Elbrouz

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Elbrouz
Le mont Elbrouz vu depuis le nord.
Le mont Elbrouz vu depuis le nord.
Géographie
Altitude 5 642 m, Sommet occidental
Massif Grand Caucase
Coordonnées 43° 21′ 10″ nord, 42° 26′ 16″ est
Administration
Pays Drapeau de la Russie Russie
Républiques Kabardino-Balkarie
Karatchaïévo-Tcherkessie
Raïons Elbrouz, Zol
Karatchaïevsk
Ascension
Première par Killar Khachirov (sommet oriental)
1874 par Akhia Sottaiev, Horace Walker, Frederick Gardiner et Peter Knubel (sommet occidental)
Géologie
Âge 10 millions d'années
Roches Rhyolite, rhyodacite, tuf, ignimbrite, dacite, andésite, andésite basaltique, trachyte, trachy-andésite
Type Volcan gris
Activité Endormi
Dernière éruption env. 50 apr. J.-C.
Code GVP 214010

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Elbrouz

L'Elbrouz ou Elbrous[1], en russe Эльбрус, Elbrous ou El'brous[2], en karatchaï-balkar Минги тау, Miñi taw, /miŋŋi taw/, situé dans le nord du Caucase, en Russie, est le point culminant de cette chaîne de montagnes ; avec ses 5 642 mètres il est le plus haut sommet de l'Europe. Il s'agit d'un volcan ayant connu des éruptions jusqu'au début de notre ère, et il a fait naître des légendes comme celle voulant que Prométhée ait été enchaîné à ses deux pics principaux pour avoir offert le feu aux hommes. Il est recouvert de nombreux glaciers et, même si l'ascension est techniquement facile et dispose de moyens mécaniques sur l'itinéraire principal, il reste difficile d'accès en raison de ses conditions climatiques rigoureuses et changeantes. Ainsi, le point culminant n'est vaincu qu'en 1874 et la montagne, devenue un symbole de conquête, a fait de nombreux morts. Malgré des problèmes environnementaux dus à la fréquentation, la faune et la flore relativement riches sont protégées par un parc national depuis 1986.

Toponymie et étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom Elbrouz est une métathèse de Elbourz[3], terme issu des textes sacrés des zoroastriens, l'Avesta, qui désignèrent une montagne légendaire sous le terme Harā Bərəzaitī signifiant « sentinelle élevée »[3]. Après l'islamisation de la Perse, elle aurait pris le nom arabisé de Harborz puis Alborz, apparenté à l'Elbrouz[3]. Il pourrait y avoir un lien entre le nom Elbrouz et la racine indo-européenne -alba signifiant « montagne » et « blanc », que l'on retrouve dans Albanie et Alpes.

Les Anciens appelaient cette montagne Strobilus (« cône de pin » en latin, un emprunt du grec strobilos signifiant « objet tordu », un terme de biologie établi de longue date pour décrire la forme du volcan) et pensaient que Zeus y avait enchaîné Prométhée, le Titan qui avait volé le feu aux dieux pour l'offrir aux hommes, sans doute en référence à son ancienne activité éruptive[4]. Aujourd'hui encore, la montagne porte différents noms suivant les régions : Jin-Padishah en turc, déformation du perso-arabe, Albar ou Albors en persan signifiant « grand », Ialbuzi ou Yalbuz (იალბუზი) en géorgien signifiant « crinière de neige », Uashkhemakhue' (УIэщхэмахуэ) en adyguéen signifiant « montagne de la joie », ou encore Mingi tau (karatchaï-balkar : Минги тау) signifiant « mont éternel » en karatchaï-balkar.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Vue satellite de la région occidentale du Caucase. Les crêtes enneigées marquant la ligne de partage des eaux sont visibles sous la forme d'un liseré blanc ; le mont Elbrouz est la tache blanche au nord de celui-ci.

L'Elbrouz s'élève dans le Nord-Ouest du Caucase, à cent kilomètres de la mer Noire et quatre cents de la mer Caspienne d'où il est possible de l'apercevoir par temps exceptionnellement clair[4]. Avec ses 5 642 mètres d'altitude, il constitue le point culminant de cette chaîne de montagnes qui marque traditionnellement la frontière entre l'Asie et l'Europe, au même titre que l'Oural. Se situant à onze kilomètres au nord de la ligne de partage des eaux marquant la frontière avec la Géorgie, il est partagé entre les territoires respectifs des républiques autonomes de Kabardino-Balkarie et de Karatchaïévo-Tcherkessie[5]. Il constitue à la fois le plus haut sommet de la Russie et celui du « Vieux Continent », loin devant les 4 809 mètres d'altitude du mont Blanc. Il se trouve à 65 kilomètres au sud-sud-ouest de la ville de Kislovodsk et à 80 kilomètres à l'ouest-sud-ouest de Naltchik.

