Elizabeth Nourse

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Elizabeth Nourse
Elisabeth Nourse Self-Portrait.jpg
Autoportrait de 1892.
Naissance
Décès
Nationalité
Américaine
Activité
Formation
Lieux de travail
Mouvement
Distinctions
Médaille Laetare de l'Université Notre-Dame-du-Lac (1921)
Médaille d'or de la Panama-Pacific International Exhibition (1915)

Elizabeth Nourse, née le à Mount Healthy, dans l'Ohio, et morte le à Paris, est une peintre américaine. Elle a principalement effectué des portraits, des scènes de genre et des paysages dans un style s'apparentant le plus souvent au réalisme. Jamais mariée et sans descendance, Elizabeth Nourse a pu être considérée comme « précurseur de la peinture sociale réaliste »[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Elizabeth Nourse est née le à Mount Healthy, dans l'Ohio dans le foyer catholique de Caleb Elijah Nourse et Elizabeth LeBreton Rogers Nourse. Elizabeth et sa jumelle Adelaide sont les cadettes d'une fratrie comptant dix enfants. Elle étudie à la McMicken School of Design où elle reçoit les enseignements de Thomas Satterwhite Noble. Elle décline l'offre d'un poste d'enseignante au sein de l'école afin de se concentrer sur son art. Orpheline dès 1882, elle part brièvement étudier à l'Art Students League of New York[2]. Elle est de retour dans l'Ohio l'année suivante : Elizabeth gagne sa vie en effectuant des peintures d'intérieur et en réalisant des portraits.

Fin des études et début de carrière à Paris[modifier | modifier le code]

Fisher Girl of Picardy (1889) représente une pêcheuse de Picardie.

Elle rejoint l'Académie Julian de Paris en 1887 : elle compte Gustave Boulanger et Jules Lefebvre parmi ses professeurs. Disposant déjà d'une technique avancée, elle finit rapidement son cursus et ouvre son propre studio[3],[4]. Une exposition lui est consacrée dès 1888 : ses œuvres présentent de nombreuses femmes, souvent paysannes, et des scènes de vie de la campagne française. À cette période, Nourse se déplace en Europe, en Russie et en Afrique du Nord et peint les sujets qu'elle rencontre[3],[5].

Pendant la Première Guerre mondiale, Nourse reste à Paris où elle aide les réfugiés de guerre européens : elle sollicite des dons auprès de ses connaissances restées aux États-Unis et au Canada. En 1921, la Médaille Laetere de l'Université Notre-Dame-du-Lac, dans l'Indiana récompense ses actions[2].

Dernières années[modifier | modifier le code]

Elizabeth prend sa retraite artistique en 1924[5]. En 1927, la mort de sa sœur jumelle atteint grandement Elizabeth qui entre dans une profonde dépression[2]. Déjà opérée pour un cancer du sein en 1920, la maladie revient en 1937. Elizabeth Nourse meurt le [6],[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Women in World History: A Biographical Encyclopedia, Gale Research Inc., (lire en ligne), Nourse, Elizabeth (1859–1938).
  2. a, b et c (en) Mary Alice Heekin Burke, Elizabeth Nourse, 1859-1938: A Salon Career, Washington, D.C., Smithsonian Institution Press, .
  3. a et b (en) « Elizabeth Nourse (1859-1938) », Spanierman Gallery (consulté le 9 mai 2017).
  4. (en) « Elizabeth Nourse », sur Smithsonian American Art Museum and the Renwick Gallery, Smithsonian Institution (consulté le 9 mai 2017).
  5. a et b (en) « Elizabeth Nourse », sur clara.nmwa.org, (consulté le 9 mai 2017).
  6. (en) Julie Aronson, The Cincinnati Wing: The Story of Art in the Queen City, Cincinnati Art Museum, Ohio University Press, , 78–81 p. (ISBN 0-8214-1487-9).
  7. (en) James C. Kelly, The South on Paper: Line, Color and Light, University of South Carolina Press, , 54–55 p. (ISBN 0-9632836-3-4).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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