Elise Ottesen-Jensen

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Elise Ottesen-Jensen
Ottar
Elise Ottesen-Jensen en 1940.
Elise Ottesen-Jensen en 1940.

Naissance
Høyland (Norvège)
Décès (à 87 ans)
Stockholm (Suède)
Origine norvégien - suédois
Cause défendue libertaire
néo-malthusianisme

Elise Ottesen-Jensen dite Ottar, née le et morte le , est une écrivaine, journaliste libertaire féministe et membre de la Sveriges Arbetares Centralorganisation[1] (anarcho-syndicaliste) suédoise.

Militante néo-malthusienne, elle résume son combat en une phrase : « Je rêve du jour où chaque enfant né sera le bienvenu, où hommes et femmes seront égaux et vivront leur sexualité dans la passion, le plaisir et la tendresse ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Efter badet (Après le bain), une sculpture de Pye Engström, de gauche à droite : Elise Ottesen-Jensen, Paulo Freire, Sara Lidman, Mao Zedong, Angela Davis, Georg Borgström et Pablo Neruda.

Dix-septième fille d'un pasteur, elle renie la religion et choisit de faire des études de médecine dentaire, mais une explosion dans un laboratoire de son école où elle perd deux doigts met fin à ses projets de devenir dentiste.

Durant la Première Guerre mondiale, elle rencontre Albert Jensen, militant anarcho-syndicaliste et pacifiste américain.

Lorsqu'il est expulsé de Norvège, elle part avec lui à Copenhague (Danemark) puis à partir de 1919 à Stockolm, en Suède.

Elle collabore au journal Arbetaren, porte-parole du mouvement anarcho-syndicaliste et libertaire suédois.

Confrontée au problème des familles nombreuses et à la mort d'une de ses jeunes sœurs à la suite d'un avortement clandestin, elle s'engage dans la lutte pour le contrôle des naissances grâce aux moyens contraceptifs comme le diaphragme.

En 1933, elle fonde la Fédération pour l'Éducation Sexuelle qu'elle préside jusqu'en 1959.

Elle milite pour l'avortement libre, la diffusion des moyens contraceptifs, mais aussi pour les droits des homosexuels.

En 1937, elle contribue, par ses nombreux articles et ses conférences à une véritable information sexuelle des femmes et à l'abolition de la loi interdisant les moyens contraceptifs.

En 1946, elle parvient à fédérer diverses organisations qui donnent naissance officiellement, en 1953 à la conférence de Stockholm, à l'Fédération Internationale des Planning Familiaux (en) rassemblement des grandes figures du néo-malthusianisme qui prônent désormais le planning familial à l’aide d’arguments relevant davantage de la santé publique que de la lutte des classes. Elle en devient la deuxième présidente de 1959 à 1963[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marianne Enckell, Y en a pas une sur cent, Réfractions, n°24, printemps 2010, texte intégral.
  • Florence Montreynaud, L'aventure des femmes XXe-XXIe siècle, Nathan, (ISBN 9782092784235, présentation en ligne).
  • Ottar, une figure révolutionnaire in, Élise Devieilhe, Représentation du genre et des sexualités dans les méthodes d'éducation à la sexualité élaborées en France et en Suède, thèse de sociologie, Université de Caen, 2013, texte intégral.

Notices[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ottesen-Jensen, Elise 1886-1973.
  2. Bibia Pavard, De la salle à manger aux salons de la République. La place des réseaux féminins et masculins dans l’itinéraire de la cause contraceptive (1956-1967), Genre & Histoire, 12-13, Printemps-Automne 2013, texte intégral.