Topographie[modifier | modifier le code]

Vue satellite de l'Elbrouz et de ses deux sommets depuis la station Mir.

L'Elbrouz est un volcan endormi presque symétrique, selon un plan vertical, possédant deux pics principaux, de chaque côté d'un col situé à 5 416 mètres d'altitude : le sommet occidental est le point culminant à 5 642 mètres d'altitude tandis que le sommet oriental s'élève à 5 621 mètres[6]. Le cratère de 300 à 400 mètres de diamètre, situé au sommet du pic oriental, a été progressivement comblé de neige et de glace[7]. Les névés du volcan, couvrant une superficie de 138 km2, alimentent vingt-deux (ou vingt-trois selon les sources[8]) glaciers principaux et soixante-dix-sept glaciers secondaires qui donnent naissance aux rivières Baksan, Kouban et Malka[4],[9]. Certains de ces glaciers, étudiés par des scientifiques depuis les années 1930[10], peuvent atteindre 400 mètres d'épaisseur mais tous sont en retrait, ayant perdu entre 80 et 500 mètres de longueur. Les deux principaux s'appellent Bolchoï Azaou (« le grand Azaou »), avec une superficie de 23 km2 et une longueur de 9,28 km, et Irik, avec une superficie de 10,2 km2 et une longueur de 9,31 km. Cette activité glaciaire a formé de nombreux lacs peu étendus mais profonds[8],[11].

Carte topographique et animations en trois dimensions représentant l'Elbrouz. Carte topographique et animations en trois dimensions représentant l'Elbrouz. Carte topographique et animations en trois dimensions représentant l'Elbrouz.
Carte topographique et animations en trois dimensions représentant l'Elbrouz.


Géologie[modifier | modifier le code]

Le Caucase est formé par la collision vers le nord de la plaque arabique contre la plaque eurasienne provoquant de nombreux séismes dans la région. La zone de failles est complexe et le déplacement en grande partie latéral au niveau de l'Anatolie et de l'Iran empêche la création d'un phénomène de subduction et explique la rareté des volcans dans la chaîne de montagne. L'Elbrouz est donc une des rares exceptions[12], constitué à la fois de roches métamorphiques (schistes, gneiss) et de roches magmatiques (granite, rhyolite, tuf).

L'Elbrouz aurait commencé à se former il y a 10 millions d'années[10]. Les ejectas issus du volcan couvrent une superficie de 260 km2[7]. Des fragments de rhyolite et de rhyodacite ainsi que des formations de tuf et d'ignimbrite ont été trouvés et ont permis de dater à l'uranium-plomb la formation de la caldeira principale vers −700 000 ans[13], correspondant probablement à la fin d'un cycle éruptif majeur. Des datations géochronologiques ont mis en évidence des cycles éruptifs postérieurs synchrones dans différents foyers magmatiques du Grand Caucase, démontrant l'origine géologique commune de cette activité volcanique[14]. Il arrive que de modestes fumerolles s'échappent encore parfois du flanc oriental du volcan, au niveau de l'ancienne coulée de lave de 24 kilomètres de long orientée depuis le cratère vers le nord-nord-est, et des sources chaudes prennent naissance sur les versants de la montagne[7].

Climat[modifier | modifier le code]

L'Elbrouz se situant dans l'hémisphère nord, la période estivale, la moins rigoureuse, se déroule de juin à mi-septembre avec une moyenne de 50 % de jours ensoleillés propices à l'ascension du sommet. Malgré tout, les vents, dominés par des masses d'air d'ouest, peuvent devenir violents et les températures chuter très rapidement. Au-delà de 4 000 mètres d'altitude, même en été, des conditions de blizzard arctiques avec une visibilité quasi nulle peuvent se mettre en place[15]. Il n'est pas rare que le vent dépasse 100 km/h. En hiver, la température peut chuter en dessous de −50 °C au sommet, mais, dans les vallées, des courants d'air descendants chauds et secs peuvent provoquer d'importantes chutes de neige. À basse altitude, la moyenne des précipitations est de 500 mm et peut atteindre 1 000 mm certaines années, tandis qu'au-delà de 2 000 mètres, elles peuvent dépasser 1 500 mm[16].

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Flore[modifier | modifier le code]

Le rhododendron du Caucase.

