El Presidente (film, 2017)

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El Presidente
Titre original La cordillera
Réalisation Santiago Mitre
Scénario Mariano Llinás
Santiago Mitre
Acteurs principaux
Sociétés de production K&S Films / La Unión de los Ríos / Telefé / Telefonica Studios / Maneki Films / Mod Producciones / Arte France cinéma
Pays d’origine Drapeau de l'Argentine Argentine
Genre thriller politique
Durée 114 minutes
Sortie 2017

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

El Presidente (La cordillera) est un film argentin réalisé par Santiago Mitre, sorti en 2017, avec Ricardo Darín dans le rôle du président argentin et Dolores Fonzi dans celui de sa fille. Ce thriller politique a reçu le prix Arte international au projet lors du Festival de Cannes 2016, et est présenté en sélection officielle « Un certain regard » lors du Festival de Cannes 2017.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Se rendant à un sommet des chefs d'États latino-américains au Chili, le président argentin Hernán Blanco se voit impliqué dans une affaire de corruption révélée par l’ex-mari de sa fille Marina. Il fait venir celle-ci au Chili pour l’interroger et définir une stratégie pour contrer les rumeurs.

Le sommet s’annonce tendu : le Président brésilien, réputé pour avoir réduit les inégalités dans son pays, bénéficie d’une cote de popularité immense et promeut la création d’une alliance pétrolifère en Amérique du Sud exclusivement aux mains du service public – mais en réalité surtout de sorte que l’Alliance profite à une grande compagnie pétrolière brésilienne aux mains de l’État –, le Président mexicain souhaite quant à lui s’associer avec les États-Unis et ouvrir l’alliance aux firmes privées. Si les conseillers politiques d’Hernán Blanco lui recommandent de s’aligner sur la position brésilienne, il entend quant à lui profiter de la situation pour asseoir son image d’homme décisif. En effet, ayant basé sa carrière politique sur l’intégrité, la discrétion et la normalité, il est ciblé par la presse nationale qui le surnomme l’« Homme invisible » et se prépare à le lyncher médiatiquement s’il échoue à faire valoir les intérêts argentins à ce sommet.

Pendant ce temps, Marina fait une tentative de suicide et se réfugie ensuite dans le mutisme. Un psychiatre est dépêché et parvient, sous hypnose, à lui faire ressortir des souvenirs d’enfance, où elle accuse son père d’avoir incendié la maison d’un ancien associé. Hernán Blanco affirme au psychiatre que sa fille s’invente une vie qu’elle n’a jamais eue et qu’elle divague.

Un diplomate américain se rend au Chili pour provoquer une réunion secrète avec Blanco et lui proposer un marché : faire échouer les prétentions brésiliennes en réclamant d’associer les pays producteurs de pétrole d’Amérique centrale, que contrôlent les Américains. En échange, le gouvernement américain offrirait de l’argent à l’Argentine via un paradis fiscal. Blanco se laisse convaincre.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Santiago Mitre a déclaré : « J'ai eu récemment l'occasion de m'entretenir, de façon tout à fait informelle, avec un homme qui fut président de son pays pendant plusieurs années. "On n'est jamais aussi seul que quand on exerce le pouvoir", a-t-il très vite souligné. Cette idée d'un pouvoir qui isole, enferme, encercle, m'intéresse particulièrement. En réfléchissant à ces questions en dehors du champ des sciences sociales et politiques, et en laissant de côté l'intrigue shakespearienne (type House of Cards), c'est la figure de Faust, ou la métaphore faustienne, qui a fourni l'approche la plus évidente. Métaphore, car dans ce film, du moins en apparence, il n'y a ni Méphistophélès ni Faust, et personne ne conclut de pacte. Pourtant, un certain danger semble planer. Il y a un élément faustien dans l'exercice du pouvoir : un dévouement absolu pour parvenir à ses fins, pour atteindre son but. Que sacrifie-t-on en chemin ? Quel est le prix à payer ? La vie privée, la santé, la famille. La Cordillera est un conte fantastique (une histoire d'horreur sans monstre) sur un président cerné par ses démons. »[1]

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Santiago Mitre retrouve des membres de l'équipe de son précédent film, Paulina, tels le scénariste Mariano Llinás et l'actrice Dolores Fonzi (sa conjointe), et s'entoure de prestigieux collaborateurs internationaux : l'Argentin Ricardo Darín (Dans ses yeux, Les Nouveaux Sauvages), le Mexicain Daniel Giménez Cacho (Y tu mamá también, La Mauvaise Éducation) et l'Américain Christian Slater (Le Nom de la rose, True Romance) parmi les acteurs ; le compositeur espagnol Alberto Iglesias (Parle avec elle, La Constance du jardinier), la costumière également espagnole Sonia Grande (Les Autres, Minuit à Paris) ou encore le chef décorateur argentin Sebastián Orgambide (Tetro, El Clan) parmi l'équipe technique.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a duré huit semaines, de Santiago du Chili à Buenos Aires en passant par San Carlos de Bariloche et Valle Nevado dans la cordillère des Andes[2].

Sortie[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

En France, l'accueil critique est positif : le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 3,3/5, et des critiques spectateurs à 3,1/5[3].

Box-office[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]