Elena Kagan

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Elena Kagan
Illustration.
Portrait officiel d'Elena Kagan.
Fonctions
Juge assesseur de la Cour suprême des États-Unis
En fonction depuis le
(10 ans et 3 jours)
Président John G. Roberts, Jr.
Prédécesseur John Paul Stevens
45e avocat général des États-Unis

(1 an, 1 mois et 28 jours)
Président Barack Obama
Gouvernement Administration Obama
Prédécesseur Edwin Kneedler
Successeur Neal Katyal
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Manhattan, État de New York (États-Unis)
Nationalité Américaine
Diplômée de Université de Princeton
Université d'Oxford
Faculté de droit d'Harvard

Elena Kagan
Membres de la Cour suprême des États-Unis

Elena Kagan, née le à Manhattan (New York), est une juriste américaine, adjointe au conseiller juridique de la Maison-Blanche et vice-présidente du Conseil de politique intérieure de 1995 à 1999, sous la présidence de Bill Clinton, puis doyenne de la faculté de droit de Harvard entre 2003 et 2009. Elle est la première femme à être nommée Avocat général des États-Unis entre 2009 et 2010 et la quatrième femme à siéger à la Cour suprême des États-Unis où elle a été nommée par le Président Obama le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Elena Kagan est née à New York, la seconde d'une famille de confession juive de trois enfants, dans l'Upper West Side de la ville[1]. Sa mère, Gloria Gittelman Kagan était enseignante à la Hunter College Elementary School (en)[2] et son père, Robert Kagan, était avocat[3],[4],[5]. Ses deux frères enseignent dans des établissements publics, comme leur mère l'avait fait avant eux[6].

Après ses études secondaires, elle a suivi des cours à Princeton, où elle a obtenu un Bachelor of Arts (licence) en Histoire en 1981 avec la mention summa cum laude. Parmi les sujets étudiés on trouve le mouvement socialiste à New York au début du XXe siècle. Sous la direction de l'historien Sean Wilentz elle a écrit une thèse intitulée To the Final Conflict: Socialism in New York City, 1900–1933.

Alors qu'elle était encore étudiante en premier cycle, elle a été éditorialiste en chef du Daily Princetonian. Avec huit autres étudiants (dont Eliot Spitzer qui présidait le syndicat étudiant à l'époque), elle a rédigé la « Déclaration de la Campagne pour une université démocratique » (Campaign for a Democratic University), qui appelait à « une restructuration fondamentale de l'autorité à l'université » et condamnait la façon qu'avait l'administration de Princeton de prendre des décisions « toutes portes fermées ».

Elle a reçu une bourse d'études, le Princeton's Daniel M. Sachs Class of 1960 Graduating Scholarship, l'une des plus hautes récompenses générales conférées par l'université, ce qui lui a permis d'étudier au Worcester College de l'Université d'Oxford. Elle y a obtenu une maîtrise de philosophie en 1983 puis en 1986 un Juris Doctor (JD) en droit, magna cum laude, à la Faculté de droit de Harvard, où elle a été rédactrice en chef de la Harvard Law Review. Son ami Jeffrey Toobin se rappelait qu'à la Harvard Law, « elle s'était dès le début fait remarquer comme un esprit extraordinaire ». « Elle est aimable avec les gens », ajoutait Toobin. « À l'époque, l'école de droit était un endroit infesté et divisé par la politique. Elle naviguait avec aisance d'une faction à l'autre, et s'attirait le respect de tout le monde. »

Vie privée[modifier | modifier le code]

Avec sa famille, elle vivait dans un appartement au troisième étage de la West End Avenue et de la 75e Rue et fréquentait la synagogue de Lincoln Square. Elle était indépendante et volontaire dans sa jeunesse, selon Bill Lubic, un ancien associé juridique, qui s'est rappelé qu'elle s'était opposée à son rabbin orthodoxe sur la façon de faire sa Bat Mitsvah[7],[8]. Aujourd'hui, elle se reconnaît dans le judaïsme massorti.

Kagan ne s'est jamais mariée, et elle n'a pas d'enfants.

Carrière[modifier | modifier le code]

Nomination à la Cour suprême[modifier | modifier le code]

Elena Kagan rencontre Barack Obama dans le Bureau ovale.

Le , Elena Kagan est proposée par le président des États-Unis, Barack Obama, pour devenir juge à la Cour suprême des États-Unis en remplacement de John Paul Stevens, qui avait annoncé un mois plus tôt son intention de démissionner[9],[10]. Les auditions par le Sénat des États-Unis, préalables au vote de confirmation du choix présidentiel, se sont tenues à compter du 28 juin[11]. Le Sénat a approuvé le par 63 voix contre 37[12], sa nomination. C'est la première fois dans l'Histoire de la Cour suprême que trois femmes siègent en même temps[12] et la première fois depuis 40 ans qu'une personne sans aucune expérience de juge y siège[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Elena Kagan », sur Biography (consulté le 2 février 2020).
  2. (en) « Justice Elena Kagan Accepts Honorary Degree | Hunter College », sur hunter.cuny.edu (consulté le 2 février 2020).
  3. (en) « Elena Kagan | United States jurist », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 2 février 2020).
  4. (en) « Paid Notice: Deaths KAGAN, GLORIA GITTELMAN », sur query.nytimes.com (consulté le 2 février 2020).
  5. (en) « Robert Kagan, 67, Lawyer for Tenants », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 2 février 2020).
  6. « Kagan's remarks on her Supreme Court nomination », Associated Press, 10 mai 2010.
  7. (en) Stewart Ain, « A Pioneer At Age 12 », sur jewishweek.timesofisrael.com (consulté le 2 février 2020).
  8. (en) Lisa W. Foderaro, « Growing Up, Kagan Tested Boundaries of Her Faith », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 2 février 2020).
  9. Elena Kagan proposée à la Cour suprême, Libération, le .
  10. Obama nomme Elena Kagan à la Cour suprême, troisième femme chez les sages, Les Échos, le .
  11. « Kagan passe “sur le grill” du Sénat américain », L'Express, .
  12. a b et c « Le Sénat américain confirme la nomination d'Elena Kagan à la Cour suprême », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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