Sur le versant septentrional, entre 1 900 et 2 300 mètres d'altitude, se trouve une forêt de pins (Pinus kochiana et Pinus sylvestris) avec des bouleaux (Betula sp.) et des frênes des montagnes. Les couloirs à avalanches sont clairement visibles avec la seule présence des feuillus. L'argousier (Hippophae rhamnoides), arbuste au feuillage argenté, est présent dans la vallée du fleuve Baskan. Dans les prairies subalpines, les herbes et les fleurs peuvent atteindre une hauteur de 70 à 80 cm. Un des plus beaux arbustes à fleurs de la région, le rhododendron du Caucase (Rhododendron caucasicum), y pousse. Localement appelé la « rose des Alpes », ses fleurs rose pâle et crème entrent en floraison au début du printemps. Ses racines s'enfoncent profondément dans le sol en pente, ce qui lui permet de résister au vent et à la neige[17]. Entre 2 300 et 3 000 mètres d'altitude, l'étage subalpin laisse place à l'étage alpin et à ses pelouses alpines riches en fleurs. Au-delà, à la limite des glaciers et des névés, les perce-neige fleurissent et des lichens multicolores recouvrent les rochers dépourvus de neige[18]. Entre 3 000 et 3 500 m, à des altitudes où les plantes poussent encore, le Céraiste cotonneux (Cerastium tomentosum), les draves (Draba sp.) et saxifrages (Saxifraga vinnica) peuvent également être trouvés par endroit parmi les lichens.

Sur le versant méridional, jusqu'à 1 600 mètres d'altitude, poussent les hêtres, les charmes, les érables et les frênes. Entre 1 600 et 2 100 mètres d'altitude se trouve une forêt de sapins. Au-delà, les pelouses alpines offrent des espèces de fleurs souvent absentes sur le versant septentrional[18].

Les forêts de haute montagne sont riches en champignons et en baies sauvages : fraises des bois (Fragaria vesca), myrtilles (Vaccinium myrtillus), cassis (Ribes nigrum) et framboises (Rubus idaeus)[17].

Faune[modifier | modifier le code]

Le Caucase possède une faune riche. Les forêts abritent l'ours brun (Ursus arctos), différents cervidés, la martre des pins, le chat sauvage, le putois, la taupe, l'écureuil ou encore la souris.

Le tur du Caucase occidental.

Dans les alpages vivent le chamois (Rupicapra rupicapra caucasica) et la chèvre sauvage des montagnes (Capra aegagrus aegagrus), à la frontière entre les forêts et les prairies alpines, où ils se nourrissent d'herbes et de jeunes pousses d’arbres. Le tur du Caucase occidental (Capra caucasica) vit sur les hauteurs pendant la journée, en groupes de huit à dix individus, et descend paître dans les prairies alpines en fin de journée. Pendant les mois d'hiver, ils forment de plus grands troupeaux et se déplacent vers les vallées. En hiver, lorsque la nourriture est plus difficile à trouver, le tur – comme beaucoup d'animaux – devient la proie des loups (Canis lupus)[17].

Les renards chassent également sur les pentes de l’Elbrouz, notamment les petits rongeurs, comme les souris des bois (Apodemus sylvaticus) et campagnols (Microtus sp.). Le lynx (Lynx lynx) a pour proies le tétraogalle du Caucase (Tetraogallus caucasicus) et d'autres oiseaux, ainsi que les lièvres (Lepus europaeus), le chevreuil (Capreolus capreolus), les jeunes turs et chamois. La belette d'Europe (Mustela nivalis) — qui mesure seulement 20 cm du nez à la queue — est également un prédateur féroce, elle chasse un grand nombre de rongeurs. Les sangliers (Sus scrofa) sont communs, et forment des groupes de huit à quinze individus[17].

De nombreux oiseaux peuplent les forêts autour de l'Elbrouz. Parmi elles se trouvent six espèces menacées : le tétras du Caucase (Lyrurus mlokosiewiczi), le faucon sacre (Falco cherrug), l'aigle royal (Aquila chrysaetos), le faucon pèlerin (Falco peregrinus), l'aigle impérial (Aquila heliaca) et le gypaète barbu (Gypaetus barbatus). Parmi les autres oiseaux présents dans ces forêts figurent le cincle plongeur (Cinclus cinclus), le bec-croisé perroquet (Loxia pytyopsittacus), le chardonneret élégant (Carduelis carduelis), le roselin tacheté (Carpodacus rubicilla), la bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea), le chocard à bec jaune (Pyrrhocorax graculus), la chouette hulotte (Strix aluco), le hibou grand-duc (Bubo bubo) et la grive musicienne (Turdus philomelos). Bien que l'Elbrouz ne se trouve pas directement sur une voie migratoire du Grand Caucase, un certain nombre d'oiseaux migrateurs passent néanmoins à proximité au début du printemps et à l'automne, comme les hérons cendrés et pourprés (Ardea cinerea, Ardea purpurea), le cygne tuberculé (Cygnus olor), l'oie cendrée (Anser anser), le canard chipeau (Anas strepera), la sarcelle d'hiver (Anas crecca), quelques grèbes castagneux (Tachybaptus ruficollis) et grues cendrées (Grus grus)[17]. Le tétras-lyre vit parmi les bruyères et les rhododendrons, le faisan à basse altitude et, plus haut, le dindon sauvage, la poulette de roches (Ptilopachus petrosus) et le pigeon biset.

