Elias Ashmole

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Elias Ashmole
Ashmole-after-Riley.jpg

Elias Ashmole en 1688, artiste inconnu (détail).

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
LambethVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
King Edward VI School (Lichfield) (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Membre de

Elias Ashmole, né le à Lichfield et mort le à Lambeth, est un antiquaire, homme politique, astrologue, étudiant en alchimie, officier d'arme anglais et un des premiers francs-maçons spéculatifs. Il soutient les royalistes et la restauration de Charles II pendant les guerres civiles anglaises et reçoit plusieurs charges lucratives en remerciement. Il est un des fondateurs de la Royal Society, institution dédiée à la promotion des sciences. Collectionneur passionné tout au long de sa vie, sa collection d'objet acquis auprès du voyageur et botaniste John Tradescant, ainsi que sa bibliothèque personnelle composée de nombreux ouvrages et manuscrits très divers sur l'histoire et les sciences fait partie de l'Ashmolean Museum créé spécifiquement après sa mort et appartenant à l'Université d'Oxford.


Biographie[modifier | modifier le code]

Avocat, royaliste et franc-maçon[modifier | modifier le code]

Elias Ashmole est né à Breadmarket Street, Lichfield, Staffordshire[1]. Sa famille a des affaires de négoces importantes, mais sa fortune est en baisse à sa naissance. Sa mère, Anne, est la fille d'un riche drapier de Coventry, Anthony Bowyer, et un parent de James Paget, un baron de l'Échiquier (en). Son père, Simon Ashmole (1589-1634), est un sellier ayant servi comme soldat en Irlande et en Europe. Elias Ashmole suis des cours à la Lichfield Grammar School (actuelle King Edward VI school) et devient choriste à la cathédrale de Lichfield. En 1633, il part vivre à Londres comme précepteur pour les fils de James Paget, et en 1638, avec son aide, il devient avocat.

Il réussit dans cette vocation juridique à Londres et épouse Eleanor Mainwaring (1603-1641), membre d'une famille aristocratique, qui meurt pendant une grossesse[2], seulement trois ans après leur union, le 6 décembre 1641[3]. Dès sa jeunesse Elias Ahsmole commence à agrandir sa fortune, il se lie également d'amitié avec le major-général Charles Worsley, beau-frère de sa sœur Mary Ashmole, qui a épousé John Booth, de Salford.

Elias Ashmole soutient Charles Ier dans la guerre civile. Au début des combats en 1642, il quitte Londres pour la maison de son beau-père Peter Mainwaring de Smallwood, Là, il vit en retrait jusqu'à 1644, jusqu'à sa nomination comme commissaire du roi à Lichfield[4]. Peu de temps après, à la suggestion de George Wharton, un astrologue de premier plan avec de solides relations judiciaires, il reçoit un poste militaire à Oxford, où il a servi comme officier d'ordonnance pour les forces du roi. Pendant son temps libre, il étudie les mathématiques et la physique[5]. Il acquiert un intérêt profond pour l'astronomie, l'astrologie et la magie[3]. À la fin de 1645, il quitte Oxford pour accepter le poste de commissaire à Worcester. Il reçoit egalement un poste militaire supplémentaire de capitaine dans le régiment de lord Astley, une partie de l'infanterie royaliste, mais en tant que mathématicien, il est détaché à des postes d'artilleurs. Il ne semble jamais avoir participé à un combat réel[6].

Après avoir servi quelque temps dans l'armée, il quitte le service pour se livrer à l'étude. Il s'occupa d'abord de magie, et publia en 1650 et 1652 quelques traités sur cette science chimérique, puis se livra à des recherches historiques. Il publia en 1672 les Institutions, lois et cérémonies de l'ordre de la Jarretière, ouvrage estimé, qui lui fit donner par Charles II la place de héraut d'armes à Windsor.

Elias Ashmole est aussi connu pour avoir rapporté dans ses mémoires le premier témoignage historique d'appartenance à la franc-maçonnerie. Initié en 1641, il est l'un des tout premier franc-maçon spéculatif dont l'histoire ait retenu le nom[7].

Collections[modifier | modifier le code]

Restauration[modifier | modifier le code]

Ashmolean Museum[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Elias Asmole – (1617–1692) », sur Lichfield City Council (consulté le 8 avril 2016).
  2. Josten, C. H 1966, p. 18 Vol I.
  3. a et b Hunter, Michael,(September 2004; online edition May 2006) "Ashmole, Elias (1617–1692)", Oxford Dictionary of National Biography, London, Oxford University Press, DOI:10.1093/ref:odnb/764, retrieved 25 January 2010 (Subscription required)
  4. Josten, C. H 1966, p. 19 Vol I.
  5. (en) « Elias Ashmole, founder of the Ashmolean Museum », Brasenose College, University of Oxford (consulté le 3 mars 2008).
  6. Josten, C. H 1966, p. 28-30 Vol I.
  7. Bauer et Dachez 2007.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de Elias Ashmole[modifier | modifier le code]

  • Theatrum Chemicum Britannicum, Londres, 1652 ; réimpr. New York, 1967. Anthologie d'alchimie.
  • Antiquities of Berkshire, 1665.
  • The Institution, Laws and Ceremonies of the Most Noble Order of the Garter, 1672. Sur l'ordre de la jarretière.

Études sur Elias Ashmole[modifier | modifier le code]

  • (en) C. H. Josten (5 volumes), Elias Ashmole (1617–1692) : His Autobiographical and Historical Notes, his Correspondence, and Other Contemporary Sources Relating to his Life and Work, Oxford,‎ , 2065 p.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.
  • Alain Bauer et Roger Dachez, Les 100 mots de la franc-maçonnerie, PUF, coll. « Que sais-je? »,‎ (ISBN 9782130562634, lire en ligne) (inscription nécessaire) – via Cairn.info.