroles édité par Futuropolis. Parallèlement à la musique, Elli Medeiros a suivi des cours de théâtre et a tourné dans des films de Philippe Garrel, Tonie Marshall, Olivier Assayas, Marion Laine, Brigitte Coscas, Stéphane Giusti ou encore Christophe Rodriguez.

Dans les années 1990, elle consacre son temps à ses quatre enfants, tout en faisant quelques incursions dans la musique à travers des participations comme Jazz à Saint-Germain, ou plus visibles au cinéma comme dans Jet Set ou Pourquoi pas moi ? aux côtés de Johnny Hallyday.

Au début des années 2000, Elli Medeiros a vécu quatre ans avec le réalisateur Brian De Palma[1] qu'elle a rencontré au Festival du film policier de Cognac en avril 2000[2]. C'est Elle qui a dessiné le bijou qu'on voit dans son film Femme fatale[3]. Ce bijou est volé dans une scène du film, ce dont le réalisateur avait eu l'idée en allant présenter avec Elli Medeiros son film Mission to Mars au Festival de Cannes 2000, alors qu'elle portait des bijoux de prix et était protégée par des gardes du corps[4].

Elle publie en 2006 l'album E M, qu'elle co-réalise avec Étienne Daho, et revient au cinéma aux côtés de Catherine Deneuve dans le film de Gaël Morel, Après lui.

En 2007, cet album sort en Argentine et en Uruguay, où elle se rend pour une série de concerts, les premiers "chez elle". À la fin de cette même année, elle retourne à Buenos Aires pendant plusieurs mois pour le tournage de Leonera de Pablo Trapero, qui sera en sélection officielle au Festival de Cannes 2008. Pour son rôle dans ce film, elle obtiendra plusieurs prix d'interprétation en Argentine.

Sur France Inter en 2012, dans l'émission "Pop, etc.", Lio dit que les paroles de la chanson Amoureux solitaires n'ont pas été écrites par Elli Medeiros, mais par Jacques Duval qui n'a reçu aucun droit d'auteur : « Le disque s'est vendu à 12 millions d'exemplaire dans le monde et Duval n'a pas touché un centime ». [1]

(Ce qui n'est pas tout à fait exact, puisque Amoureux solitaires était l'adaptation française de Lonely Lovers des Stinky Toys, chanson écrite par Medeiros.)

En 2014, elle tourne avec Eva Ionesco dans Rosa Mystica et en Argentine, à Rosario, avec Gustavo Postiglione dans Brisas Heladas.

Discographie albums[modifier | modifier le code]

Discographie singles[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sabrina Champenois, « Après toit », Libération,‎ (lire en ligne).
  2. Alain Grasset, « Des stars décontractées sous le soleil de Cabourg Cabourg », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  3. Jean-Eric Perrin, « Biographie d'Elli Medeiros », sur Universal Music,‎ (consulté le 27 avril 2015).
  4. Aimé Ancian et Renaud Mor, « Interview : Brian De Palma », MYTF1News,‎ (lire en ligne).

Liens[modifier | modifier le code]

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