De plus, les rivières sont riches en poissons parmi lesquels la truite[19]. Une espèce locale de la truite brune (Salmo trutta fario) nage dans les rivières jusqu'à 3 000 mètres d'altitude et peut vivre plus de cinquante ans. Carnivores, les jeunes se nourrissent d'insectes, de vers et de mollusques ; alors que les adultes s'attaquent à des poissons plus gros, tels que le brochet (Esox lucius). Les truites se nourrissent également de crustacés tels que les gammares (Gammarus pulex)[17].

La vipère de Kaznakov (Vipera kaznakovi), un autre animal menacé, est endémique dans la région. Le triton (Triturus vittatus ophryticus), qui figure également dans le livre rouge de Russie, est présent dans les forêts et sur les pentes de l'Elbrouz jusqu'à une altitude de 2 750 m. D'autres amphibiens relativement courants peuvent être observés : le triton commun (Triturus vulgaris), le pélobate brun (Pelobates fuscus), le crapaud commun (Bufo bufo) et le crapaud vert (Bufo viridis), la rainette verte (Hyla arborea), la grenouille rieuse (Rana ridibunda) et la grenouille brune (Rana macrocnemis)[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire éruptive[modifier | modifier le code]

La datation des lahars, révélateurs des événements volcaniques, ont permis de mettre en évidence un certain nombre d'éruptions récentes durant l'Holocène, il y a 8150 ± 100, 6200 ± 120, 5100 ± 100, 4060 ± 40 et 2520 ± 60 ans[20]. La dernière éruption du mont Elbrouz a eu lieu entre l'an 50 ± 50 ans[21] et 250 ± 30 ans[20]. Aussi, aucun témoignage n'est disponible mais de nombreuses légendes ont pu naître : en dehors de celle sur Prométhée, une histoire raconte que le prince Besc't, jaloux de ce géant qu'est l'Elbrouz, lui coupa la tête d'un coup de sabre, donnant ainsi naissance aux deux sommets. Le caractère explosif du volcan[7] et la fréquence de ses éruptions peuvent faire craindre pour les populations de Transcaucasie et de Ciscaucasie une nouvelle éruption qui serait dangereuse compte tenu de l'épaisse couche de glace à son sommet[20].

Mesure de l'altitude[modifier | modifier le code]

L'altitude de l'Elbrouz est mesurée avec précision pour la première fois en 1813 par l'astronome russe Vichnevski qui trouve 2 898 toises, soit 5 650 m pour le sommet occidental[22]. Mais les mesures varient beaucoup au cours du XIXe siècle : 5 024 m en 1829 contre 5 637 m en 1837[23].

Ascensions[modifier | modifier le code]

Le « rocher Emmanuel », gravé à l'issue de la première ascension.

La première ascension de l'un des sommets du mont Elbrouz est réalisée dans le cadre d'une expédition scientifique, organisée par l'Académie des sciences de Russie, sur la proposition et sous la supervision du commandant de la ligne fortifiée du Nord-Caucase, le général Emmanuel. Cette expédition est composée par d'éminents scientifiques : le professeur Adolf Kupfer, fondateur de l'Observatoire de géophysique de Saint-Pétersbourg, le physicien Emil Lenz, le zoologiste Édouard Ménétries, fondateur de la Société entomologique de Russie, le botaniste Carl Anton von Meyer, qui devient plus tard académicien et directeur du Jardin botanique de Moscou, l'artiste et architecte Giuseppe Marco Bernardazzi, qui a fait le premier dessin du mont Elbrouz, et le voyageur hongrois Janos Besse[24],[25],[26]. L'ascension est réalisée par la face nord du mont Elbrouz depuis le cours supérieur de la rivière Malka[26],[27]. Le à midi, Killar Khaсhirov, un guide karatchaï ou kabarde atteint le sommet oriental[28],[29],[30]. Deux blocs de basalte sont prélevés au sommet : le premier est envoyé à Saint-Pétersbourg et le second est confié à Besse et rapporté au Musée national hongrois de Budapest. Les autres grimpeurs atteignent une hauteur d'environ 5 300 mètres. La première ascension de l'Elbrouz est accueillie par trois salves de fusil. En mémoire du chef de l'expédition, un texte est taillé dans un bloc de roche, à proximité du camp de base. Le « rocher Emmanuel » n'est découvert qu'en 1932 par des alpinistes soviétiques[25]. La première ascension du sommet oriental de l'Elbrouz est par la suite documentée dans les travaux de nombreux scientifiques russes, en particulier ceux des géographes Piotr Semionov-Tian-Chanski et Gustav Radde[31].

Carte postale du XIXe siècle représentant le mont Elbrouz.

En 1868, Douglas William Freshfield, Adolphus Warburton Moore, Charles Comyns Tucker et François Devouassoud deviennent les premiers étrangers à gravir ce même sommet. Enfin, en 1874, le sommet occidental est escaladé par une expédition conduite par le guide balkar Akhia Sottaiev pour le compte du Britannique Florence Crauford Grove accompagnés par Horace Walker, Frederick Gardiner et un guide suisse, Peter Knubel[28]. À la fin du XIXe siècle, l'officier topographe russe Andreï Pastoukhov réalise plusieurs tentatives pour atteindre le sommet, mais son incapacité à s'acclimater correctement provoque plusieurs échecs. Les rochers où il a été contraint de camper lors d'une de ses tentatives portent désormais son nom en l'honneur des connaissances qu'il a apportées sur la montagne[28].

En 1891, l'Allemand Gottfried Merzbacher et l'Autrichien Ludwig Purtscheller réalisent, en compagnie de deux guides locaux, l'ascension du sommet occidental en seulement huit heures. En 1910, les grimpeurs suisses Googie et De Ramis réalisent la première traversée de l'Elbrouz en escaladant ses deux sommets au cours d'une même ascension. En 1925, A. Japaridze est la première femme à vaincre l'Elbrouz. En 1934, les alpinistes soviétiques V. Korzoun et A. Gousev réalisent la première ascension hivernale. En 1939, Vadim Gippenreiter réalise la première ascension à ski avant de redescendre au refuge des 11[32].

Durant les premières années de l'Union soviétique, l'alpinisme devient un sport populaire et la fréquentation par des alpinistes, expérimentés ou pas, s'accroît sensiblement. Durant l'hiver 1936, un important groupe du Komsomol tente une ascension et perd de nombreux membres qui glissent sur la glace[28]. En 1956, une ascension en masse de 400 alpinistes est organisée pour marquer le 400e anniversaire de l'annexion de la Kabardino-Balkarie, la république socialiste soviétique autonome où est située la montagne.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Mémorial érigé en hommage aux défenseurs de l'Elbrouz.

À la recherche de sources de carburants stables, la Wehrmacht pousse ses conquêtes vers les champs pétroliers de Bakou au bord de la mer Caspienne et, lors de la bataille du Caucase, occupe brièvement la montagne avec un contingent alpin d'environ 10 000 hommes (Gebirgsjäger) au milieu de l'année 1942[28], dans l'espoir de franchir la chaîne du Caucase pour poursuivre sa route vers le sud-est. Selon certains témoignages, lorsque Hitler apprend la nouvelle qu'un détachement de montagne de la division Edelweiss a été envoyé escalader le sommet de l'Elbrouz afin d'y planter le drapeau nazi, il entre dans une crise de colère, qualifiant la réalisation d'« acrobatie », et menace de la cour martiale le général commandant la division[33]. Une histoire probablement apocryphe raconte qu'un pilote soviétique a reçu une médaille pour avoir bombardé le principal refuge de montagne de l'époque, le refuge des 11 (Priyout 11), construit entre 1929 et 1932[28], alors qu'il était occupé par l'ennemi. Plus tard, il a été suggéré que le pilote soit à nouveau décoré, non pas pour avoir détruit le refuge — finalement laissé intact — mais plutôt pour avoir détruit le stockage de fioul voisin du refuge à 4 160 m d’altitude[28]. En , les combats entre l'Armée rouge et la Wehrmacht se soldent par le retrait des troupes allemandes[28] au prix de nombreuses victimes dans les deux camps[10]. En 1971, un musée de la guerre et un monument commémoratif sont construits à la station Mir[10], à 3 470 mètres d'altitude[34], afin de rendre hommage aux victimes de ces événements, dont beaucoup ont été enfouies sous les neiges éternelles et n'ont jamais reçu de sépulture ; accessible grâce à un téléphérique, le musée attire environ 9 000 visiteurs par an qui peuvent aussi bénéficier d’un panorama à 360° sur le sommet de l'Elbrouz et les montagnes environnantes[10].

Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Le , en parallèle du relais principal, la flamme olympique des Jeux olympiques de Sotchi, protégée sous une lanterne en raison des rafales de vent, est allumée au sommet de l'Elbrouz par les alpinistes Abdoul Khalim Olmezov, président de la Fédération d'alpinisme de Kabardino-Balkarie, et Karina Mezova, qui compte 130 ascensions de la montagne à son actif[35].

Activités[modifier | modifier le code]

Remontées mécaniques[modifier | modifier le code]

Les deux pics du mont Elbrouz.

Trois remontées mécaniques permettent d'emmener les visiteurs jusqu'à une altitude de 3 847 mètres[28].

Jusqu'au milieu des années 2000, le premier tronçon est assuré par le téléphérique Elbrouz-1, dont la construction a débuté en 1959. Démarrant de la route d'Azaou à 2 180 mètres d'altitude dans la vallée, il mène à l'ancien point de vue (Stari Krougozor, Старый Кругозор) à 2 970 mètres d'altitude au pied de la langue terminale du glacier Mali Azaou qui a reculé depuis la construction de l'installation. Sa longueur est de 1 740 mètres, avec un dénivelé de 650 mètres. Le deuxième tronçon, construit en 1976, mène à la station Mir à 3 470 mètres d'altitude. Sa longueur est de 1 800 mètres, avec un dénivelé de 500 mètres. Enfin, le dernier tronçon est un télésiège monoplace qui permet alors d'éviter une heure de marche aux randonneurs jusqu'aux refuges Garabachi, à 3 847 mètres d'altitude[34]. Construit à la fin des années 1970, il a une longueur de 1 000 mètres, avec un dénivelé de 250 mètres.

En , le premier tronçon du téléphérique est modernisé pour répondre à des exigences de sécurité, grâce à la construction d'un nouveau téléphérique en parallèle de celui existant. Puis, en , une nouvelle télécabine est construite pour atteindre le deuxième tronçon. Enfin, le , la télécabine permettant de monter le troisième tronçon est mise en service, devenant ainsi la deuxième télécabine la plus haute d'Europe après celle de Zermatt en Suisse (3 883 m)[36]. Sa capacité est de 750 personnes par heure.

La station de ski fait le gros de son chiffre d'affaires en avril et mai[6].

Alpinisme[modifier | modifier le code]

Il existe de nombreux itinéraires parcourant la montagne. La voie normale, dépourvue de crevasses, continue de manière quasi rectiligne sur les pentes de la montagne depuis l'extrémité du téléphérique jusqu'au sommet. L'été, il n'est pas rare de compter une centaine de personnes réaliser l'ascension par la voie normale chaque jour. Le parcours n'est pas difficile techniquement mais physiquement éprouvant, de par la forte pente et les vents violents. Les ascensions hivernales sont rares et entreprises principalement par des alpinistes chevronnés en raison des conditions climatiques extrêmes. Le tribut annuel moyen est de quinze à trente morts, principalement à cause du manque d'organisation, du faible équipement et de la mauvaise acclimatation entraînant le mal aigu des montagnes lors de certaines tentatives[37]. En 2004, quarante-huit victimes ont été décomptées[6].

Les deux pics du mont Elbrouz et la voie normale de l'ascension sur les sommets vus d'une altitude de 4 000 mètres.

La voie normale, sur le versant méridional, est la plus facile, la plus sûre et la plus rapide en faisant usage des remontées mécaniques jusqu'aux refuges Garabachi[34] proposant 11 cabines cylindriques (Bochki en russe, les « tonneaux ») de 6 lits chacune et un total de 80 couchettes, avec l'eau issue de la fonte du glacier en été et du chauffage électrique[38]. À une heure et demie de marche, à 4 157 mètres d'altitude, se trouve le refuge Diesel, proposant 50 places et construit en 2001 sur le site de l'ancien refuge des 11 accidentellement incendié le [28],[34],[38]. À deux heures de marche supplémentaire, la voie normale passe à proximité des rochers Pastoukhov, jusqu'où il est possible de se rendre en autoneige. Le reste de l'ascension vers les deux pics principaux ne peut se faire qu'à pied en une dizaine d'heures[34]. L'itinéraire est bien balisé mais il peut s'avérer risqué de s'éloigner de plus de cinquante mètres de celui-ci en raison des quelques crevasses ou en cas de sous-équipement[15]. Une variante permet de rejoindre le refuge Diesel depuis le camp de Glace, à 3 680 mètres d'altitude[34].

Une autre voie permet d'atteindre le sommet depuis Kioukiourtliou-Kolbachi (4 639 m) via le dôme de Koupol à 4 912 mètres, sur le versant occidental de la montagne. Cet itinéraire, beaucoup plus long, est accessible soit depuis le premier tronçon du téléphérique en traversant les moraines en direction du nord-ouest via le col de Khoti Outaou puis en obliquant vers le sommet, soit depuis la vallée de Khourzouk en république de Karatchaïévo-Tcherkessie. Il n'existe aucun refuge mais le terrain est plus propice pour camper[39].

Le mont Elbrouz vu depuis l'est.

D'autres voies par l'est depuis la vallée, le glacier et le col d'Iryk (3 667 m), ou par le nord sont envisageables mais sont plus hasardeuses en raison de l'absence ou de l'obsolescence des facilités[40].

À l'époque soviétique, le mont Elbrouz abritait des compétitions de vitesse d'ascension et constituait un entraînement pour les expéditions nationales en Himalaya (1982 et 1989). Les meilleurs alpinistes éprouvaient leur endurance durant cette épreuve prestigieuse. En , Vladimir Balyberdine organise la première course officielle entre le refuge et le col. En 1990, Anatoli Boukreev établit un record en grimpant du refuge au sommet oriental en un temps de 1 heure et 47 minutes. En 2005, avec l'engouement croissant des sports extrêmes et l'accroissement du nombre d'alpinistes en Russie, cette tradition est relancée et une nouvelle course est organisée entre Bochki et le sommet occidental[41]. En 2006, les meilleurs alpinistes des anciennes républiques soviétiques participent à la compétition : Denis Ouroubko du Kazakhstan, Sergueï Seliverstov et Alexander Kerimov du Kirghizistan, Sergueï Sourmonine de Russie. Pour la première fois, un des itinéraires propose un dénivelé supérieur à 3 000 mètres avec un départ aux clairières d'Azaou à 2 400 mètres d'altitude et une arrivée au sommet occidental. Denis Ouroubko établit un temps de 3 heures 55 minutes et 58 secondes sur ce parcours. Sur l'itinéraire partant des refuges Garabachi, Svetlana Sharipova est la meilleure féminine avec un temps de 3 heures 21 minutes et 29 secondes[42].

Il est possible d'effectuer le tour du mont Elbrouz. L'itinéraire le plus facile demande entre huit et dix jours de randonnée, avec la traversée de plusieurs glaciers et le franchissement de nombreux cols. Il démarre du village de Baksan dans la vallée du Kirtyk, passe ensuite par le col de Kirtykaouch (3 242 m), redescend vers la rivière Malka où il est possible de découvrir les chutes du Sultan d'une hauteur de quarante mètres près des sources du Jilasu, puis relie Khourzouk après le col de Bourountach (3 072 m) et enfin franchit la rivière Oullou-Kam, le col Khoti Outaou (3 456 m), le glacier d'Azaou pour redescendre vers Terskol et enfin retourner au point de départ[43].

À la suite de l'éclatement de l'URSS, l'entretien des refuges a pâti des enjeux politiques, remplacés par une activité plus mercantile avec la création de gros complexes hôteliers privés, offrant pour certains les soins des sources chaudes[4]. Toutefois, cette tendance semble se résorber et les autorités ont repris les choses en main[37].

En , un abri de secours est installé sur la « selle » (Sedlov) de l'Elbrouz, entre le sommet oriental et le sommet occidental, la station EG 5300 (ru). Il s'agit alors du refuge de montagne le plus haut d'Europe[44]. Cependant, l'abri est détruit par les vents en décembre de la même année. En 2013, un nouvel abri d'urgence plus modeste, pouvant accueillir quatre à six personnes, est construit à 300 mètres de la station EG 5300, par la Fédération d'alpinisme de Russie[45].

Protection environnementale[modifier | modifier le code]

Un parc national a été fondé en 1986 sur le versant oriental du mont Elbrouz, autour du bassin de la rivière Baksan, afin de préserver à long terme la vie sauvage tout en promouvant le tourisme. Le parc national de Prielbroussié couvre une superficie de 1 004 km2 divisée en trois zones à réglementation progressive auxquelles s'ajoute une zone tampon de 278 km2. Les glaciers recouvrent 15 % de la superficie du parc[10].

Pourtant, le tourisme reste un problème environnemental majeur au mont Elbrouz. Les itinéraires les plus fréquentés sont jalonnés de déchets tout le long de l'ascension, les crevasses servent de vide-ordures à ciel ouvert et les toilettes étant dans un état sanitaire déplorable, la neige est parsemée d'excréments[6],[46].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le mont Elbrouz sert de décor à un épisode de Koubatsou et les jeux du siècle, le tome 2 des Écrans de brume (série de fantasy pour la jeunesse de Robert Belfiore). Chevauchant sa gargouille Macha, la jeune guerrière Ophéline tente d'échapper à Guttur, une gargouille féroce chargée de les éliminer.

L'Elbrouz a été représenté par de nombreux artistes.

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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Elbrus and the Upper Baksan Valley map & guide, carte topographique 1:50000e avec information touristique, EWP 2007 (ISBN 9780906227954)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Elbrous ou Elbrouz », sur larousse.fr, Éditions Larousse
  2. GeoNames Search, National Geospatial-Intelligence Agency.
  3. a, b et c (en) W. Eilers, « Alborz », sur iranicaonline.org, Encyclopaedia Iranica
  4. a, b, c et d (en) Howard Tomb, « Getting to the Top In the Caucasus », New York Times,‎ (lire en ligne)
  5. (ru) Топографическая карта Приэльбрусья (Терскол, Эльбрус), Россия
  6. a, b, c et d (en) « Mount Elbrus » [« Le mont Elbrouz »], sur summitpost.org
  7. a, b, c et d (en) « Elbrus », sur http://www.volcano.si.edu, Global Volcanism Program, Smithsonian Institution (consulté le 21 janvier 2017)
  8. a et b (en) « Glaciers of Mt. Elbrus » [« Les glaciers du mont Elbrouz »], Société russe de géographie, rgo.ru
  9. (en) Encyclopædia Britannica - Mount Elbrouz
  10. a, b, c, d, e et f (en) « Prielbrusye National Park »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 8 juin 2017)
  11. (en) « Geographic bureau - Elbrus glaciology and hydrology »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur optio.ru
  12. (en) NASA Earth Observatory newsroom - Mt. Elbrus
  13. (en) A. G. Gurbanov, O. A. Bogatikov, I. V. Melekestsev, P. W. Lipman, J. B. Lowenstern, D. R. Miller, A. Ya. Dokuchaev, « The Elbrus Caldera in the Northern Caucasus: Geological structure and time of formation », Russian Journal of Earth Sciences, vol. 6, no 4, août 2004
  14. (en) I. V. Tchernychev, V. A. Lebedev, S. N. Boubnov, M. M. Arakelyants, Iou. V. Gol’tsman, Isotopic Geochronology of Quaternary Volcanic Eruptions in the Greater Caucasus, Institute of the Geology of Ore Deposits, Petrography, Mineralogy, and Geochemistry (IGEM), Académie des sciences de Russie
  15. a et b (en) Le mont Elbrouz - Ascension et risques
  16. (en) « Geographic bureau - Elbrus climate »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 8 juin 2017)
  17. a, b, c, d, e, f et g (en) « Prielbrusye National Park »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur wild-russia.org
  18. a et b (en) Geographic bureau - Elbrus vegetation
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  21. (en) « Histoire éruptive », sur http://www.volcano.si.edu, Global Volcanism Program, Smithsonian Institution (consulté le 21 janvier 2017)
  22. Mémoires de l'académie des sciences de Saint-Pétersbourg volume 7
  23. Alexander von Humboldt, Asie centrale : Recherches sur les chaines des montagnes et la climatologie comparée, vol. 3, Gide, , 332 p.
  24. (ru) Игорь Паша, « Восхождение на Эльбрус в 1829 году. Архивные материалы. » [« L'Elbrouz en 1829. Documents d'archives. »], sur mountain.ru (consulté le 10 juillet 2015)
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  29. (ru) I.M. Miziev, « Следы на Эльбрусе. Из истории горного туризма и отечественного альпинизма » [« Empreintes sur l' Elbrouz. De l'histoire de l'alpinisme et de l'escalade intérieure »], sur mountain.ru (consulté le 13 juillet 2015)
  30. (ru) А.В. Tvordi, Noms du Caucase [« Кавказ в именах »], Krasnodar, Platonov,‎ , 432 p. (ISBN 978-5-89564-044-9, lire en ligne), « Кто первый покорил вершину Эльбруса? [« Qui fut le premier à atteindre le sommet? »] »
  31. (ru) Piotr Semionov-Tian-Chanski, Pittoresque Russie. Terre d'accueil, sa valeur tribale historique, économique et domestique : le Caucase [« Живописная Россия. Отечество наше в его земельном, историческом племенном, экономическом и бытовом значении »], t. IX, Saint-Pétersbourg, Moscou, Товарищества «М.О. Вольф»,‎ , 232 p., p. 5, 35
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  33. (en) Ian Kershaw, Hitler, 1936-1945 : Nemesis, W. W. Norton & Company, (ISBN 978-0393322521), p. 530
  34. a, b, c, d, e et f (en) Le mont Elbrouz - Voie normale
  35. La flamme olympique atteint l’Elbrouz, point culminant de l’Europe, site officiel du mouvement olympique,
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  41. (en) « Elbrus speed climb - Speed climbs history », sur elbrusrace.ru
  42. (en) Elbrus speed climb - News : IV international Elbrus race
  43. (en) Le mont Elbrouz - Tour
  44. (ru) « « Станция Red Fox 5300 » на седловине Эльбруса » [« La « Station Red Fox 5300 » sur la selle de l'Elbrouz »], Fédération d'alpinisme de Russie (consulté le 14 juillet 2015)
  45. (ru) Site de la station EG 5300
  46. (en) John Flinn, « The pinnacle of success — and disgust — for climbers », San Francisco Chronicle,‎ (lire en ligne)
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